L'aide à la traîne pousse les Américains sans emploi au bout du rouleau

Avec un chômage à deux chiffres, une perturbation des entreprises par les règles de distanciation sociale et une propagation persistante du coronavirus, de nombreux Américains avaient comptaient sur des mesures de secours (Photo, AFP).
Avec un chômage à deux chiffres, une perturbation des entreprises par les règles de distanciation sociale et une propagation persistante du coronavirus, de nombreux Américains avaient comptaient sur des mesures de secours (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 19 décembre 2020

L'aide à la traîne pousse les Américains sans emploi au bout du rouleau

  • Le Congrès peut encore agir pour prolonger ces mesures d'assistance au titre de la loi «Cares Act» votée en mars, avant la date butoir du 26 décembre
  • Le groupe ExtendPUA.org encourage les sans-emplois à faire pression sur leurs représentants pour renouveler les mesures de la loi «Cares»

WASHINGTON: D'abord, ils ont perdu leur emploi à cause de la pandémie. Désormais, plus de 20 millions d'Américains risquent de perdre les aides du gouvernement qui leur permettent de rester à flots face à la crise sans précédent, provoquée par la pandémie de Covid-19.

Le Congrès peut encore agir pour prolonger ces mesures d'assistance au titre de la loi «Cares Act» votée en mars, avant la date butoir du 26 décembre.

Mais pour beaucoup, les mois de tergiversations des élus et l'indifférence des services sociaux surchargés ont déjà fait des ravages.

Joindre les deux bouts

Avant la pandémie, Tamora Israel, 37 ans, était orfèvre à plein temps, journaliste à temps partiel et co-propriétaire d'une galerie d'art dans le Massachusetts, tout en terminant ses études.

Quelques mois plus tard, elle est sans emploi dans l'Etat de Géorgie, partageant une maison et une voiture avec ses parents et son jeune frère, essayant de joindre les deux bouts avec un budget de 2.000 dollars par mois pour quatre personnes.

Ses journées jadis passées à rapporter des nouvelles de sa communauté ou à exercer son esprit d'entreprise sont maintenant remplies de trajets avec sa mère pour l'emmener à des rendez-vous médicaux ou faire les courses.

Il y a aussi le temps passé au téléphone avec les services du chômage du Massachusetts pour les convaincre de faire suivre les versements qui ont été suspendus parce qu'elle a déménagé.

«Nous sommes tout le temps sur le fil du rasoir. Pour l'instant, ça va encore mais si nous recevons une facture inattendue, nous sommes foutus», déplore Tamora.

Incertitude

En cette période d'incertitude, Grant McDonald est sûr d'une chose: il va être sans travail pendant très, très longtemps. Réalisateur vidéo et concepteur d'événements en direct, Grant, 31 ans, sait que les théâtres et les salles de concert avec lesquels il travaille habituellement seront parmi les derniers à rouvrir.

Estimant que le Congrès n'entend pas assez les chômeurs comme lui, il a uni ses forces avec un confrère du spectacle pour créer ExtendPUA.org.

Le groupe encourage les sans-emplois à faire pression sur leurs représentants pour renouveler les mesures de la loi «Cares», y compris l'indemnisation d'urgence en cas de pandémie de chômage. Si cette aide expire, il devra abandonner son appartement de New York et se faire héberger chez son père de l'autre côté du pays. 

En dépit de plus de 30 réunions vidéo avec les élus et même un voyage à Washington, l'accord que le Congrès semble sur le point d'annoncer exclura probablement une partie de l'aide espérée par Grant McDonald. «Ils vont littéralement en faire le moins possible, le plus tard possible», s'alarme-t-il.

Enlisée

Alisha Negron, une diplômée d'histoire de l'art dont l'emploi de serveuse a disparu avec la pandémie, se considère chanceuse: sa famille à Porto Rico la soutient et l'appartement qu'elle partage dans la banlieue de Washington est abordable.

Pourtant, elle ne peut s'empêcher de s'étonner de la façon dont elle est traitée par le système américain de chômage. 

Cette jeune femme de 29 ans a reçu une aide financière hebdomadaire pendant des mois qu'elle a  dépenser dans l'assurance santé en raison de problèmes de tension artérielle.

Puis, elle a perdu ces versements en novembre, lorsque le gouvernement a estimé que le taux de chômage était trop bas en Virginie, où elle vivait, pour que l'État prolonge ses prestations.

Un accord au Congrès pourrait lui faire bénéficier d'un soutien financier, mais jusque-, elle se retrouve avec une dette de plus de 5.000 dollars sur ses cartes de crédit et seulement 200 dollars mensuels d'aide alimentaire.

«Maintenant je suis enlisée ici», soupire-t-elle.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.