Séisme au Maroc: un plan Marshall lancé par le roi pour la phase de reconstruction

Cette photo fournie par l'agence marocaine de presse (MAP) le 20 septembre 2023, montre le roi du Maroc Mohammed VI présidant une séance de travail consacrée au programme de reconstruction et de mise à niveau générale des régions affectées par le séisme d'Al Haouz, le 20 septembre au Palais Royal dans la capitale Rabat. (AFP).
Cette photo fournie par l'agence marocaine de presse (MAP) le 20 septembre 2023, montre le roi du Maroc Mohammed VI présidant une séance de travail consacrée au programme de reconstruction et de mise à niveau générale des régions affectées par le séisme d'Al Haouz, le 20 septembre au Palais Royal dans la capitale Rabat. (AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 04 octobre 2023

Séisme au Maroc: un plan Marshall lancé par le roi pour la phase de reconstruction

  • Frappé le 8 septembre dernier par un séisme sans précédent qui a fait plus de 2 900 morts, le Maroc a pris les devants afin de gérer avec célérité cette catastrophe
  • Les actions d’urgence de la première phase portent sur quelque 50 000 logements totalement ou partiellement détruits dans les cinq provinces touchées

CASABLANCA: Frappé le 8 septembre dernier par un séisme sans précédent qui a fait plus de 2 900 morts, le Maroc a pris les devants afin de gérer avec célérité cette catastrophe qui a détruit des dizaines de villages dans la région d’Al-Haouz, près de Marrakech. Quelques heures après cette catastrophe, le roi Mohammed VI a organisé une réunion de travail à laquelle toutes les parties prenantes étaient présentes. L’objectif était de mettre en place dans les plus brefs délais un programme d’urgence de relogement et de prise en charge des sinistrés ainsi qu’un plan de reconstruction.

À peine cinq jours plus tard, un programme de grande envergure a été lancé par le souverain, décliné en deux phases. La première concerne la prise en charge des personnes les plus affectées par le séisme, alors que la seconde prévoit un vaste chantier de reconstruction qui façonnera toute la région affectée par le tremblement de terre; sa mise en œuvre nécessitera 120 milliards de dirhams (1 dirham marocain = 0,092 euro).

Les actions d’urgence de la première phase portent sur quelque 50 000 logements totalement ou partiellement détruits dans les cinq provinces touchées. Des solutions de relogement provisoire sur place et dans des structures conçues pour résister au froid et aux intempéries ont ainsi été proposées aux 4,2 millions d’habitants concernés. La rapidité de cette prise en charge a été saluée par les populations locales, qui redoutaient la lenteur des actions. En effet, une vague de froid devait prochainement toucher cette région de l’Atlas.

Le souverain a demandé que les enfants orphelins soient recensés et que leur soit octroyé le statut de pupille de la nation.

L’État a également décidé d’accorder une aide d’urgence de 30 000 dirhams à tous les ménages victimes du séisme ainsi que des aides directes de 140 000 dirhams pour les logements totalement détruits et de 80 000 dirhams pour la réhabilitation des habitations partiellement effondrées.

Cette série de mesures a été accompagnée par une prise en charge des enfants et des étudiants de cette région. Le but est que ces derniers poursuivent leurs études dans les plus brefs délais et dans de bonnes conditions. C’est ainsi que la priorité leur a été accordée afin qu’ils bénéficient de bourses universitaires ainsi que de services gratuits d'hébergement et de restauration. Le souverain a demandé que les enfants orphelins soient recensés et que leur soit octroyé le statut de pupille de la nation.

Outre ces mesures ponctuelles, le roi du Maroc a donné ses instructions pour l’établissement d’un véritable plan Marshall destiné à reconstruire l’ensemble de la zone selon les normes les plus avancées en la matière tout en respectant les spécificités culturelles et architecturales de la région. «Les mesures devront non seulement œuvrer à réparer les dégâts du séisme, mais également à lancer un programme réfléchi, intégré et ambitieux pour la reconstruction et la mise à niveau générale des régions touchées, aussi bien en termes de renforcement des infrastructures que de rehaussement de la qualité des services publics», lit-on sur le communiqué du Cabinet royal publié le 14 septembre dernier après la réunion de travail consacrée à l'activation du programme d’urgence.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.