Antony Blinken se rendra en Arabie saoudite pour tenter de contenir la violence à Gaza

S'exprimant en Israël, Blinken a confirmé qu'il irait en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Égypte. ( AFP).
S'exprimant en Israël, Blinken a confirmé qu'il irait en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Égypte. ( AFP).
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Publié le Vendredi 13 octobre 2023

Antony Blinken se rendra en Arabie saoudite pour tenter de contenir la violence à Gaza

  • Blinken a confirmé qu'il se rendrait en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Égypte
  • Le secrétaire à la défense a ordonné le déploiement d'un groupe aéronaval américain dans la Méditerranée orientale et le renforcement des avions de chasse

DUBAÏ: Le plus haut diplomate américain, le secrétaire d'État Antony Blinken, a déclaré qu'il se rendrait en Arabie saoudite et dans d'autres pays du Golfe. Son objectif est de contribuer à contenir la violence à Gaza.

S'exprimant en Israël, Blinken a confirmé qu'il irait en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Égypte. Il a déjà visité la Jordanie, où il a rencontré le roi Abdallah II et le président palestinien, Mahmoud Abbas, a rapporté la chaîne d'information Al-Arabiya, détenue par l'Arabie saoudite.

«Le secrétaire engagera les partenaires régionaux dans des efforts qui visent à prévenir l'extension du conflit, assurer la libération immédiate et sûre des otages et identifier des mécanismes de protection des civils», a déclaré Matt Miller, porte-parole du département d'État, dans un communiqué.

Le secrétaire à la défense, Lloyd Austin, a ordonné le déploiement d'un groupe aéronaval américain dans la Méditerranée orientale et le renforcement des avions de chasse.

Le Commandement central américain a déclaré plus tôt dans la semaine que le déploiement du groupe aéronaval USS Gerald R. Ford en Méditerranée orientale visait à dissuader toute partie qui chercherait à faire empirer la situation ou à élargir la guerre entre Gaza et Israël.

La Maison-Blanche a ensuite déclaré que l'arrivée de l'USS Dwight D. Eisenhower en Méditerranée faisait partie d'une mission prévue.

«Elle sera certainement un atout disponible si nécessaire», a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby.

Un responsable américain de la défense a également déclaré cette semaine que le renforcement des effectifs militaires américains dans la région avait pour objectif de servir de signal dissuasif à l'Iran, au Hezbollah du Liban et à toute autre faction régionale envisageant d'ouvrir un deuxième front contre Israël.

Des échanges transfrontaliers ont déjà eu lieu après des attaques à la roquette de factions palestiniennes au Liban, ce qui a entraîné des représailles israéliennes contre des cibles du Hezbollah.

Au moins trois militants du Hezbollah ont été tués, selon le groupe.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.