Climat: trop de secteurs émetteurs et pas assez de coopération, selon un rapport

Une photo prise le 2 décembre 2019 à Donges, près de Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France, montre une vue de la raffinerie Total et d'un dépôt de carburant alors que les travailleurs des entreprises de travaux publics (BTP) bloquent certains accès pour protester contre un projet de réforme fiscale. (Photo, AFP)
Une photo prise le 2 décembre 2019 à Donges, près de Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France, montre une vue de la raffinerie Total et d'un dépôt de carburant alors que les travailleurs des entreprises de travaux publics (BTP) bloquent certains accès pour protester contre un projet de réforme fiscale. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 14 septembre 2023

Climat: trop de secteurs émetteurs et pas assez de coopération, selon un rapport

  • Dans les faits, des technologies connaissent un essor inédit: véhicules électriques (18% des ventes de voitures individuelles en 2023, mais concentrées dans l'UE, en Chine et aux Etats- Unis), panneaux photovoltaïques, pompes à chaleur...
  • Mais d'autres secteurs "ne +transitionnent+ pas assez vite", ajoute le rapport, citant l'acier, l'hydrogène et l'agriculture

PARIS: Acier, hydrogène, agriculture... le verdissement se fait attendre dans de trop nombreux secteurs très émetteurs de CO2, déplore jeudi un rapport annuel initié à la COP26, qui appelle les Etats à plus de coopération.

Quelque 48 pays se sont engagés lors de la conférence climat de 2021 à collaborer afin de rendre les technologies vertueuses plus accessibles dans les secteurs figurant parmi les plus émetteurs: électricité, transport terrestre, acier, hydrogène, agriculture et, depuis cette année, BTP et ciment.

Mais au cours de l'année "passée, seuls de modestes progrès ont été réalisés vers une plus forte collaboration internationale dans les secteurs où cela serait pourtant le plus nécessaire," note le 2e rapport annuel, réalisé sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Or, "une coopération internationale accrue dans ces secteurs sera cruciale pour se mettre sur la voie" d'un réchauffement limité à 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle.

Ces sept secteurs représentent plus de 60% des émissions de gaz à effet de serre.

Dans les faits, des technologies connaissent un essor inédit: véhicules électriques (18% des ventes de voitures individuelles en 2023, mais concentrées dans l'UE, en Chine et aux Etats- Unis), panneaux photovoltaïques, pompes à chaleur... L'investissement dans les énergies propres dépasse désormais les dépenses dans les fossiles.

Mais d'autres secteurs "ne transitionnent pas assez vite", ajoute le rapport, citant l'acier, l'hydrogène et l'agriculture.

"Les gouvernements doivent renforcer leur collaboration sur des points clés: les normes et réglementations, le soutien technique et financier, la recherche et le développement, la création de marchés, afin de mettre le turbo", appellent l'AIE, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) et les représentants de haut niveau des COP27 et COP28.

Dans l'agriculture par exemple, le progrès a été "minimal" en matière de normes, de financements et de relations commerciales, et in fine les émissions restent sur un chemin haussier.

Dans l'acier, des usines bas carbone ont été annoncées, loin cependant de l'objectif de 100 millions de tonnes annuelles nécessaires d'ici à 2030. Les progrès ont été "modestes", avec des fonds d'assistance financière et technique aux pays en développement, note le rapport, qui appelle à soutenir la demande et partager au plus tôt les nouveaux savoir-faire.

"Un engagement politique accru est nécessaire, afin de passer de formes souples de collaboration - par exemple le partage de bonnes pratiques - à des formes plus tangibles telles qu'un alignement des normes".

Pour Mahmoud Mohieldin, haut représentant climat de l'ONU pour la COP27, "nous devons voir plus d'efforts collectifs en faveur de la demande, des investissements et pour aligner le commerce international sur une transition juste".


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com