Incendie dans une discothèque en Espagne: treize morts, le bilan ne cesse de s'alourdir

 Le «décompte fait état de treize morts», selon les secours qui ont pu pénétrer dans le bâtiment situé dans le quartier d'Atalayas, à Murcie (Photo compte X officiel du Centre de coordination des urgences de @regiondemurcia https://x.com/112rmurcia/status/1708395708850569556?s=20)
Le «décompte fait état de treize morts», selon les secours qui ont pu pénétrer dans le bâtiment situé dans le quartier d'Atalayas, à Murcie (Photo compte X officiel du Centre de coordination des urgences de @regiondemurcia https://x.com/112rmurcia/status/1708395708850569556?s=20)
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Publié le Dimanche 01 octobre 2023

Incendie dans une discothèque en Espagne: treize morts, le bilan ne cesse de s'alourdir

  • «Les pompiers continuent à s'activer sur les lieux et n'écartent pas la possibilité de trouver de nouvelles victimes, préviennent depuis plusieurs heures les secours
  • Douze véhicules de secours, 40 pompiers, ainsi qu'une vingtaine de policiers auront été nécessaires pour venir à bout des flammes selon les autorités

MADRID: Au moins treize personnes sont mortes dimanche matin dans l'incendie d'une discothèque à Murcie, dans le Sud-Est de l'Espagne, un bilan qui ne cesse de s'alourdir, la police continuant à chercher les corps dans les décombres.

"Les experts de la police scientifique et judiciaire se sont déployés dans la discothèque de Murcie où a eu lieu un incendie à l'aube pour enquêter. Il y a à ce stade treize morts", a annoncé la police nationale sur le réseau social "X", anciennement Twitter, faisant encore grimper le bilan de minute en minute.

"Les pompiers continuent à s'activer sur les lieux et n'écartent pas la possibilité de trouver de nouvelles victimes", préviennent depuis plusieurs heures les secours.

Quelques minutes auparavant, le maire de Murcie José Ballesta annonçait à la presse sur les lieux du drame que "quatre cadavres avaient été extraits" et que d'autres étaient encore coincés, n'écartant pas l'éventualité de trouver d'autres corps dans les décombres.

Le feu, qui s'est déclaré vers six heures du matin (04H00 GMT) dans cette boîte de nuit située dans le quartier d'Atalayas à Murcie était "à l'intérieur d'une gravité extrême, a-t-il expliqué.

Les pompiers dépêchés sur place à 7H00 sont parvenus à éteindre l'incendie à 8H00, mais "il reste des cadavres à sortir" des décombres, une tâche compliqué étant donné le "risque avéré d'effondrement", a précisé le maire.

Quatre personnes ont également été blessées - deux femmes de 22 et 25 ans et deux hommes de 41 et 45 ans - après avoir inhalé de la fumée.

"La zone est encore en cours de reconnaissance", a expliqué l'édile.

"Priorité est donnée à la localisation des corps" dans le bâtiment, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la police nationale.

"La police scientifique et les pompiers continuent à localiser les éventuels disparus car il y avait un anniversaire hier soir et les participants n'ont pas tous été retrouvés", a-t-elle poursuivi.

"L'enquête n'a pas encore démarré puisque le bilan n'est pas établi. Par conséquent, il n'y aucune piste privilégiée pour le moment", a-t-elle ajouté.

"Selon les premières informations, l'incendie se serait déclaré au premier étage de la discothèque, qui a un rez-de-chaussée et un premier étage, et c'est de là que le feu semble être parti", a expliqué sur la radio Onda Regional de Murcia Diego Seral, le porte-parole local de la police nationale.

Trois jours de deuil

Douze véhicules de secours, 40 pompiers, ainsi qu'une vingtaine de policiers auront été nécessaires pour venir à bout des flammes selon les autorités.

D'après les photos diffusées par les secours, il s'agit de la discothèque "Teatre", dont la devanture - qui était jaune et rouge - a été dévorée par les flammes.

Les clichés montrent les lances à eau des camions de pompiers continuant d'asperger la façade noircie dans une rue envahie par les véhicules de secours, avec une fumée épaisse s'échappant du toit de la discothèque.

Le Premier ministre en fonctions Pedro Sanchez a exprimé toute son "affection" et sa "solidarité avec les victimes et les proches de l'incendie tragique survenu à l'aube dans une discothèque de Murcie" sur "X".

Le maire de Murcie José Ballesta a décrété trois jours de deuil en mémoire des victimes et la municipalité a mis en place une cellule d'accueil pour les proches des victimes au Palais des sports d'Atalayas.

"Je suis vraiment désolé et je veux accompagner dans leur douleur les familles des victimes de l'incendie survenu ce matin à Murcie. Toute ma reconnaissance et ma gratitude aux services d'urgence", a également commenté le dirigeant de la droite d'Alberto Núñez Feijóo sur le même réseau social.

En 1990, 43 personnes avaient péri dans l'incendie d'une discothèque à Saragosse (Aragon, nord-est).


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.