Allemagne: soupçons de meurtre et torture contre un médecin syrien

Un manifestant s'essuie le visage lors d'une manifestation contre l'expulsion vers la Syrie à Berlin le 13 décembre 2020. (AFP)
Un manifestant s'essuie le visage lors d'une manifestation contre l'expulsion vers la Syrie à Berlin le 13 décembre 2020. (AFP)
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Publié le Lundi 21 décembre 2020

Allemagne: soupçons de meurtre et torture contre un médecin syrien

  • Un médecin syrien, réfugié en Allemagne, poursuivi en justice pour des soupçons de crime contre l'humanité,
  • Le parquet fédéral allemand le soupçonne notamment d'un meurtre et de 18 cas de torture,

Un médecin syrien, arrêté en juin en Allemagne sur des soupçons de crime contre l'humanité, pourrait avoir commis d'autres exactions dans une prison des services secrets militaires de Homs (Syrie), a annoncé lundi le parquet fédéral allemand.

Alaa M., médecin réfugié en Allemagne depuis 2015, avait été interpellé dans l' État régional de Hesse et placé en détention provisoire. Il est soupçonné d'avoir torturé, à partir du 23 octobre 2011, un homme détenu en Syrie pour avoir participé à une manifestation contre le régime de Damas.

Cet homme était ensuite mort, un forfait considéré comme un «crime contre l'humanité» en Allemagne.

Le parquet fédéral allemand le soupçonne désormais aussi d'un meurtre, de 18 cas de torture, d'avoir infligé à une personne «de lourds dommages corporels et psychologiques», d'avoir «dans sept cas privé des gens de liberté de manière grave», notamment.

Le parquet de Karlsruhe (sud-ouest) lui reproche entre autres d'avoir durant l'été 2011 versé de l'alcool puis d'avoir mis le feu aux parties génitales d'un adolescent de 14 ou 15 ans, admis auparavant aux urgences de l'hôpital militaire de Homs.

À la fin juillet-début août 2012, avec deux autres employés, il aurait également roué de coups de pieds et de poings un détenu avant de le pendre par les mains au plafond.

Une semaine plus tard, il lui est reproché d'avoir versé sur les mains du détenu un liquide inflammable avant d'y mettre le feu. «Au total il a participé à dix séances de torture contre ce prisonnier», poursuit le parquet.

Puis quelques jours plus tard, alors qu'un détenu, présenté seulement par son initiale O., tentait de se défendre face aux coups reçus, il a pratiqué une injection létale dans le bras et «l'homme est mort quelques minutes plus tard».

Alaa M. avait quitté la Syrie mi-2015 et avait gagné l'Allemagne, comme des centaines de milliers de Syriens. Il y exerçait depuis son métier de médecin.

Deux anciens membres des services de renseignement syriens, dont un ex-haut gradé, sont jugés depuis avril devant le tribunal de Coblence, pour crimes contre l'humanité et complicité de crimes contre l'humanité commis dans un centre de détention de Damas en 2011.

Ce procès est considéré comme le premier au monde en lien avec les exactions attribuées au régime syrien.

Ces procédures judiciaires sont rendues possible car l'Allemagne applique le principe de la compétence universelle.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.