L'Irak prend les «mesures nécessaires» contre les groupes armés kurdes iraniens

Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein assiste à une réunion avec ses homologues égyptien et jordanien au ministère des Affaires étrangères au Caire, le 15 août 2023. (Photo d'illustration Khaled DESOUKI / AFP)
Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein assiste à une réunion avec ses homologues égyptien et jordanien au ministère des Affaires étrangères au Caire, le 15 août 2023. (Photo d'illustration Khaled DESOUKI / AFP)
Short Url
Publié le Mardi 12 septembre 2023

L'Irak prend les «mesures nécessaires» contre les groupes armés kurdes iraniens

  • "Nous attendons de la partie iranienne qu'elle n'ait pas recours à la violence contre le Kurdistan et contre la souveraineté de l'Irak"
  • Ces derniers mois, plusieurs hauts responsables à Téhéran ont pressé l'Irak de concrétiser ses engagements sur le dossier de l'opposition iranienne

BAGDAD: L'Irak a commencé à éloigner de sa frontière avec l'Iran les groupes armés de l'opposition kurde iranienne, a assuré mardi son chef de la diplomatie, assurant qu'il se rendrait à Téhéran pour défendre les mesures adoptées par Bagdad et éviter une nouvelle escalade.

Il y a un an, Téhéran bombardait à plusieurs reprises les positions des différents groupes de l'opposition kurde iranienne, accusés notamment d'être impliqués dans le mouvement de contestation déclenché après la mort en détention, en septembre 2022, de Mahsa Amini, une Kurde iranienne interpellée par la police des moeurs.

En avril, les deux pays ont signé un "accord sur la sécurité". Téhéran réclame à l'Irak de "désarmer" d'ici au 19 septembre les groupes de l'opposition iranienne et de les évacuer de leurs bases pour les transférer vers des campements, sous peine de représailles.

Interrogé sur le sujet en conférence de presse mardi à Bagdad, le ministre des Affaires étrangères, Fouad Hussein, a rappelé que ces groupes étaient implantés depuis quatre ou cinq décennies au Kurdistan d'Irak, région autonome dans le nord du pays, à la frontière avec l'Iran.

"Les mesures nécessaires ont été prises pour éloigner ces groupes des zones frontalières, ils ont été logés dans des camps éloignés au coeur du Kurdistan", a-t-il affirmé.

Sans évoquer la question du désarmement, M. Hussein a confirmé que son pays avait "commencé à appliquer l'accord" et qu'il se rendrait mercredi à Téhéran pour "porter ce message".

"Nous attendons de la partie iranienne qu'elle n'ait pas recours à la violence contre le Kurdistan et contre la souveraineté de l'Irak", a-t-il souligné.

Il a assuré que les négociations avec Téhéran portaient sur la manière "d'empêcher ces groupes d'opposition de franchir la frontière et d'utiliser les armes contre le gouvernement iranien" et sur la nécessité "d'éviter les menaces du recours à la violence, les menaces de bombarder certaines régions du Kurdistan d'Irak".

Ces derniers mois, plusieurs hauts responsables à Téhéran ont pressé l'Irak de concrétiser ses engagements sur le dossier de l'opposition iranienne.

Jusqu'à maintenant, le gouvernement régional du Kurdistan d'Irak n'a pas publiquement communiqué sur l'application de ces mesures, même si de nombreuses rencontres ont eu lieu entre responsables de la région et représentants iraniens.

Fin août, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Nasser Kanani, martelait que "la date limite du 19 septembre ne sera, en aucun cas, prolongée".


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Short Url
  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
Short Url
  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Short Url
  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.