Les plateformes «achetez-maintenant/payez-plus tard» peuvent raviver la demande dans la région MENA

L'utilisation d'applications fintech a été observée dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), où le marché des fintechs devrait atteindre 2,5 milliards de dollars d'ici 2022 (Photo, AFP/Archives)
L'utilisation d'applications fintech a été observée dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), où le marché des fintechs devrait atteindre 2,5 milliards de dollars d'ici 2022 (Photo, AFP/Archives)
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Publié le Dimanche 20 décembre 2020

Les plateformes «achetez-maintenant/payez-plus tard» peuvent raviver la demande dans la région MENA

  • Les startups capables de lutter contre la récession causée par la Covid-19 recherchent des capitaux afin de financer leur croissance et leur expansion
  • Les achats en ligne et l'utilisation de cartes de crédit et de paiements échelonnés ont augmenté de façon exponentielle dans la région MENA pendant la pandémie

DUBAI: La pandémie a complètement ravagé les entreprises du monde entier dans de nombreux secteurs et continue de le faire d'une manière que personne ne prévoyait, poussant certaines économies les plus fortes à la récession.

En même temps, il s'est avéré une bénédiction pour certains modèles commerciaux, en particulier dans le secteur des technologies, entraînant une croissance sans précédent au cours des derniers mois.

Parmi les plus chanceux, il y a le marché de la fintech, qui ne cesse de faire des gains importants. La pandémie a contraint les points de vente physiques à fermer pendant une période prolongée et les consommateurs inquiets ont évité les achats traditionnels même après la réouverture   des magasins, ouvrant la voie à des solutions de paiement à distance et sans argent liquide. L'Europe a connu une augmentation de 72% de l'utilisation des applications fintech après seulement une semaine du début de la pandémie, selon une étude du groupe deVere.

Une tendance similaire a été observée dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), où le marché de la fintech devrait atteindre 2,5 milliards de dollars d'ici 2022.

«En raison de la récente pandémie, les achats en ligne ont augmenté de 55% dans le monde, car les gens ont tendance à s'orienter davantage vers les interactions sans contact et ont commencé à utiliser les zones de ramassage et les services de livraison afin d’éviter le risque d'être infecté», a affirmé Ashraf Sabry, PDG de Fawry, Services bancaires et de technologie de paiement.

La plateforme de paiements numériques et de technologie financière, Fawry est récemment devenue la toute première startup technologique égyptienne - sa valeur marchande a atteint 20 milliards de livres égyptiennes (1,3 milliard de dollars) après avoir quadruplé ses gains pendant la pandémie.

Compte tenu de la nature croissante du secteur fintech de la région, la pandémie a également été l'occasion pour les entreprises locales de trouver des solutions aux nouveaux problèmes et de prouver que leurs offres étaient dignes d’une clientèle méfiante.

Les entreprises de la région ont travaillé dur pour révolutionner l'expérience de paiement. Entre autres, leurs efforts ont rendu le concept de paiement échelonné de nouveau populaire et plus accessible non seulement aux consommateurs mais aussi aux entreprises.

«En collaboration avec le gouvernement et la banque centrale d'Égypte, les entreprises de technologie financière ont contribué d’une facon remarquable à sensibiliser davantage les clients à l'utilisation des cartes de crédit au lieu de payer en espèces tout en soulignant que ce type de transactions est sécurisé, élimine la fraude et présente plus d'avantages que l’achat en argent liquide», a confirmer Sabry en décrivant l’exemple de l’Égypte.

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EN CHIFFRES

Achetez-maintenant/payez-plus tard

* 2,5 milliards de dollars – Le montant projeté du marché fintech de la région MENA d'ici 2022.

* 1,3 milliard de dollars – La valeur marchande des services technologiques de Fawry en Égypte.

* 7 millions de dollars – Le financement garanti par Tabby des EAU avec l'aide de Raed Ventures.

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Son entreprise exploite actuellement un portefeuille d'activités permettant des paiements sans espèces pour les services gouvernementaux, les factures de services publics, les frais de scolarité universitaires, les magasins de détail et même les dons. Les paiements fawry sont acceptés dans un réseau de plus de 165 000 points de vente à travers le pays, en plus de la passerelle de paiement en ligne FawryPay.

