À Riyad, les dirigeants mondiaux du tourisme insistent sur la nécessité d’investir dans les ressources humaines

Les programmes éducatifs doivent aller au-delà des compétences hôtelières en s’assurant que leur contenu est pertinent au niveau local. Ils devraient par ailleurs introduire l’esprit d’entreprise et améliorer la culture du pays, suggère Rizki Handayani, vice-ministre des offres et des événements touristiques au ministère indonésien du Tourisme et de l’Économie créative. (AN)
Les programmes éducatifs doivent aller au-delà des compétences hôtelières en s’assurant que leur contenu est pertinent au niveau local. Ils devraient par ailleurs introduire l’esprit d’entreprise et améliorer la culture du pays, suggère Rizki Handayani, vice-ministre des offres et des événements touristiques au ministère indonésien du Tourisme et de l’Économie créative. (AN)
«L’éducation est très importante, tout comme la durabilité et la prospérité. Mon point clé est que nous devons créer une connectivité entre ces trois sujets», affirme Christine Bockelmann, doyenne de la Haute École spécialisée de Lucerne. (AN)
«L’éducation est très importante, tout comme la durabilité et la prospérité. Mon point clé est que nous devons créer une connectivité entre ces trois sujets», affirme Christine Bockelmann, doyenne de la Haute École spécialisée de Lucerne. (AN)
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Publié le Jeudi 28 septembre 2023

À Riyad, les dirigeants mondiaux du tourisme insistent sur la nécessité d’investir dans les ressources humaines

  • En 2020, à cause de la pandémie, plus de 62 millions d’emplois ont été perdus dans le monde, dont un grand nombre dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie
  • Les délégués présents lors de la session ont débattu de la nécessité d’élargir l’éducation au-delà des compétences en hôtellerie pour garantir que le contenu soit pertinent au niveau local

RIYAD: Les responsables du tourisme mondial réunis en Arabie saoudite ont rappelé combien il est important d’investir dans les ressources humaines pour préserver l’avenir du secteur.

Au moment où l’industrie revient sur la bonne voie après la pandémie de Covid-19, des efforts renouvelés sont déployés pour promouvoir les carrières dans le tourisme et l’hôtellerie.

Des experts et des dirigeants du monde entier, réunis à Riyad pour la Journée mondiale du tourisme, organisée par l’Organisation mondiale du tourisme, soutiennent que le fait d’investir dans les talents est indispensable pour un secteur durable.

S’exprimant mercredi lors d’une table ronde intitulée «Investir dans notre peuple», la vice-ministre indonésien chargé des offres et des événements touristiques au ministère du Tourisme et de l’Économie créative, Rizki Handayani, a déclaré: «Le développement du capital humain est l’aspect le plus important. Il joue un rôle clé dans le succès du tourisme durable ou vert.»

«Nous devons vraiment consacrer nos efforts au développement de notre capital humain, de ses compétences, de ses connaissances, ainsi que de ses capacités et de son esprit d’entreprise.»

En 2020, à cause de la pandémie, plus de 62 millions d’emplois ont été perdus dans le monde, dont un grand nombre dans le secteur du tourisme et de l’hôtellerie. L’Arabie saoudite a depuis réussi à garantir le retour au travail de 80% des employés du secteur. Mais, pour beaucoup, les craintes liées à la sécurité de l’emploi constituent un véritable obstacle.

Haitham Mattar est le directeur général pour le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie du Sud-Ouest d’IHG Hotels and Resorts, le plus grand opérateur et employeur d’Arabie saoudite, avec plus de 18 000 chambres dans une quarantaine d’hôtels.

Il confie: «Il est désormais essentiel, tant pour le gouvernement que le secteur privé, de rétablir la confiance nécessaire pour offrir aux salariés la sécurité de l’emploi, mais aussi la certitude financière.»

Alors que l’emploi dans l’hôtellerie peut offrir des possibilités rapides en matière de carrière et un travail international, de nombreuses personnes recherchent désormais la flexibilité, un équilibre entre vie professionnelle et vie privée ainsi que le bien-être grâce à des emplois dans des domaines comme les hôtels et les compagnies aériennes.

L’un des plus grands défis auxquels font actuellement face les entreprises est d’assurer l’éducation et la formation des futurs employés. Mais le PDG de Sommet Education, Benoît-Etienne Domenget, estime que, globalement, ces domaines ne faisaient pas partie des domaines d’investissement clés.

