New York: des milliers de manifestants mobilisés pour le climat avant l'Assemblée générale de l'ONU

Dans un rapport de l'ONU sur le climat publié ce mois-ci, des experts internationaux ont indiqué que les émissions de gaz à effet de serre devraient atteindre leur point culminant en 2025. (AFP).
Dans un rapport de l'ONU sur le climat publié ce mois-ci, des experts internationaux ont indiqué que les émissions de gaz à effet de serre devraient atteindre leur point culminant en 2025. (AFP).
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Publié le Lundi 18 septembre 2023

New York: des milliers de manifestants mobilisés pour le climat avant l'Assemblée générale de l'ONU

  • Des manifestants de quelque 700 organisations et groupes d'activistes se sont réunis à New York, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "Biden, mets fin aux énergies fossiles"
  • "Nous sommes ici pour demander à l'administration de déclarer l'urgence climatique", a déclaré Analilia Mejia, directrice du groupe d'activistes Center for Popular Democracy

NEW YORK: Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche dans les rues de New York, réclamant plus d'actions contre le changement climatique, deux jours avant l'ouverture officielle de l'Assemblée générale des Nations unies.

Des manifestants de quelque 700 organisations et groupes d'activistes se sont réunis à New York, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire "Biden, mets fin aux énergies fossiles", "Les énergies fossiles nous tuent" ou encore "Je n'ai pas voté pour les incendies et les inondations".

Le président américain Joe Biden figure notamment sur la liste des dirigeants mondiaux qui se retrouveront à partir d'aujourd'hui à l'ONU pour l'AGNU, dont l'ouverture officielle est prévue mardi.

"Nous sommes ici pour demander à l'administration de déclarer l'urgence climatique", a déclaré Analilia Mejia, directrice du groupe d'activistes Center for Popular Democracy (Centre pour la démocratie populaire).

« Vies en jeu »

Dans un rapport de l'ONU sur le climat publié ce mois-ci, des experts internationaux ont indiqué que les émissions de gaz à effet de serre devraient atteindre leur point culminant en 2025 - suivi d'une forte baisse par la suite - si l'humanité se fixe pour objectif de limiter le réchauffement climatique, conformément aux objectifs de l'Accord de Paris.

Le Traité de Paris, ratifié en 2015, a encouragé de multiples actions en faveur du climat, mais "il reste encore beaucoup à faire sur tous les fronts", détaille le rapport, prochaine base de travail de la COP28 à Dubaï en fin d'année.

Une autre militante, Nalleli Cobo, 22 ans, invite les dirigeants politiques à "venir chez elle", dans l'Etat de Californie (ouest), pour "passer la nuit à côté d'un puits de pétrole et gaz".

L'activiste, qui a travaillé avec la Suédoise Greta Thunberg sur des campagnes climatiques, accuse "l'air toxique", auquel elle a été exposée chez elle d'être à l'origine du cancer de l'ovaire qu'elle a contracté à l'âge de 19 ans. "Nos vies sont en jeu", estime-t-elle.

La Californie a lancé vendredi une action en justice contre cinq géants du pétrole pour leur rôle dans le réchauffement climatique, les accusant d'avoir causé des milliards de dollars de dégâts et d'avoir trompé le public sur les risques liés aux énergies fossiles.

Lors de l'Assemblée générale, un sommet "Ambition climat" se tiendra mercredi à l'initiative du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

"L'histoire se souviendra de leur action ou de leur inaction", a déclaré M. Mejia. "Et si nous avons de la chance, les êtres humains seront là pour se souvenir de ce que (les dirigeants mondiaux) ont fait lors de ce sommet".


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.