Les experts de l'ONU exhortent l'Autorité palestinienne à prévenir l’usage de la torture

Des membres arrêtés du mouvement Hamas dans leur cellule dans une prison de l'Autorité palestinienne, à Jénine (Photo, AFP).
Des membres arrêtés du mouvement Hamas dans leur cellule dans une prison de l'Autorité palestinienne, à Jénine (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 27 septembre 2023

Les experts de l'ONU exhortent l'Autorité palestinienne à prévenir l’usage de la torture

  • Les experts préoccupés par la mise en œuvre de mesures de prévention de la torture pendant la détention et par la mise en place d'un mécanisme national de prévention
  • «Nous regrettons que, malgré tous nos efforts, nous n'ayons pas pu visiter les centres de détention à Gaza», a signalé Fink

LONDRES: L'Autorité palestinienne doit améliorer les garanties juridiques fondamentales contre la torture et les mauvais traitements, ont déclaré les experts des droits de l'homme des Nations unies.

Une déclaration a été publiée lundi par les membres du sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture à la suite d'une visite en Palestine du 10 au 21 septembre.

La délégation a visité 18 lieux de détention en Cisjordanie, notamment des prisons, des postes de police, des locaux des forces de sécurité, un hôpital psychiatrique et un centre de détention militaire.

Elle a pris note des efforts récents du gouvernement, soulignant les modifications positives apportées au code pénal, mais reste préoccupée par la mise en œuvre de mesures de prévention de la torture pendant la détention et par la mise en place d'un mécanisme national de prévention.

Les membres de la délégation ont rencontré des responsables de haut niveau, notamment le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur, qui coordonne l'équipe nationale de suivi des engagements de l'État.

Ils ont également rencontré la Commission indépendante des droits de l'homme, en coordination avec son antenne de Gaza.

Centres à Gaza inaccessibles 

Le groupe s'est aussi entretenu avec des organismes travaillant sur la législation relative au mécanisme national de prévention. Daniel Fink, le chef de la délégation, a exprimé l'espoir que la visite encouragerait la création de ce mécanisme.

«En particulier, nous attendons avec impatience la mise en place d'un organe indépendant capable de remplir son mandat conformément aux obligations juridiques internationales de l'État, notamment des visites improvisées dans tous les lieux de privation de liberté.»

La Palestine est partie à la Convention contre la torture et à son protocole facultatif depuis 2014 et 2017, respectivement.

Les États qui ratifient le protocole donnent au sous-Comité pour la prévention de la torture le droit de visiter les lieux de détention et d'enquêter sur le traitement des personnes qui y sont détenues.

Fink a indiqué que le groupe avait reçu l'entière coopération de l'Autorité palestinienne pour visiter des sites en Cisjordanie.

«Nous regrettons que, malgré tous nos efforts, nous n'ayons pas pu visiter les centres de détention à Gaza», a-t-il cependant signalé.

Le sous-comité pour la prévention de la torture est composé de 25 experts indépendants et impartiaux du monde entier qui veillent au respect du protocole facultatif.

La délégation devrait présenter un rapport confidentiel à l'Autorité palestinienne dans les prochains mois.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

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  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.