Les deux plates-formes permettent aux titulaires de cartes de crédit d’échelonner de manière transparente leurs transactions en versements fixes égaux en fonction des plans disponibles de trois, six, neuf et 12 mois. Cette option élimine d’une manière transparente une grande partie des complexités et des coûts supplémentaires liés à la collaboration avec les banques et rend l’outil «acheter-maintenant/payer-plus tard» beaucoup plus accessibles aux clients.

Lancée en 2019, Tabby est une société fintech des EAU qui permet également aux entreprises d'offrir aux acheteurs des options de paiement différé sans avoir besoin de transactions bancaires ni même d'une carte de crédit.

Compte tenu de la nature croissante du secteur fintech de la région, la pandémie a également été l'occasion pour les entreprises locales de trouver des solutions aux nouveaux problèmes et de prouver que leurs offres étaient dignes d’une clientèle méfiante (Photo, AFP/Archives)

Compte tenu de la nature croissante du secteur fintech de la région, la pandémie a également été l'occasion pour les entreprises locales de trouver des solutions aux nouveaux problèmes et de prouver que leurs offres étaient dignes d’une clientèle méfiante (Photo, AFP/Archives)

Les consommateurs peuvent soit payer 14 jours après la livraison du produit sans intérêt, soit payer par versements échelonnés sur plusieurs mois. Trois mois après que la pandémie a frappé la région, Tabby a obtenu 7 millions de dollars dans un cycle de financement dirigé par Raed Ventures. L'entreprise a encore besoin de capitaux en vue de financer sa croissance et son expansion en Arabie saoudite.

«L'importance d'une solution qui répond au ralentissement de la demande des consommateurs est devenue encore plus évidente», a déclaré le PDG de Tabby, Hosam Arab au magazine Entrepreneur Middle East tout en expliquant pourquoi il est maintenant plus important d'avoir ces options de paiement de crédit simples dans la région après l’éclosion de la Covid-19.

La Fintech Tabby ne montre aucun signe de ralentissement dans cette partie du monde. La Vision 2030 de l’Égypte vise une transformation numérique complète en tant qu’objectif stratégique de manière à atteindre les objectifs de développement et renforcer la position du pays au sein de l’économie mondiale.

«Avec une population émergente de 42 pour cent, dont l’âge varie entre 15 et 40 ans, cela présente un marché attrayant et croissant pour des jeunes gens qui vont certainement opter pour toute sorte de technologie», a confié Sabry.

D'autres pays de la région MENA affichent une dynamique démographique et des objectifs de développement similaires. Ajoutez à cela un taux d’invasion des smartphones estimé entre 40% et 50%, la région a toutes les possibilités de devenir une mine d'or pour les services fintech dans seulement quelques années.

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*Ce rapport est publié par Arab News en tant que partenaire du Middle East Exchange, qui a été lancé par les initiatives mondiales de Mohammed ben Rachid Al Maktoum pour refléter la vision du Premier ministre des Émirats arabes unis et émir de Dubaï afin d'explorer la possibilité de changer le statut de la région arabe.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France–Émirats arabes unis : vers une co-construction stratégique des industries de demain

De gauche à droite : Louis Margueritte, CEO de Business France, et Axel Baroux, Directeur Proche & Moyen-Orient de Business France (photo fournie).
De gauche à droite : Louis Margueritte, CEO de Business France, et Axel Baroux, Directeur Proche & Moyen-Orient de Business France (photo fournie).
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  • Le partenariat France–Émirats s’oriente vers une logique de co-construction industrielle, portée par l’IA, l’énergie, les infrastructures et les technologies avancées
  • Business France veut « passer d’une logique d’opportunités à une logique de transformation », notamment via Vision Golfe 2026

DUBAÏ: La relation économique entre la France et les Émirats arabes unis entre dans une nouvelle phase, plus stratégique et tournée vers la co-construction des industries de demain. C’est le message porté par Louis Margueritte, CEO de Business France, à l’occasion de sa visite dans le pays.