«Pendant trop longtemps, nos acteurs communautaires de l’hôtellerie, du tourisme et du voyage ont considéré le capital humain comme une marchandise», indique-t-il.

Les délégués présents lors de la session ont débattu de la nécessité d’élargir l’éducation au-delà des compétences en hôtellerie pour garantir que le contenu soit pertinent au niveau local et en encourageant l’esprit d’entreprise.

Christine Bockelmann, doyenne de la Haute École spécialisée de Lucerne, déclare pour sa part: «D’après une étude menée au Portugal, nous savons que 50% de toutes les personnes qui ont suivi une formation en tourisme ne travaillent pas dans ce domaine ensuite. Nous avons donc un problème avec l’attractivité des emplois dans ce domaine.»

«L’éducation est très importante, tout comme la durabilité et la prospérité. Mon point clé est que nous devons créer une connectivité entre ces trois sujets», conclut-elle.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le président syrien n'entend pas intervenir au Liban (sources proches)

Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
Le président syrien Ahmed al-Chareh. (REUTERS)
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  • Le président syrien Ahmad al-Chareh a démenti toute intention d’intervention au Liban, qualifiant ces rumeurs d’infondées
  • Damas affirme privilégier la coordination avec Beyrouth et la stabilité du Liban, dans un contexte régional tendu lié au Hezbollah et au conflit israélo-libanais

DAMAS: Le président syrien Ahmad al-Chareh a déclaré à des visiteurs que Damas n’avait aucune intention d’intervenir au Liban, démentant des rumeurs à ce sujet, ont indiqué vendredi à l'AFP deux personnes ayant assisté à l'entretien.

L’un des participants, qui a requis l’anonymat, a affirmé que le dirigeant syrien avait dit à une délégation de près de 70 notables et dignitaires de la province de Damas, en visite jeudi au palais présidentiel, que "ce qui se dit au sujet d'une intervention de la Syrie au Liban n’est qu'une rumeur".

L'autre personne a confirmé ces propos.

Le communiqué officiel publié à l'issue de cette visite, centrée autour de questions locales de développement, n'a fait aucune mention des propos d'Ahmad al-Chareh sur le Liban.

Le président américain Donald Trump avait affirmé lors d'une interview le 7 juin à NBC que le président syrien était prêt à aider à affaiblir le Hezbollah, contre lequel Israël mène une campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre.

Dans une interview télévisée jeudi, le porte-parole du ministère syrien de l’Intérieur, Noureddine al-Baba, a déclaré que Damas se tient aux côtés du président libanais Joseph Aoun pour " préserver la sécurité du Liban et la souveraineté de l’Etat libanais".

"La coordination avec (...) le Liban est le fondement de tout rôle que la Syrie peut jouer dans la résolution des dossiers libanais", a-t-il ajouté.

Réagissant aux propos de Donald Trump, Noureddine al-Baba a déclaré que "les parties syrienne et libanaise sont les mieux placées pour (les) interpréter et se mettre d’accord sur une formule qui serve les deux pays dans le cadre d'une vision arabe commune".

Selon un diplomate qui a requis l'anonymat, la Syrie est sous pression des Etats-Unis depuis le début de la guerre entre Israël et le Liban le 2 mars pour intervenir contre la formation pro-iranienne dans le pays voisin, avec lequel elle partage une longue frontière terrestre.

La Syrie est dirigée depuis fin 2024 par des autorités islamistes hostiles au Hezbollah, qui était l'allié du président renversé Bachar al-Assad.

M. Chareh a dit vouloir ouvrir une nouvelle page avec le Liban.

Le président syrien Hafez al-Assad, père de Bachar al-Assad, était intervenu au Liban en pleine guerre civile en 1976 et ses troupes ne s'en étaient définitivement retirées que près de 30 ans plus tard.


Le CCG déclare que les hostilités iraniennes compromettent le dialogue et les relations régionales

Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
Photo de groupe lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du CCG à Koweït City, le 2 juin 2025. (File/AFP)
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  • Le communiqué indique que la poursuite de l'agression iranienne ne fera qu'accentuer l'isolement de l'Iran
  • Affirmation du droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international

LONDRES : Un communiqué du Conseil de coopération du Golfe a déclaré mercredi que les hostilités iraniennes sapaient la confiance et fermaient la porte au dialogue.

