Investir dans les PME agricoles en Afrique: Une solution cruciale pour combattre la faim

L'investissement dans les PME agricoles en Afrique se révèle une pièce maîtresse dans la lutte contre la faim et l'inflation galopante. (AFP)
L'investissement dans les PME agricoles en Afrique se révèle une pièce maîtresse dans la lutte contre la faim et l'inflation galopante. (AFP)
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Publié le Mercredi 20 septembre 2023

Investir dans les PME agricoles en Afrique: Une solution cruciale pour combattre la faim

  • Le président kényan, William Samoei Ruto, a souligné l'importance cruciale de l'investissement dans le secteur agricole du continent
  • Samantha Power, administratrice de l’Usaid, a mis en exergue le rôle vital des petites et moyennes entreprises qui composent une part considérable du secteur agricole africain

NEW YORK: Dans un contexte de crise alimentaire alarmante en Afrique, les leaders du monde économique ont appelé à une mobilisation des financements en faveur de l'agriculture africaine lors des Réunions d'impact pour le développement durable du Forum économique mondial (WEF), le mardi 19 septembre dernier.

Le président kényan, William Samoei Ruto, a souligné l'importance cruciale de l'investissement dans le secteur agricole du continent. Il a récemment abordé le lien étroit entre le changement climatique, la productivité agricole et la sécurité alimentaire lors du Sommet sur le climat en Afrique.

Des initiatives innovantes pour libérer le potentiel agricole

M. Ruto a mis en avant des exemples concrets d'initiatives du secteur privé, propices à libérer le potentiel agricole du continent. Sanergy, entreprise kényane, transforme les déchets organiques en carburant, engrais et alimentation animale, créant ainsi des centaines d'emplois et étendant son empreinte au Kenya.

De la même façon, l’entreprise SunCulture, basée à Nairobi, exploite l'énergie solaire pour la radiation, offrant sa technologie à plus de dix mille agriculteurs via un modèle novateur pay-as-you-go («paiement à l’utilisation»). Le groupe Del Monte a récemment investi 5,5 millions de dollars (1 dollar = 0,93 euro) dans une nouvelle installation d'emballages de fruits frais, approvisionnée par deux mille agriculteurs kényans. Ces initiatives privées offrent une perspective prometteuse pour une agriculture africaine plus productive.

Transformer les agriculteurs de subsistance en entrepreneurs

Samantha Power, administratrice de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), a mis en exergue le rôle vital des petites et moyennes entreprises (PME) qui composent une part considérable du secteur agricole africain. Malheureusement, ces entreprises se retrouvent souvent dans une impasse financière, trop grandes pour la microfinance et trop petites pour les prêts bancaires traditionnels.

Mme Power a mis en avant la possibilité de faire évoluer le statut des agriculteurs de subsistance en entrepreneurs, une transition qui pourrait améliorer les conditions de vie et les perspectives éducatives pour leurs enfants, contribuant ainsi à mettre fin au cycle de l'agriculture de subsistance pour les générations futures.

Une autre initiative majeure de l’Usaid, connue sous le nom «Feed the Future», vise à connecter les petits agriculteurs à des groupes agro-industriels mondiaux, cette mise en relation facilitant des partenariats mutuellement bénéfiques. Cette approche a déjà engendré une réduction significative de la pauvreté et de la malnutrition dans les zones ciblées.

Ainsi, l'investissement dans les PME agricoles en Afrique se révèle une pièce maîtresse dans la lutte contre la faim et l'inflation galopante. Ces initiatives du secteur privé et les partenariats innovants avec les gouvernements ouvrent la voie à un avenir plus prometteur pour l'agriculture africaine.

À l'instar de William Samoei Ruto et de Samantha Power, de nombreux dirigeants appellent à un accroissement des investissements en faveur de ces entreprises, qui sont cruciales pour garantir la prospérité alimentaire et économique de tout un continent. Comme l'a souligné le président kényan: «Il ne s'agit pas de mendier de la nourriture, mais de semer les graines et d'en récolter les fruits dans votre assiette.»


L'Arabie saoudite devrait être en tête des introductions en bourse dans la région Mena

Selon l'analyse, l'activité des introductions en bourse en 2024 dépendra en grande partie de la stabilité économique mondiale et d'un historique positif des récentes performances post-introduction en bourse (Photo, AN).
Selon l'analyse, l'activité des introductions en bourse en 2024 dépendra en grande partie de la stabilité économique mondiale et d'un historique positif des récentes performances post-introduction en bourse (Photo, AN).
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  • Selon le rapport, la privatisation des entités soutenues par le gouvernement entraîne une plus grande diversification économique
  • Le Centre financier international de Dubaï souligne que le marché de la dette dans la région Mena suivra la tendance mondiale et croîtra à un rythme négligeable cette année

RIYAD: L'Arabie saoudite mènera les introductions en bourse dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena) en 2024, avec 27 entreprises visant à s’introduire sur le marché principal du Royaume, selon une analyse.