Selon lui, plusieurs secteurs structurent désormais cette dynamique bilatérale. Il souligne en particulier que « les industries avancées et les partenariats industriels, portés notamment par les initiatives locales, offrent de fortes opportunités de coopération ». À cela s’ajoutent les énergies et la transition énergétique, incluant la décarbonation et les modèles circulaires, ainsi que les technologies de pointe comme l’intelligence artificielle.

Les chaînes d’approvisionnement, la logistique et la résilience des infrastructures complètent ce socle stratégique, tandis que des secteurs comme la santé, les infrastructures, le tourisme et les services à forte valeur ajoutée continuent de soutenir la présence française aux Émirats.

La robustesse de la présence économique française repose sur un partenariat bilatéral structuré autour de la confiance et de la stabilité. Dans un environnement international incertain, les Émirats conservent une forte attractivité grâce à leur prévisibilité réglementaire, leur connectivité et leur capacité d’adaptation.

Pour Louis Margueritte, cette stabilité est un facteur clé de confiance : elle encourage les entreprises françaises à poursuivre et renforcer leurs investissements dans la région. Aujourd’hui, plus de 600 entreprises françaises sont implantées aux Émirats, couvrant des secteurs stratégiques comme l’énergie, la santé, les infrastructures, les technologies et les services.

Le dirigeant résume cette évolution en soulignant que « les Émirats ne sont plus seulement perçus comme un marché à fort potentiel, mais comme un véritable partenaire stratégique dans les grandes transformations économiques mondiales ».

Face aux mutations du commerce mondial, Business France adapte son action autour de trois priorités majeures : renforcer les partenariats d’investissement, accompagner les entreprises dans les secteurs liés aux grandes transitions économiques, et accélérer les connexions entre acteurs français et partenaires locaux.

L’objectif est de « passer d’une logique d’opportunités à une logique de transformation, avec des projets structurants, des partenariats durables et une création de valeur partagée sur le long terme ».

Dans cette approche, les économies du Golfe ne sont plus abordées de manière fragmentée, mais comme un écosystème interconnecté nécessitant une compréhension fine des dynamiques locales.

Le forum Vision Golfe 2026 s’inscrit pleinement dans cette stratégie. Organisé les 18 et 19 juin 2026 à Paris sous le haut patronage du Président Emmanuel Macron, l’événement vise à renforcer les liens économiques entre la France et les pays du Golfe.

Pour Louis Margueritte, la force du forum réside dans la qualité des interactions : « nous sélectionnons soigneusement les participants afin de garantir que décideurs publics, investisseurs, dirigeants et grands acteurs économiques puissent rencontrer les bons interlocuteurs, au bon niveau ».

Au-delà des conférences, Vision Golfe facilite des rendez-vous B2B et offre un environnement propice à la signature de contrats, au lancement de partenariats public-privé et au développement de collaborations industrielles concrètes.

Il insiste également sur la dimension expérientielle de l’événement : les échanges se poursuivent dans plusieurs lieux institutionnels emblématiques tels que Bercy, le Quai d’Orsay, le Sénat ou encore le Palais Galliera, favorisant des relations plus durables et stratégiques.

Les échanges commerciaux entre la France et les Émirats atteignent 10,8 milliards d’euros en 2025 (+27%), tandis que ceux avec l’ensemble du CCG s’élèvent à 24,9 milliards d’euros. Mais la relation ne se limite plus au commerce.

Elle évolue vers une coopération structurante fondée sur l’innovation, la durabilité et le capital humain. L’intelligence artificielle, la transition énergétique, la gestion de l’eau et la sécurité alimentaire deviennent des axes centraux, tout comme la formation et le développement des compétences.

Cette transformation traduit une ambition commune : construire des solutions partagées et renforcer une coopération de long terme.


Paris accueillera la Coupe du monde d'esport 2026

 L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris. C'est la première fois que l'événement se déroulera en dehors de Riyad. (Fourni)
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  • C'est la première fois que l'événement se tient en dehors de l'Arabie saoudite
  • La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs

RIYAD: L'Esports Foundation a annoncé mercredi que l'édition 2026 de la Coupe du monde d'esport se tiendrait à Paris, pour la première fois en dehors de Riyad.

Le tournoi se déroulera du 6 juillet au 23 août et devrait rassembler plus de 2 000 joueurs et 200 clubs de plus de 100 pays.

