Amazonie: La sécheresse bouleverse la vie d'habitants de Manaus

Des bateaux sont bloqués dans le lac Aleixo en raison de la grave sécheresse à l'ouest de Manaus, dans l'État d'Amazonas (Photo, AFP).
Des bateaux sont bloqués dans le lac Aleixo en raison de la grave sécheresse à l'ouest de Manaus, dans l'État d'Amazonas (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 01 octobre 2023

Amazonie: La sécheresse bouleverse la vie d'habitants de Manaus

  • Seul un petit ruisseau subsiste à l'endroit où se trouvait le lac Lago do Aleixo
  • Vendredi, le gouverneur Wilson Lima a décrété l'état d'urgence dans 55 communes de l'Amazonas, dont Manaus

MANAUS: Non loin du lieu emblématique et hautement touristique de la rencontre des eaux noires du Rio Negro et marron du Solimoes, deux des principaux affluents de l'Amazone, un lac a cédé la place à une vaste étendue de terre craquelée.

Seul un petit ruisseau subsiste à l'endroit où se trouvait le lac Lago do Aleixo. Un symbole fort de la gravité de la sécheresse exceptionnelle qui touche actuellement l'Etat d'Amazonas (nord) et sa capitale Manaus, principale métropole de l'Amazonie brésilienne.

Sur le mince filet d'eau, un homme torse nu pousse péniblement un canot sur lequel il transporte un réfrigérateur. L'eau lui arrive à peine au niveau du genou. Tout autour, on peut apercevoir l'orée de la plus grande forêt tropicale de la planète.

Maria Auxiliadora da Silva, retraitée de 62 ans, tente de s'équilibrer sur un tronc d'arbre couché sur le sol, pour éviter de s'enfoncer dans la boue près du ruisseau en rentrant chez elle, chargée d'un lourd sac en plastique.

"On a nulle part où aller, donc on reste ici, jusqu'à ce que l'eau revienne", dit-elle à l'AFP, contemplant avec tristesse sa maison flottante en bois échouée dans la vase. "Avant, elle se tenait bien (en flottant sur le lac), maintenant elle est toute abîmée", raconte cette métisse aux cheveux frisés et grisonnants noués en chignon.

Tout autour, de nombreuses embarcations sont également bloquées. Un grand bateau de transport de passagers à deux étages censé transporter des dizaines de passagers penche clairement sur le côté. Son nom: "Vitória de Jesus" (victoire de Jésus).

Effets psychologiques 

Graciete Abreu, agricultrice de 47 ans, vend ses légumes dans un marché du quartier Colonia Santo Aleixo, près du lac, à une vingtaine de kilomètres à l'est du centre-ville de Manaus.

Pour transporter ses denrées, depuis sa petite ferme sur les rives du Rio Negro, il lui suffit habituellement de naviguer à bord d'une petite barque. Mais depuis la sécheresse, elle doit marcher plusieurs heures pour atteindre sa destination.

"On amène la barque jusqu'à l'endroit où il reste de l'eau, on la traîne un peu et on finit par l'abandonner pour terminer le trajet à pied", raconte cette femme noire qui porte une casquette bleue avec des pans de tissus qui protègent sa nuque du soleil.

Mais selon elle, au-delà du préjudice matériel, la sécheresse a également des "effets psychologiques", à la vue du paysage défiguré.

Ce spectacle désolant est également visible à Marina do Davi, un des principaux ports fluviaux de Manaus, où des dizaines d'embarcations sont échouées dans la boue.

"Je travaille dans le transport fluvial et la plupart de mes bateaux sont inutilisables", soupire Raimundo Bernardo, chef d'entreprise de 43 ans.

Vendredi, le gouverneur Wilson Lima a décrété l'état d'urgence dans 55 communes de l'Amazonas, dont Manaus.

Les autorités locales ont également pris une série de mesures pour venir en aide aux populations touchées, avec notamment la distribution de 50.000 paniers-repas.

Jeudi, la Ministre de l'Environnement, Marina Silva, avait déjà annoncé l'envoi par le gouvernement fédéral d'une aide humanitaire "d'urgence" face aux "risques pour l'approvisionnement en nourriture, en eau potable, ainsi qu'en produits d'hygiène et en médicaments".

Dans l'Amazonas, Etat peuplé de 4 millions d'habitants, dont un grand nombre d'indigènes, le niveau extrêmement bas des cours d'eau a provoqué la mort de plusieurs milliers de poissons et de dizaines de dauphins roses d'Amazonie.

La région souffre actuellement du phénomène El Niño, qui réduit la formation des nuages et donc les précipitations, et dont les effets se font de plus en plus intenses, dans un Brésil particulièrement "vulnérable" face aux changements climatiques, selon Marina Silva.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.