Ethiopie: Violences policières contre des journalistes au Tigré, selon le CPJ

Un officier de la police fédérale éthiopienne (Photo, AFP).
Un officier de la police fédérale éthiopienne (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 23 septembre 2023

Ethiopie: Violences policières contre des journalistes au Tigré, selon le CPJ

  • L'IRA est dirigée par le Front de libération du Peuple du Tigré
  • Les trois journalistes ont raconté au CPJ qu'alors qu'ils filmaient séparément les manifestants, des hommes en uniforme de police les ont tabassés à coups de bâtons

ADDIS ABEBA: Les forces de l'ordre de la région éthiopienne du Tigré ont récemment agressé trois journalistes couvrant une manifestation d'opposition, a dénoncé vendredi le Comité pour la protection des Journalistes (CPJ), fustigeant une volonté des autorités locales d'entraver le travail de la presse.

Teshager Tsigab, reporter de Yabele media, ainsi que Mehari Kahsay et Mehari Selemon, cofondateurs et reporters d'Ayam media, ont affirmé au CPJ avoir été frappés et arrêtés par des policiers du Tigré le 7 septembre à Mekele, capitale de cette région du Nord de l'Ethiopie, en marge d'une manifestation de l'opposition locale interdite par les autorités régionales.

Ils ont indiqué avoir été relâchés, les 11 et 9 septembre respectivement, sans inculpation.

"Le tabassage et l'arrestation de ces trois journalistes envoie le message glaçant que les autorités du Tigré refusent de laisser les journalistes couvrir les sujets critiques", estime Muthoki Mumo, responsable du CPJ pour l'Afrique subsaharienne, dans un communiqué.

Les trois journalistes ont raconté au CPJ qu'alors qu'ils filmaient séparément les manifestants, des hommes en uniforme de police leur ont ordonné de cesser et les ont tabassés à coups de bâtons et de câbles électriques.

Enquête 

"L'administration régionale intérimaire (IRA) du Tigré doit enquêter sur cet incident, traduire en justice les agents responsables et garantir que la presse puisse se faire l'écho, sans représailles, des manifestations de l'opposition et des voix dissidentes", poursuit Mme Mumo.

L'IRA est dirigée par le Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), parti hégémonique depuis des décennies dans cette région de six millions d'habitants (5% de la population éthiopienne) et qui a dirigé l'Ethiopie d'une poigne de fer durant 27 ans jusqu'à l'arrivée au pouvoir de l'actuel Premier ministre Abiy Ahmed en 2018.

L'IRA été nommée après un accord de paix signé en novembre, mettant fin à deux ans de guerre brutale entre le TPLF et le gouvernement fédéral de M. Abiy.

La police avait empêché le 7 septembre à coups de matraques et d'arrestations, selon un journaliste local et les organisateurs, les opposants au TPLF de se rassembler à Mekele, où trois partis tigréens réunis dans une "Alliance pour un changement radical" avaient appelé à manifester notamment contre "l'incompétence du TPLF" et son "caractère autocratique".

La municipalité de Mekele, dirigée par le TPLF, avait refusé d'autoriser la manifestation, invoquant le manque de policiers disponibles à l'approche du Nouvel an éthiopien, le 12 septembre. Mais les organisateurs affirment que légalement une déclaration préalable suffisait.

Le président de l'IRA, Getachew Reda, n'a pas répondu dans l'immédiat à un message envoyé par l'AFP.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.