Feu vert aux Etats-Unis pour le vaccin anti-Covid de Moderna

Moderna, qui a reçu 2,5 milliards de dollars de fonds fédéraux dans le cadre de l'opération «Warp Speed», a conçu son vaccin en partenariat avec l'Institut américain des maladies infectieuses (Photo, AFP).
Moderna, qui a reçu 2,5 milliards de dollars de fonds fédéraux dans le cadre de l'opération «Warp Speed», a conçu son vaccin en partenariat avec l'Institut américain des maladies infectieuses (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 19 décembre 2020

Feu vert aux Etats-Unis pour le vaccin anti-Covid de Moderna

  • Le remède de la jeune firme de biotechnologies va donc rejoindre celui de l'alliance Pfizer/BioNTech
  • La formule de la jeune société peut être conservée à -20°C, et non -70°C comme pour le vaccin de Pfizer

Les Etats-Unis ont accordé vendredi une autorisation en urgence au vaccin de Moderna contre le Covid-19, a annoncé l'Agence américaine des médicaments (FDA).

Le remède de la jeune firme de biotechnologies va donc rejoindre celui de l'alliance Pfizer/BioNTech dans l'immense campagne de vaccination débutée lundi aux Etats-Unis.

«Félicitations, le vaccin de Moderna est désormais disponible!», s'est félicité le président Donald Trump.

Comme pour le vaccin de Pfizer/BioNTech, autorisé il y a 7 jours, le feu vert de la FDA est intervenu dès le lendemain de l'avis favorable d'un comité d'experts américains.

Si le remède de Pfizer/BioNTech avait déjà établi un record, Moderna fait encore mieux: leur vaccin a été approuvé 19 jours après le dépôt de la demande officielle, contre 22 pour Pfizer.

«Avec deux vaccins désormais disponibles pour la prévention contre le Covid-19, la FDA a franchi une nouvelle étape cruciale dans la lutte contre cette pandémie», a salué son chef, le Dr Stephen Hahn.

La distribution des doses, pensée depuis des mois, doit «commencer immédiatement», a annoncé Moderna dans un communiqué après l'annonce de l'autorisation. L'objectif était «d'avoir les camions qui attendent littéralement juste à côté de l'usine pour pouvoir les charger et partir dès le OK de la FDA», avait révélé Stéphane Bancel, le patron de Moderna.

Le vaccin, dont le gouvernement américain a pré-acheté 200 millions de doses (contre 100 millions à Pfizer), est efficace à 94,1%, selon une synthèse des données de Moderna, ce qui signifie qu'il réduit d'autant les chances de contracter le Covid-19.

La firme installée dans le Massachusetts a promis de distribuer 20 millions de doses d'ici la fin décembre 2020, puis 80 millions supplémentaires au premier trimestre 2021, et les 100 autres millions au deuxième trimestre (soit d'ici fin juin).

Puisqu'il se prend en deux doses espacées de quatre semaines, cela correspond à 100 millions de personnes vaccinées.

Moderna, qui a reçu 2,5 milliards de dollars de fonds fédéraux dans le cadre de l'opération «Warp Speed», a conçu son vaccin en partenariat avec l'Institut américain des maladies infectieuses.

La formule de la jeune société peut être conservée à -20°C, et non -70°C pour le vaccin de Pfizer, une température bien plus basse que les congélateurs standards et qui a forcé le groupe à développer des containers spécifiques pour le transport.

«L'enflaconnage» a lieu chez le sous-traitant Catalent à Bloomington, dans l'Indiana, où Moderna envoie de gros sacs de 50 litres du vaccin, fabriqué dans le New Hampshire.

Le président du Meharry Medical College, James Hildreth, membre du comité d'experts de la FDA ayant rendu un avis positif sur le vaccin, a estimé jeudi que d'avoir conçu et autorisé les vaccins de Pfizer et Moderna en moins d'un an était une «incroyable prouesse».

La priorité est pour le moment donnée aux soignants les plus exposés et aux pensionnaires des maisons de retraite, comme l'ont recommandé les autorités sanitaires américaines.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché par la pandémie, avec plus de 313.000 morts et plus de 17,4 millions de cas confirmés de Covid-19.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.