Pakistan: plus de 50 morts dans une attaque kamikaze visant une procession

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Publié le Samedi 30 septembre 2023

Pakistan: plus de 50 morts dans une attaque kamikaze visant une procession

  • Les autorités locales ont attribué à un kamikaze l'attaque, qui a frappé la ville de Mastung, à quelque 40 kilomètres de Quetta, capitale de la province du Balouchistan
  • Les hôpitaux locaux ont été débordés par l'afflux de blessés, et les autorités de la province ont lancé des appels aux dons de sang sur les réseaux sociaux

QUETTA: Plus de 50 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées vendredi dans une attaque à la bombe au Balouchistan (sud-ouest du Pakistan), contre une procession commémorant l'anniversaire du Prophète Mahomet, ont indiqué des responsables provinciaux à l'AFP.

Les autorités locales ont attribué à un kamikaze l'attaque, qui a frappé la ville de Mastung, à quelque 40 kilomètres de Quetta, capitale de la province du Balouchistan.

"Mes pieds ont tremblé et j'ai été projeté au sol", a déclaré Hazoor Bakhsh, âgé de 49 ans.

"Lorsque la poussière est retombée, j'ai vu des gens éparpillés dans tous les sens, certains hurlaient, d'autres appelaient à l'aide", a-t-il dit.

"Je peux confirmer que le bilan s'est alourdi et atteint désormais 52 morts et plus de 70 blessés," a indiqué à l'AFP Munir Ahmed Shaikh, inspecteur général adjoint de la police du Balouchistan.

Les hôpitaux locaux ont été débordés par l'afflux de blessés, et les autorités de la province ont lancé des appels aux dons de sang sur les réseaux sociaux.

Un peu plus tôt le ministre de l'Intérieur de la province Zubair Jamali avait évoqué "au moins 45 morts" et "70 personnes blessés", auprès de l'AFP.

L'explosion est survenue près d'une mosquée au moment où le public se rassemblait pour une procession devant marquer l'anniversaire de la naissance du Prophète de l'islam, Mahomet.

"Une procession de centaines de personnes est sortie de la mosquée Madina et quand elle a rejoint la route Al Falah, un kamikaze l'a prise pour cible", a déclaré Abdul Razzaq Sasoli, un responsable de l'administration locale.

Hôpitaux débordés 

A Karachi,Le ministère de l'Intérieur pakistanais a confirmé une explosion provoquée par des "éléments terroristes".

"L'attaque sur des personnes innocentes qui étaient venues participer à la procession de la fête de Mawlid est un acte odieux", a déclaré le ministère dans un communiqué.

"Mes pieds ont tremblé et j'ai été projeté au sol", a déclaré Hazoor Bakhsh, âgé de 49 ans.

"Lorsque la poussière est retombée, j'ai vu des gens éparpillés dans tous les sens, certains hurlaient, d'autres appelaient à l'aide", a-t-il dit.

"Je peux confirmer que le bilan s'est alourdi et atteint désormais 52 morts et plus de 70 blessés," a indiqué à l'AFP Munir Ahmed Shaikh, inspecteur général adjoint de la police du Balouchistan.

Les hôpitaux locaux ont été débordés par l'afflux de blessés, et les autorités de la province ont lancé des appels aux dons de sang sur les réseaux sociaux.

Un peu plus tôt le ministre de l'Intérieur de la province Zubair Jamali avait évoqué "au moins 45 morts" et "70 personnes blessés", auprès de l'AFP.

Chaque année à cette date, des mosquées et des bâtiments publics au Pakistan sont illuminés tandis que les fidèles marchent en procession à l'occasion de l'anniversaire du Prophète.

En avril 2006, une attaque kamikaze  contre une procession sunnite marquant le même évènement, avait fait au moins 50 morts dans la ville de Karachi.

Le Balouchistan abrite plusieurs groupes séparatistes.

Les talibans pakistanais ont indiqué ne pas être impliquées dans l'attaque de vendredi.

"Le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) n'a aucun lien avec cette attaque, notre position sur les attaques à la bombe dans les lieux publics est sans équivoque", a indiqué le groupe.

Cette explosion intervient au moment où le pays prépare des élections en janvier prochain et est miné par une crise politique et économique. Il subit en outre des attaques croissantes de groupes extrémistes encouragés par le retour au pouvoir des talibans dans l'Afghanistan voisin depuis 2021.

L'armée pakistanaise a annoncé par ailleurs vendredi que quatre soldats avaient été tués alors qu'ils combattaient une tentative de militants du TTP d'infiltrer le Baloutchistan depuis l'Afghanistan.

Par ailleurs, dans le nord du pays, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, quatre personnes ont été tuées dans une autre attaque suicide, ont indiqué les autorités locales.

Deux hommes qui avaient tenté de pénétrer dans une mosquée, ont déclenché une explosion qui a fait s'effondrer le toit.

Les hommes "ont été interceptés à la porte et des échanges de tirs ont suivi", suivi d'une explosion, a indiqué Nisar Ahmed, un responsable de la police à l'AFP.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.