Macron dévoilera lundi la carte de 200 nouvelles brigades de gendarmerie

Le président français Emmanuel Macron assiste à une cérémonie en hommage au gendarme français du GIGN, Maréchal des Logis-Chef Arnaud Blanc à Versailles, à l'ouest de Paris, le 31 mars 2023 (Photo de Ludovic MARIN/AFP).
Le président français Emmanuel Macron assiste à une cérémonie en hommage au gendarme français du GIGN, Maréchal des Logis-Chef Arnaud Blanc à Versailles, à l'ouest de Paris, le 31 mars 2023 (Photo de Ludovic MARIN/AFP).
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Publié le Vendredi 29 septembre 2023

Macron dévoilera lundi la carte de 200 nouvelles brigades de gendarmerie

  • Le chef de l'Etat avait annoncé la création de ces 200 brigades pendant la dernière campagne présidentielle lors d'un déplacement à Nice en janvier 2022
  • Certaines brigades seront fixes, et dotées d'une dizaine de gendarmes, mais la majorité seront mobiles, avec environ six militaires

PARIS: Emmanuel Macron dévoilera lundi à l'occasion d'un déplacement à Tonneins (Lot-et-Garonne) les sites d'implantation de 200 nouvelles brigades de gendarmerie, fixes ou mobiles, dont la création doit s'étaler jusqu'en 2027, a-t-on appris vendredi auprès de l'Elysée.

Le chef de l'Etat avait annoncé la création de ces 200 brigades pendant la dernière campagne présidentielle lors d'un déplacement à Nice en janvier 2022.

"Il y aura entre une et trois ou quatre brigades par département", en métropole et en Outremer, explique-t-on à l'Elysée.

Il s'agit de répondre à "l'attente très forte d'une proximité de la police et la gendarmerie" et de "renforcer le maillage territorial" de l'Etat, ajoute-t-on.

Des critères "économiques, démographiques et opérationnels", selon les besoins exprimés par les élus et la gendarmerie, ont gouverné le choix des sites, après plusieurs mois de concertation avec les préfets.

"C'est un effort historique", souligne le Palais, rappelant que "plus de 500 brigades" ont été supprimées entre 2007 et 2016.

Les premières seront créées dès novembre, les dernières devant l'être d'ici à la fin du quinquennat, avec les crédits de la Loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur (Lopmi), votée en janvier dernier.

Certaines brigades seront fixes, et dotées d'une dizaine de gendarmes, mais la majorité seront mobiles, avec environ six militaires. Celles-ci se déplaceront avec un "camion" entre les différentes communes des territoires les plus "enclavés" de leur département.

"Ce ne seront pas des brigades au rabais, ce seront de vrais gendarmes avec des moyens numériques et technologiques, qui offriront les mêmes services qu'une brigade fixe", à commencer par le dépôt de plainte, insiste-t-on à l'Elysée.

Au total, ces créations représentent 2 144 postes de gendarmes supplémentaires, sur les 8 500 créations d'effectifs de forces de l'ordre annoncés par le gouvernement d'ici à 2027.

L'objectif du président de la République est de doubler dans les dix ans la présence des forces de l'ordre sur la voie publique.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.