L'Arabie saoudite et le monde arabe condamnent l'attaque qui a coûté la vie à deux soldats de Bahreïn

Le commandant en chef des forces de défense de Bahreïn, le maréchal cheikh Khalifa ben Ahmed al-Khalifa, a reçu les corps des militaires tombés au combat, le lieutenant Moubarak Hashel Zayed al-Kubaisi et le caporal Yaqoub Rahmat Moulai Mohammed. (BNA)
Le commandant en chef des forces de défense de Bahreïn, le maréchal cheikh Khalifa ben Ahmed al-Khalifa, a reçu les corps des militaires tombés au combat, le lieutenant Moubarak Hashel Zayed al-Kubaisi et le caporal Yaqoub Rahmat Moulai Mohammed. (BNA)
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Publié le Mercredi 27 septembre 2023

L'Arabie saoudite et le monde arabe condamnent l'attaque qui a coûté la vie à deux soldats de Bahreïn

  • Les Houthis sont accusés d’avoir mené une attaque qui a fait deux morts et des blessés près de la frontière avec le Yémen
  • L'Égypte, l’OCI et la Ligue arabe condamnent les responsables et affirment que les pourparlers de paix sont compromis

LE CAIRE: Une attaque imputée aux Houthis, menée sur le territoire de l’Arabie saoudite et qui a tué deux militaires bahreïnis près de la frontière sud avec le Yémen, a été largement condamnée.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a «condamné et dénoncé» une «attaque traîtresse contre les forces de défense du Royaume frère de Bahreïn stationnées à la frontière sud du Royaume qui a entraîné le martyre d'un certain nombre de ses courageux soldats et en a blessé d’autres», rapporte l’agence de presse saoudienne. 

«Le royaume d'Arabie saoudite se tient aux côtés de l'État frère de Bahreïn et renouvelle sa position de rejet du flot continu d'armes qui parviennent à la milice terroriste houthie ainsi que ses appels à l’interdiction de l'exportation d'armes vers les territoires yéménites.»

Le commandement militaire de Bahreïn a déclaré qu'une attaque de drone menée par les rebelles Houthis du Yémen a tué lundi matin les deux soldats bahreïnis (l’un d’eux était officier) à la frontière sud de l'Arabie saoudite. Les soldats effectuaient une patrouille dans cette zone.

Le communiqué de l’armée, retransmis par l’agence officielle Bahrain News Agency, indique qu’«un certain nombre» de soldats bahreïnis ont également été blessés lors de cette frappe, sans donner plus de détails.

«Cette attaque terroriste a été menée par les Houthis. Ces derniers ont envoyé des avions qui visaient la position des gardes bahreïnis à la frontière sud du royaume d'Arabie saoudite, malgré l'arrêt des opérations militaires entre les belligérants au Yémen», indique le communiqué.

L’Égypte a appelé à «des efforts régionaux et internationaux concertés pour faire face au terrorisme sous toutes ses formes et pour mettre fin aux pratiques qui visent à déstabiliser les pays arabes frères».

Condamnant «l’attentat terroriste odieux perpétré par les Houthis», le ministère égyptien des Affaires étrangères a déclaré que le pays «présente ses sincères condoléances et ses sympathies au Royaume frère de Bahreïn, à ses dirigeants et à son peuple, ainsi qu’aux familles des victimes de cette grande tragédie», souhaitant aux blessés un prompt rétablissement.

Rejet de la paix

L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a exprimé ses sincères condoléances aux familles des deux personnes tuées ainsi qu’au gouvernement et aux citoyens de Bahreïn.

Hussein Ibrahim Taha, secrétaire général de l'OCI a souligné que de telles actions provocatrices étaient incompatibles avec les efforts diplomatiques en cours pour résoudre la crise au Yémen.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a condamné «la poursuite des attaques traîtresses des Houthis, malgré l’engagement du gouvernement légitime à respecter la trêve et le cessez-le-feu».

Il a tenu «les Houthis pour responsables de la souffrance des Yéménites» et a ajouté que la milice «rejette obstinément tous les appels à la paix et tient à poursuivre la violence et le sabotage».

Les corps des militaires décédés sont arrivés lundi à la base aérienne d’Isa à bord d’un avion de la Force aérienne royale de Bahreïn, selon la Bahrain News Agency.

