La France anticipe un afflux de migrants à sa frontière avec l'Italie

Les autorités françaises redoutent un afflux à la frontière si une partie des migrants récemment arrivés en Italie tentent de poursuivre clandestinement leur route vers le reste de l'Europe (AFP)
Les autorités françaises redoutent un afflux à la frontière si une partie des migrants récemment arrivés en Italie tentent de poursuivre clandestinement leur route vers le reste de l'Europe (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 18 septembre 2023

La France anticipe un afflux de migrants à sa frontière avec l'Italie

  • Les autorités françaises redoutent un afflux à la frontière si une partie des migrants récemment arrivés en Italie tentent de poursuivre clandestinement leur route vers le reste de l'Europe
  • L'objectif est d'«augmenter temporairement les capacités du local de police pour les étrangers en situation irrégulière interpellés, avant leur remise aux autorités italiennes»

PARIS: Les autorités françaises se préparent à ouvrir un "espace" de 100 places dédié à l'"enfermement temporaire" à la frontière italienne, si un grand nombre de migrants tentaient d'entrer clandestinement en France, ont annoncé lundi le ministère de l'Intérieur et la préfecture locale.

"Cet espace ne sera ouvert à Menton (sud-est de la France) qu'en cas de dépassement des capacités" du local de police situé dans la ville frontalière de l'Italie, a indiqué à l'AFP le ministère de l'Intérieur.

Cette annonce intervient alors que plus de 12 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes la semaine dernière, selon les autorités italiennes, dont une écrasante majorité sur la petite île de Lampedusa.

La situation a suscité une onde de choc politique en Italie et relancé le sujet de la solidarité européenne, dont le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin et son homologue italien Matteo Piantedosi ont prévu de discuter lundi soir à Rome.

Les autorités françaises redoutent un afflux à la frontière si une partie des migrants récemment arrivés en Italie tentent de poursuivre clandestinement leur route vers le reste de l'Europe.

D'ordinaire, les migrants en situation irrégulière interpellés à la frontière la nuit sont placés quelques heures dans un local de la police aux frontières (PAF) situé à Menton, lorsqu'il n'est pas possible de les renvoyer immédiatement côté italien.

"Compte tenu du nombre élevé d'interpellations réalisées actuellement, le préfet des Alpes-Maritimes (sud-est) a demandé à une association agréée de sécurité civile de mettre à disposition de la police aux frontières les équipements nécessaires à l'armement temporaire d'un espace supplémentaire d'une capacité de 100 places", a souligné le ministère français de l'Intérieur, précisant que "l'identification du lieu" était "en cours".

Il ne s'agit pas "d'un camp de migrants", a-t-on insisté au ministère, réfutant des informations diffusées dans la presse.

L'objectif est d'"augmenter temporairement les capacités du local de police pour les étrangers en situation irrégulière interpellés, avant leur remise aux autorités italiennes", a confirmé à l'AFP une porte-parole de la préfecture locale.

M. Darmanin avait annoncé la semaine dernière l'envoi de renforts le long de cette frontière.

Avant l'épisode d'arrivées à Lampedusa la semaine dernière, le nombre de migrants interpellés à la frontière était stable dans les Alpes-Maritimes (23.215 interpellations entre janvier et août cette année contre 20.359 en 2022 et 22.143 en 2021), selon les chiffres de la préfecture.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Short Url
  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.