Le communiqué souligne que "l'agression ne permet pas d'établir des relations ni de favoriser la compréhension ou le rapprochement".

La déclaration ajoute que la poursuite de l'approche agressive de l'Iran ne fera qu'accentuer son isolement, avertissant que de telles politiques affaiblissent la stabilité régionale.

Elle précise également que la porte de la compréhension reste ouverte à ceux "qui choisissent le langage de la sagesse et du bon voisinage".

Le Conseil a réaffirmé son entière solidarité avec le Bahreïn, le Koweït et la Jordanie, soulignant que la sécurité des États du Golfe est indivisible et que toute attaque contre un membre constitue une attaque contre tous.

Le Conseil a condamné les actions de l'Iran, a tenu Téhéran pour responsable de leurs conséquences sur la sécurité régionale, la navigation internationale et l'approvisionnement en énergie, et a appelé la communauté internationale à demander des comptes aux responsables.

Il a également affirmé le droit des États du CCG à se défendre conformément au droit international et à la charte des Nations unies.

Cette déclaration a été faite alors que les ministres des affaires étrangères du CCG participaient à la 167e session du conseil ministériel du CCG à Bahreïn.

La réunion du CCG pour les États arabes du Golfe s'est tenue à Manama sous la présidence du ministre des affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid Al-Zayani.


Liban: au moins 12 morts dans des frappes israéliennes dans le sud

Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
Un ambulancier court devant des voitures calcinées qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne à Sidon, dans le sud du Liban, mercredi. (AP)
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  • Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud
  • "Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël"

BEYROUTH: Israël a poursuivi mercredi ses frappes au Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l'AFP, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, appelant les Libanais à "rejoindre" la lutte de son pays contre le Hezbollah pro-iranien.

L'armée israélienne a en outre arrêté et enlevé en Israël, pour interrogatoire, deux habitants d'un village frontalier du sud, avant leur remise en liberté dans la soirée.

Malgré l'annonce le 4 juin d'un accord entre Israël et le Liban pour un nouveau cessez-le-feu, l'armée israélienne poursuit ses raids sur le pays, et le Hezbollah revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

"Israël n’est pas en guerre contre vous. Nous sommes en guerre contre le Hezbollah, qui a pris votre pays en otage (...) Nous aspirons à la paix avec vous, avec le Liban (...). Rejoignez Israël", a déclaré M. Netanyahu dans un message en anglais adressé au peuple libanais.

Dans le même temps, Donald Trump a douché mercredi les espoirs d'un accord avec Téhéran pour mettre fin à la guerre régionale. Il a affirmé que son armée allait "attaquer" l'Iran dès mercredi, l'accusant de duplicité.

Dans le sud, près de Tyr, huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres dans la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l'AFP.

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a aussi rapporté d'autres bombardements sur une trentaine de localités dans le sud et l'est du Liban, dont trois villages méridionaux dont Israël avait ordonné plus tôt l'évacuation.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts et Israël avait ordonné à l'ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d'évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de la grande ville côtière de Saïda, porte du sud du Liban, a indiqué l'Ani.

Un correspondant de l'AFP y a vu des secours retirer deux personnes d'un véhicule en feu.

Villages chrétiens isolés 

De son côté, le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des troupes israéliennes dans des localités qu'elles occupent dans le sud.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé "un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu'ils effectuaient des travaux de pompage d'eau", selon l'Ani.

L'armée israélienne a indiqué pour sa part avoir interpellé et "transféré sur le territoire israélien pour y être interrogés", deux "suspects" qui "s'étaient approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations".

La municipalité de Kfar Chouba a annoncé qu'ils étaient revenus libres au village dans la soirée. Affirmant qu'ils "n'avaient aucune intention de s’approcher des forces israéliennes", elle a condamné un "acte hostile envers deux innocents qui accomplissaient une mission humanitaire".

Kfar Chouba est l'un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d'évacuation de l'armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes, dont les représentants ont appelé mardi soir l'État libanais à "ouvrir des couloirs humanitaires".

Le communiqué du "Rassemblement des villages chrétiens frontaliers" souligne que les routes les desservant sont désormais "coupées ou extrêmement dangereuses".

Depuis le début, le 2 mars, de la nouvelle guerre au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3.696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans cette guerre régionale pour soutenir l'Iran, qui exige que tout accord de paix avec Washington inclut la fin des hostilités sur le front libanais.