Dans son dernier rapport, le Centre financier international de Dubaï (CFID), en association avec le London Stock Exchange Group, indique que le portefeuille des introductions en bourse dans la région Mena semble prometteur cette année, car plusieurs entreprises ont reporté leurs cotations de 2023 au début et à la mi-2024 dans l'attente de conditions de marché plus favorables.

«Les transactions seront principalement menées par l'Arabie saoudite, où 27 sociétés ont exprimé leur intention de s'inscrire à la Bourse saoudienne (Tadawul), en plus des émissions de suivi attendues d'Aramco et de Savola», déclare le CFID.

«Entre-temps, le portefeuille des introductions en bourse aux Émirats arabes unis (EAU) comprend des cotations de Parkin, Lulu Group et Tabby», ajoute-t-il.

Selon le rapport, la privatisation des entités soutenues par le gouvernement entraîne une plus grande diversification économique, le développement du secteur privé et la création de liquidités souveraines dans la région Mena.

«Portés par la hausse des introductions en bourse, les marchés des capitaux de la région Menaont connu une croissance significative, avec des réformes dédiées à l'amélioration de l'infrastructure du marché, attirant des flux d'investissements étrangers encore plus importants», précise Arif Amiri, PDG de l'Autorité du CFID.

Dans ce rapport, Nadim Najjar, directeur général pour l'Europe centrale, orientale, le Moyen-Orient et l'Afrique chez LSEG, souligne que le marché des introductions en bourse de la région Mena a connu une forte hausse en 2022, sous l'impulsion des programmes de privatisation aux EAU et en Arabie saoudite, dans un contexte de difficultés du marché.

«La tendance croissante des entreprises publiques et privées à chercher à s'introduire en bourse incite les banques d'investissement mondiales à élargir leurs services de conseil et de souscription dans l'émirat. Ces perspectives d'investissement émergentes attirent par conséquent une vague de capitaux privés, accompagnés de gestionnaires de patrimoine et d'actifs chargés de superviser ces investissements», déclare M. Najjar.

Selon l'analyse, les introductions en bourse en 2024 dépendront largement de la stabilité économique mondiale et d'un bilan positif des récentes performances postintroduction en bourse.

Le rapport ajoute que l'amélioration des conditions économiques renforcerait l'optimisme quant à une reprise du marché en 2024, tandis que d'autres variables telles que les taux d'intérêt et la volatilité du marché auront une plus grande influence sur le sentiment du marché plus tard dans l'année.

Le CFID souligne également que le marché de la dette dans la région Mena suivra la tendance mondiale et croîtra à un rythme négligeable cette année, car les taux d'intérêt et les coûts de refinancement restent élevés.

«Les taux d'intérêt seront le principal déterminant de la croissance des émissions de dette en 2024, avec les principales banques centrales approchant de la fin de leurs cycles de hausse des taux. Cependant, les taux d'intérêt devraient rester élevés plus longtemps que prévu par les marchés, maintenant une pression sur les marchés tout au long de l'année», déclare le CFID.

Selon l'étude, les gouvernements continueront à stimuler les émissions dans la région pour combler les déficits budgétaires attendus en raison de la baisse des prix du pétrole, refinancer les dettes arrivant à échéance et financer les grands projets de développement.

On s’attend toutefois à ce que les émissions de dette des entreprises connaissent un ralentissement en raison du maintien des coûts d'emprunt élevés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Accord entre une co-entreprise de TotalEnergies et la Tunisie pour un méga-projet de fabrication d'hydrogène

L'eau nécessaire à l'électrolyse viendra, elle, du dessalement d'eau de mer (Photo, AFP).
L'eau nécessaire à l'électrolyse viendra, elle, du dessalement d'eau de mer (Photo, AFP).
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  • Le transport par pipeline est moins coûteux que la double transformation en ammoniac qu'exigerait un acheminement par bateaux
  • Mais le responsable n'a pas caché les nombreux défis à relever

PARIS: TE H2, co-entreprise des groupes TotalEnergies et Eren, et l'électricien autrichien Verbund ont annoncé mardi la signature d'un protocole d’accord avec la Tunisie en vue d'édifier un grand complexe de production et exportation d'hydrogène vert dans le sud du pays.

Baptisé "H2 Notos", ce projet, qui en est à son tout début, vise à produire de l'hydrogène par électrolyse, à base d'électricité solaire et éolienne, pour l'exporter par pipeline vers l'Europe.

