L'armée israélienne lance une frappe sur Gaza après des violences à la frontière

Selon l'armée, la cible de cette frappe était «un poste militaire appartenant au groupe Hamas dans le nord de la bande de Gaza» (Photo de Mahmud Hams, AFP).
Selon l'armée, la cible de cette frappe était «un poste militaire appartenant au groupe Hamas dans le nord de la bande de Gaza» (Photo de Mahmud Hams, AFP).
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Publié le Vendredi 15 septembre 2023

L'armée israélienne lance une frappe sur Gaza après des violences à la frontière

  • Cette frappe est la première depuis début juillet, lorsque Israël avait répliqué à des tiers de roquettes depuis Gaza
  • Aucun blessé n'a été signalé dans l'immédiat après la frappe

GAZA: L'armée israélienne a annoncé vendredi avoir lancé une frappe aérienne sur Gaza en réponse à des violences survenues lors d'un rassemblement à la frontière, au cours duquel plusieurs Palestiniens ont été blessés, selon des responsables de la santé.

Cette frappe est la première depuis début juillet, lorsque Israël avait répliqué à des tiers de roquettes depuis Gaza, en réponse à l'opération israélienne la plus meurtrière en Cisjordanie occupée depuis des années.

Selon l'armée, la cible de cette frappe était "un poste militaire appartenant au groupe Hamas dans le nord de la bande de Gaza".

Un porte-parole militaire a indiqué que cette frappe avait visé une zone où des Palestiniens s'étaient rassemblés plus tôt dans la journée de vendredi, à proximité du point de passage de Karni, fermé en permanence.

Une source de sécurité dans le territoire palestinien a déclaré à l'AFP, sous couvert d'anonymat, qu'Israël avait "bombardé un poste d'observation de la résistance à l'est de la ville de Gaza".

Aucun blessé n'a été signalé dans l'immédiat après la frappe.

Plus tôt dans la journée, un journaliste de l'AFP présent lors de la manifestation a vu des Palestiniens lançant des pierres et des explosifs sur les forces israéliennes de l'autre côté de la frontière, et deux manifestants blessés par balle.

Des panaches de fumée noire ont envahi la zone lorsque des Palestiniens ont incendié des pneus.

Selon le ministère de la Santé de la bande de Gaza, 12 Palestiniens ont été blessés lors de différents rassemblements le long de la frontière.

L'armée israélienne a précisé que "plusieurs engins explosifs et grenades" avaient été lancés sur des soldats, mais aucun n'a été blessé.

La frappe aérienne intervient après une explosion mercredi qui a tué au moins cinq Palestiniens lors d'un rassemblement à la frontière.

Un témoin avait déclaré à l'AFP que cet engin, porté par un manifestant, pourrait être une grenade.

La bande de Gaza, territoire palestinien pauvre et exigu, est soumis à un blocus israélien depuis que le mouvement islamiste Hamas y a pris le pouvoir en 2007.

Ces dernières années, de nombreuses guerres ont opposé les activistes de Gaza aux forces israéliennes.

En mai, Israël et des groupes armés palestiniens se sont affrontés à coup de frappes aériennes sur la bande de Gaza et de roquettes tirées vers le sol israélien. Ces violences ont coûté la vie à 34 Palestiniens et une Israélienne.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.