L'Esports Foundation a déclaré que cette décision reflétait une stratégie à long terme visant à étendre le tournoi à l'échelle internationale par le biais d'une rotation des villes hôtes, tout en maintenant Riyad comme lieu d'accueil de la compétition.

La décision d'organiser l'événement 2026 à Paris fait suite à ce que les organisateurs ont décrit comme un long processus d'évaluation et a été prise "à la lumière de la situation régionale actuelle".

Ralf Reichert, PDG de l'Esports Foundation, a déclaré : Riyad a contribué à faire de la Coupe du monde d'esport un phénomène mondial", ajoutant : "Riyad est la patrie de la Coupe du monde d'esport : "Riyad est le siège d'EWC et l'un des principaux centres mondiaux de l'esport.


Ralf Reichert (G), PDG de l'Esports Foundation, s'entretient avec le président français Emmanuel Macron. (Fourni)
Les organisateurs ont déclaré que la capitale française avait été choisie en raison de son profil sportif mondial et du soutien local important qu'elle apporte aux sports électroniques et aux événements de jeu.

La Coupe du monde d'esport a connu une croissance rapide depuis son lancement en Arabie saoudite, attirant une audience mondiale de plus de 750 millions de téléspectateurs en 2025, selon les organisateurs.

L'édition de l'année dernière a généré plus de 350 millions d'heures de visionnage et a été diffusée sur 28 plateformes par 97 partenaires dans 35 langues, touchant des téléspectateurs dans 140 pays.

La compétition de 2026 comprendra 24 matchs répartis en 25 tournois, et les joueurs se disputeront une cagnotte de plus de 75 millions de dollars.

De plus amples informations sur le site de Paris devraient être annoncées dans les semaines à venir.


Financement du terrorisme: les pays n'ont pas d'autre choix que de collaborer, affirme la présidente du Gafi

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
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  • Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
  • Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump

PARIS: Les pays ne peuvent pas se permettre de ne pas collaborer entre eux pour lutter contre le financement du terrorisme, a déclaré mardi à l'AFP la présidente du Gafi, organisme international chargé de coordonner ce combat.

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris.

Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, notamment en évaluant les systèmes nationaux et en recommandant des mesures de contrôle.

Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump, la Russie et la Chine.

"Nous devons coopérer. Nous devons échanger des informations. Prenez par exemple la France et les Jeux olympiques de 2024: plusieurs attaques terroristes ont été déjouées et stoppées grâce au renseignement financier. Nous savons donc que cela fonctionne et que cela peut dissuader les attaques. Nous n'avons pas le luxe d'arrêter", a-t-elle déclaré.

Lors de sa prise de parole au début de la réunion, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent a réaffirmé que les Etats-Unis devaient être soutenus dans leur politique de sanctions contre l'Iran, un sujet qui n'est que marginalement lié à la lutte contre le financement du terrorisme, selon l'Elysée.

Lors de cette 5e conférence "No money for terror", qui réunit plusieurs dizaines de délégations, l'objectif est de "continuer à travailler pour être capable de faire face aux innovations, adapter les méthodes, les outils, partager les bonnes pratiques", selon la présidence française.

Les services de renseignement constatent un éclatement de la menace terroriste, notamment jihadiste, dans un environnement marqué d'une part par l'affaiblissement des deux grandes centrales, Al-Qaida et l'organisation de l'Etat islamique, au profit de leurs franchises territoriales, et d'autre part, par la montée en puissance de la menace intérieure, émanant de personnes isolées qui n'agissent pas nécessairement en lien avec des donneurs d'ordre en amont.

Les circuits de financement ont aussi évolué. "Le panorama que nous avons aujourd'hui est complètement différent de celui de 2018, lorsque cette conférence a commencé. À l'époque, tout était plus centralisé", rappelle Mme de Anda Madrazo.

"Aujourd'hui, nous avons de multiples cellules et une plus grande décentralisation. Mais les outils ont aussi changé. Nous avons désormais les actifs virtuels, la numérisation et une économie dont l'architecture est différente. Et la combinaison des mécanismes traditionnels et des nouvelles technologies constitue effectivement un défi".