Durant sa phase initiale, vers 2030, ce projet, qui se chiffre en "nombreux milliards de dollars", vise 200.000 tonnes d’hydrogène par an, produites à partir de 3 GW de capacités électriques, a indiqué David Corchia, le directeur général de TE H2. Il ambitionne ensuite d'atteindre "1 million de tonnes par an".

L'hydrogène serait acheminé par pipeline construit spécialement jusqu'à la côte nord tunisienne, avant de passer par un gazoduc marin transportant aujourd'hui du gaz, puis par le futur pipeline "SoutH2 corridor" prévu d'ici 2030 et remontant vers l'Europe par l'Italie, a expliqué M. Corchia à des journalistes.

Le transport par pipeline est moins coûteux que la double transformation en ammoniac qu'exigerait un acheminement par bateaux, a-t-il ajouté.

Mais le responsable n'a pas caché les nombreux défis à relever.

"Nous entrons à présent dans une phase de travaux techniques importants destinées à évaluer la faisabilité du projet. Il nous faudra pour cela continuer d’approfondir la collaboration constructive et fructueuse que nous avons déjà avec les autorités tunisiennes nationales et locales", a-t-il dit. C'est "un projet prometteur (mais) il y a encore beaucoup de travail pour sécuriser les terrains, sur l’impact environnemental de éoliennes, les possibilités de construction" du pipeline...

Electrolyse

L'eau nécessaire à l'électrolyse viendra, elle, du dessalement d'eau de mer, a-t-il précisé.

Pour la Tunisie, "l’accord conclu avec TE H2 et Verbund marque une étape importante dans notre démarche pour une énergie propre et durable", a déclaré Fatma Thabet Chiboub, la ministre de l’Énergie, citée dans le communiqué.

De nombreux acteurs industriels dans le monde tentent de se positionner dans la course à l'hydrogène vert, vu comme le moyen de décarboner l'industrie et les transports lourds, mais se heurtent encore à des problèmes de coûts et de complexité technique.

Outre le projet tunisien, TE H2 développe des projets sur d'autres grands sites à fort gisement solaire et éolien, au Maroc, en Mauritanie, Egypte mais aussi Finlande ou Australie, l'objectif étant de pouvoir exporter.

Son plus avancé se trouve à la pointe sud du Chili, où l'entreprise a sécurisé auprès d'un propriétaire privé près de 120.000 hectares, pour installer 8 à 10 GW d'éolien. L'endroit "nous sert aussi de laboratoire sur les aspects technologiques et coûts", a indiqué M. Corchia, qui appelle l'UE à "penser global" pour soutenir l'industrie de l'hydrogène vert en Europe.


Le ministre saoudien de l’Économie s’entretient avec des responsables de l’ONU et de l’Opep en Autriche

Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré la directrice exécutive du bureau des Nations unies à Vienne, Ghada Waly. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré la directrice exécutive du bureau des Nations unies à Vienne, Ghada Waly. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré le ministre autrichien du Travail et de l’Économie, Martin Kocher. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré le ministre autrichien du Travail et de l’Économie, Martin Kocher. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré Abdelhamid Alkhalifa, président du Fonds Opep pour le développement international. (SPA)
Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré Abdelhamid Alkhalifa, président du Fonds Opep pour le développement international. (SPA)
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  • La collaboration entre le Royaume et l’ONU sur les objectifs de développement durable et d’autres sujets d’intérêt commun ont été abordés
  • M. Al-Ibrahim a également rencontré Abdelhamid Alkhalifa, président du Fonds Opep pour le développement international

RIYAD: Le ministre saoudien de l’Économie et de la Planification, Faisal al-Ibrahim, a rencontré, lundi, la directrice exécutive du bureau des Nations unies à Vienne, Ghada Waly, dans la capitale autrichienne.

Au cours de la réunion, ils ont discuté de «la collaboration entre le Royaume et l’ONU sur les objectifs de développement durable, entre autres sujets d’intérêt commun», a indiqué le ministère dans un communiqué.

La réunion s’est tenue en marge de la visite du ministre en Autriche pour participer à la neuvième session du Comité conjoint saoudo-autrichien.

M. Al-Ibrahim a également rencontré Abdelhamid Alkhalifa, président du Fonds Opep pour le développement international, en vue d’explorer les initiatives à venir du fonds.

Il s’est également entretenu avec le ministre autrichien du Travail et de l’Économie, Martin Kocher, sur le renforcement de la coopération commerciale et économique entre les deux pays et sur les derniers événements d’intérêt commun.

Les réunions se sont déroulées en présence de l’ambassadeur du Royaume en Autriche, Abdallah Tawlah.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com