Au Vietnam, Biden célèbre une coopération renforcée et égratigne la Chine

Une puce d'intelligence artificielle de Tongfu Microelectronics est présentée lors du Congrès mondial des semi-conducteurs à Nanjing, dans la province chinoise du Jiangsu (est), le 19 juillet 2023. (Photo AFP / CHINA OUT)
Une puce d'intelligence artificielle de Tongfu Microelectronics est présentée lors du Congrès mondial des semi-conducteurs à Nanjing, dans la province chinoise du Jiangsu (est), le 19 juillet 2023. (Photo AFP / CHINA OUT)
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Publié le Dimanche 10 septembre 2023

Au Vietnam, Biden célèbre une coopération renforcée et égratigne la Chine

  • Les deux pays ont conclu en la matière un vaste partenariat, afin de «développer» les capacités du Vietnam «au bénéfice de l'industrie américaine», selon un communiqué
  • Tout en veillant à ne pas être perçu comme prenant parti pour Washington ou Pékin, Hanoï veut affermir sa position face à la Chine, sur fond de rivalités maritimes et territoriales

HANOÏ, Vietnam : Joe Biden a prédit dimanche «le début d'une ère de coopération encore plus grande» avec le Vietnam, et s'il s'est défendu de vouloir «isoler» la Chine, il n'en a pas moins égratigné au passage la grande puissance rivale.

Joe Biden s'est rendu à Hanoï sur la lancée du sommet du G20 à New Delhi, et avec le même objectif: affirmer la puissance américaine en Asie aux portes de la Chine.

Il a annoncé avoir conclu un «partenariat stratégique étendu» entre les deux pays, le plus haut degré de proximité diplomatique possible, lors d'une rencontre avec le chef du parti communiste au pouvoir, Nguyen Phu Trong.

«Nous approfondissons notre coopération dans le domaine des technologies émergentes essentielles, notamment en ce qui concerne la mise en place d'une chaîne d'approvisionnement en semi-conducteurs plus résistante», a déclaré Joe Biden.

Les deux pays ont conclu en la matière un vaste partenariat, afin de «développer» les capacités du Vietnam «au bénéfice de l'industrie américaine», selon un communiqué.

Les Etats-Unis, dans ce texte, vantent «la capacité (du pays du Sud-Est asiatique) à jouer un rôle essentiel pour monter des chaînes d'approvisionnement de semi-conducteurs robustes». En d'autres termes: moins dépendantes de la Chine.

L'accord se veut gagnant-gagnant. Il doit permettre aux Etats-Unis, que Joe Biden veut réindustrialiser à grande vitesse, de garantir des approvisionnements de composants électroniques essentiels.

Et le partenariat fait espérer au Vietnam des ressources pour résoudre le problème de saturation de ses capacités de production.

Le président américain, au moment où les relations avec Pékin restent extrêmement tendues, a affirmé lors d'une conférence de presse qu'il ne voulait «pas contenir la Chine», comme le lui reproche le géant asiatique.

Joe Biden, engagé dans une intense activité diplomatique en Asie, a ajouté: «Il ne s'agit pas d'isoler la Chine». «Nous ne cherchons pas à faire du mal à la Chine. Vraiment. Tout le monde a intérêt à ce que la Chine aille bien», a-t-il insisté.

Il n'en a pas moins accusé Pékin de «changer certaines règles du jeu sur le commerce et dans d'autres domaines».

L'action Apple a tangué récemment en Bourse à la suite d'informations selon lesquelles la Chine a interdit l'usage de l'iPhone dans certaines administrations et entreprises d'Etat.

- Chômage «accablant» -

Le président américain a repris un refrain désormais fréquent sur les «difficultés» économiques de la Chine, en déclarant que son homologue Xi Jinping avait «vraiment beaucoup à faire», par exemple face au chômage «accablant» des jeunes.

Joe Biden a dit, sans plus de précision, avoir «rencontré» le Premier ministre chinois Li Qiang lors du sommet du G20 à New Delhi, et assuré que leur échange n'avait «pas été conflictuel». Xi Jinping n'a pas fait le déplacement en Inde mais le président américain a répété qu'il espérait le rencontrer.

Le démocrate de 80 ans fait le pari que face aux problèmes de la Chine, l'Amérique, avec sa robuste santé économique, a une carte à jouer auprès des pays asiatiques.

Notamment auprès du Vietnam. Tout en veillant à ne pas être perçu comme prenant parti pour Washington ou Pékin, Hanoï veut affermir sa position face à la Chine, sur fond de rivalités maritimes et territoriales.

Lundi, Joe Biden rencontrera le président Vo Van Thuong et le Premier ministre Pham Minh Chinh. Il a aussi prévu de se recueillir à Hanoï devant le monument consacré à John McCain, ancien héros américain de guerre décédé, qui avait contribué à reconstruire les liens entre les deux pays.

Lors de cette visite, le président américain devra jongler entre les intérêts stratégiques et la défense des droits humains, dans laquelle le Vietnam affiche un bilan désastreux.

Les opposants sont victimes d'intimidations, de harcèlement et d'emprisonnement à l'issue de procès inéquitables, et des cas de torture ont été signalés, selon l'organisation Human Rights Watch.

Les militants redoutent que le président américain, malgré ses grands discours sur la défense de la démocratie dans le monde, ne s'étende pas sur le sujet.

Lors de sa conférence de presse à Hanoï, Joe Biden a assuré qu'il évoquait la question des droits humains «avec chaque personne rencontrée».


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.