Les «boucliers humains» de Saddam Hussein attaquent en justice le gouvernement britannique et British Airways

Parmi les 367 passagers et membres d'équipage du vol, certains ont passé plus de quatre mois en captivité (Photo, AFP).
Parmi les 367 passagers et membres d'équipage du vol, certains ont passé plus de quatre mois en captivité (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 12 septembre 2023

Les «boucliers humains» de Saddam Hussein attaquent en justice le gouvernement britannique et British Airways

  • En provenance de Londres et à destination de Kuala Lumpur, le vol BA149 avait fait escale à Koweït City le 2 août 1990
  • En novembre 2021, le gouvernement britannique avait présenté ses excuses pour ne pas avoir alerté la compagnie de l'invasion du Koweït

LONDRES: Des passagers et membres d'équipage d'un avion de British Airways, qui avaient été pris en otages en 1990 au Koweït au tout début de la première guerre du Golfe, ont annoncé mardi qu'ils allaient attaquer en justice le gouvernement britannique et la compagnie aérienne.

En provenance de Londres et à destination de Kuala Lumpur, le vol BA149 avait fait escale à Koweït City le 2 août 1990, quelques heures après l'invasion par l'Irak de Saddam Hussein qui avait mené ensuite à la guerre du Golfe.

Tous les passagers avaient été regroupés pendant quelques jours dans un hôtel proche, tenu par l'état-major irakien, puis transférés à Bagdad, et enfin utilisés comme "boucliers humains" sur des sites stratégiques.

Parmi les 367 passagers et membres d'équipage du vol, certains ont passé plus de quatre mois en captivité, placés sur de potentielles cibles pour la coalition occidentale.

Excuses

En novembre 2021, le gouvernement britannique avait présenté ses excuses pour ne pas avoir alerté la compagnie de l'invasion.

"Les victimes intentent une action en justice pour que la vérité soit pleinement révélée et que les responsables répondent de leurs actes et qu'une indemnisation soit versée", écrit dans un communiqué le cabinet McCue Jury & Partners, qui représente les passagers et membres d'équipage saisissant la justice.

"En captivité, ils (les otages) ont été battus, violés, victimes de simulacres d'exécution et affamés", affirme le cabinet, qui représente plus de 50 victimes.

Ce dernier a précisé à l'AFP prévoir que le dossier soit déposé début 2024 devant la Haute Cour de Londres.

Pour les avocats, des "preuves existent" sur plusieurs éléments du dossier. "Le gouvernement et British Airways savaient que l'invasion avait déjà commencé, mais ils ont tout de même autorisé l'atterrissage de BA149", accusent-ils.

"Ils ont agi ainsi parce que le vol était utilisé pour introduire une équipe composée d'anciennes forces spéciales et de services de sécurité (...) au Koweït pour une opération militaire spéciale", écrivent-ils aussi.

"A l'âge de 22 ans, j'ai été envoyé dans une zone de guerre par une entreprise et un gouvernement en qui j'avais une totale confiance", témoigne dans le communiqué Nicola Dowling, qui était membre d'équipage. "Pendant 33 ans, nous avons tous dû vivre avec les retombées alors que l'horreur de l'événement était balayée sous le tapis par ceux qui étaient complices", dénonce-t-elle.


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.

 

 

 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".