Le commandant en chef des forces de défense de Bahreïn, le maréchal cheikh Khalifa ben Ahmed al-Khalifa, a reçu les corps des militaires tombés au combat, le lieutenant Moubarak Hashel Zayed al-Kubaisi et le caporal Yaqoub Rahmat Moulai Mohammed. 

Les espoirs de paix ont été ravivés en mars lorsque l’Arabie saoudite a conclu un accord de rapprochement avec l’Iran, qui soutient les Houthis.

Le mois suivant, l’ambassadeur saoudien au Yémen, Mohammed al-Jaber, s’est rendu à Sanaa pour s’entretenir avec des responsables houthis dans le but, selon lui, de «stabiliser» la trêve de l’année dernière.

La semaine dernière, des responsables houthis se sont rendus à Riyad pour cinq jours de pourparlers. Il s’agissait de la première visite publique d’une délégation houthie en Arabie saoudite depuis le début des hostilités.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Toute tentative des Houthis de cibler le Royaume se heurtera à une riposte d'une force sans précédent, affirme la coalition

Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
Un soldat fidèle aux forces de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite monte la garde près de navires amarrés dans le port méridional d’Aden, au Yémen. (AFP/Archives)
  • Les menaces des Houthis visent à « détourner l’attention » des violations commises contre le peuple yéménite, affirme Al-Maliki, porte-parole de la coalition

RIYAD : Toute tentative des rebelles houthis du Yémen de cibler le Royaume se heurtera à une réponse marquée par une « détermination et une force sans précédent », a déclaré la coalition dirigée par l’Arabie saoudite tôt samedi dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux et relayé par l’Agence de presse saoudienne.

« Les déclarations des Houthis contre le Royaume hier ne sont qu’une tentative de détourner l’attention de leurs graves violations à l’encontre du peuple frère du Yémen », a déclaré le général de division Turki Al-Maliki, porte-parole de la coalition.

Il a qualifié les dernières menaces de la milice de tentatives visant à porter atteinte à la sécurité régionale et internationale.

« La coalition répondra avec une détermination et une force sans précédent à toute tentative de cibler le Royaume, ses citoyens, ses résidents et ses infrastructures nationales, ou à toute atteinte à la souveraineté de la République sœur du Yémen, conformément au droit international humanitaire coutumier », a-t-il déclaré.

Le groupe soutenu par l’Iran a menacé vendredi de prendre pour cible « les aéroports saoudiens ainsi que les intérêts vitaux sur terre et en mer », selon son porte-parole militaire.

Al-Maliki a accusé les Houthis d’être responsables des souffrances du peuple yéménite.

« Ils cherchent à exporter les catastrophes économiques et les souffrances qu’ils ont eux-mêmes provoquées au Yémen, tout en tentant de masquer le rejet auquel ils sont confrontés de la part des composantes tribales et sociales yéménites, en reportant ces tensions sur leur environnement régional et les pays voisins. »

Connue officiellement sous le nom de Coalition pour le rétablissement de la légitimité au Yémen, la coalition dirigée par l’Arabie saoudite affirme œuvrer au rétablissement du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, après la prise de la capitale, Sanaa, par les Houthis en 2014.

Le groupe, qui a reçu des armes de Téhéran, contrôle depuis lors la capitale ainsi que de vastes régions du pays.

« Le Royaume, avec la coalition et ses partenaires internationaux, a lancé des initiatives et des efforts visant à atténuer les souffrances du peuple yéménite causées par le coup d’État de la milice houthie », a déclaré Al-Maliki. « Ces efforts comprennent également la recherche d’une solution à la crise yéménite à travers une feuille de route approuvée par le gouvernement légitime du Yémen, mais rejetée par les Houthis, qui ont en outre refusé les initiatives en faveur d’une paix durable et attaqué les voies de communication maritimes ainsi que le commerce international dans le sud de la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. »

Al-Maliki a ajouté : « Ces actions ont exposé les capacités et les infrastructures du peuple yéménite à des attaques et à des destructions massives dans les ports de Hodeïda, Ras Issa et Salif, ainsi qu’à l’aéroport international de Sanaa, aux centrales électriques, aux installations industrielles et à d’autres composantes économiques majeures appartenant au peuple yéménite. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.