Ukraine: attaque de drones à Lviv, au moins un blessé

La cathédrale de l'Assomption de la Sainte Vierge à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine. (AFP).
La cathédrale de l'Assomption de la Sainte Vierge à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine. (AFP).
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Publié le Mardi 19 septembre 2023

Ukraine: attaque de drones à Lviv, au moins un blessé

  • L'armée de l'air ukrainienne avait indiqué que des drones attaquaient la ville et que les défenses aériennes fonctionnaient dans la région
  • Le gouverneur de l'administration militaire régionale, Maksym Kozytskyi, a lui fait état sur Telegram de "deux personnes sorties de décombres à Lviv, un homme et une femme"

LVIV: Des drones ont attaqué tôt mardi la ville de Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, où les autorités ont fait état de l'incendie d'un entrepôt et d'au moins un blessé.

Plusieurs vagues de drones ont été entendues à partir de 01H30 GMT, de même que des explosions et le passage de véhicules lourds dans les rues pendant le couvre-feu en vigueur, a constaté une journaliste de l'AFP sur place.

L'armée de l'air ukrainienne avait indiqué que des drones attaquaient la ville et que les défenses aériennes fonctionnaient dans la région.

L'Ukraine dit avoir abattu 27 drones russes dans la nuit

L'Ukraine a déclaré mardi que sa défense aérienne avait abattu 27 drones de type Shahed lancés dans la nuit lors d'une attaque aérienne russe.

"Au total 30 drones d'attaque ont été lancés (...) 27 Shahed ont été abattus par les unités de défense aérienne", a indiqué l'armée de l'air ukrainienne sur les réseaux sociaux.

La Russie utilise fréquemment des drones de type Shahed de fabrication iranienne pour attaquer des villes en Ukraine.

"Des explosions se font entendre. A la suite d'une frappe sur Lviv, un incendie s'est déclaré dans un entrepôt industriel", avait écrit sur Telegram le maire de Lviv, Andriï Sadovyi.

"Jusque-là, nous avons connaissance d'une personne blessée", a-t-il déclaré plus tard, expliquant qu'il s'agissait d'un homme de 26 ans "retrouvé sous les décombres d'un entrepôt". Il a été transporté à l'hôpital, selon M. Sadovyi.

Le gouverneur de l'administration militaire régionale, Maksym Kozytskyi, a lui fait état sur Telegram de "deux personnes sorties de décombres à Lviv, un homme et une femme", précisant que la femme semblait indemne tandis que l'homme se trouve dans un "état grave".

"La menace est passée", a-t-il affirmé dans le même message publié à 03H00 GMT, après les sirènes marquant la fin de l'alerte aérienne.

Dans la région de Mykolaïv (sud), dix drones Shahed ont été abattus au cours de la nuit par les défenses aériennes, a déclaré mardi le gouverneur Vitaliy Kim. "Il n'y a pas de blessés", selon lui.

Dans celle de Dnipropetrovsk (centre-est), le gouverneur Serhiy Lysak a fait état de dégâts et d'un blessé après des tirs d'artillerie.

Un navire transportant des céréales quitte un port ukrainien

Un navire transportant du blé a quitté un port ukrainien sur la mer Noire, malgré la menace répétée de Moscou de prendre ces bateaux pour cibles, ont annoncé les autorités ukrainiennes.

"Le vaisseau 'Resilient Africa' avec trois tonnes de blé a quitté le port de Tchornomorsk et se dirige vers le Bosphore", a indiqué mardi le ministre ukrainien des Infrastructures Oleksandre Koubrakov sur X, l'ex-Twitter.

Moscou a claqué en juillet la porte d'un accord permettant l'exportation par la mer Noire des produits agricoles ukrainiens, essentiels pour l'économie du pays et la sécurité alimentaire mondiale.

En réaction, l'Ukraine cherche à établir des corridors maritimes, longeant les côtes des pays alliés jusqu'au Bosphore, défiant les menaces russes de couler les navires entrant et sortant de ports ukrainiens.

Selon le ministre, le bateau est l'un des deux navires entrés dans le port de Tchornomorsk la semaine passée. Le deuxième bateau se trouve toujours dans le port, en train d'être chargé de blé pour l'Egypte, a précisé le responsable.

L'Ukraine avait annoncé samedi que ces deux cargos, Resilient Africa et Aroyat battant pavillon de Palaos, naviguaient en mer Noire en direction de ses ports, une première depuis la fin en juillet de l'accord céréalier avec la Russie qui permettait depuis l'été 2022 d'exporter les denrées ukrainiennes malgré la guerre.

Mi-juillet, Moscou est sorti de l'accord céréalier signé à l'été 2022 sous l'égide de l'ONU et de la Turquie et qui a permis d'exporter par la mer Noire en un an presque 33 millions de tonnes de céréales et autres produits alimentaires ukrainiens.

Depuis, la Russie mène une campagne de bombardements visant les infrastructures portuaires et céréalières de l'Ukraine, un moyen, selon Kiev, d'empêcher toute tentative d'exportations. Moscou affirme de son côté toucher des cibles militaires.


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.