Deux otages américaines libérées sont arrivées en Israël

Une photo non datée de Judith Raanan, à gauche, et de sa fille Natalie, 18 ans (Photo, AP).
Une photo non datée de Judith Raanan, à gauche, et de sa fille Natalie, 18 ans (Photo, AP).
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Publié le Samedi 21 octobre 2023

Deux otages américaines libérées sont arrivées en Israël

  • Les deux femmes avaient été kidnappées le 7 octobre alors qu'elles se trouvaient en visite au kibboutz
  • L'armée n'a confirmé aucun passage d'aide humanitaire en échange de ces libérations

JERUSALEM: Le gouvernement israélien a annoncé vendredi soir que les deux otages américaines dont le Hamas avait annoncé la libération plus tôt dans la journée étaient bien arrivées en Israël.

Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a indiqué dans un communiqué que les deux femmes, Judith Tai Raanan et Natalie Shoshana Raanan, "ont été libérées des mains de l'organisation terroriste Hamas", remises à la frontière de Gaza et se "dirigent vers un point de rendez-vous, dans une base militaire du centre du pays, où les attendent les membres de leur famille".

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué avoir "transporté les otages de Gaza vers Israël" et a salué ces premières libérations comme une "lueur d'espoir".

"Nous sommes extrêmement soulagés qu'elles puissent retrouver leur famille après deux semaines d'agonie", a déclaré le CICR dans un communiqué.

Interrogé par CNN, le rabbin Meir Hecht de la congrégation dont fait partie Judith dans l'Illinois s'est lui dit "extrêmement reconnaissant envers le Dieu tout-puissant et "pour ce miracle incroyable qui dépasse l'entendement".

Les deux femmes avaient été kidnappées le 7 octobre alors qu'elles se trouvaient en visite au kibboutz (village agricole collectiviste) Nahal Oz.

Il s'agit de la première libération d'otages confirmée par les deux parties.

Le porte-parole militaire du mouvement islamiste a affirmé dans un communiqué que les deux otages avaient été libérées "pour des raisons humanitaires, à la suite d"une médiation du Qatar".

Pas d’aide humanitaire pour Gaza 

"Le Hamas prétend à la face du monde avoir relâché ces femmes qu'il avait prises en otage pour des raisons humanitaires, alors qu'il s'agit d'une organisation terroriste meurtrière qui retient actuellement en otage des nourrissons, des enfants, des femmes et des personnes âgées", a répondu Daniel Hagari, le porte-parole de l'armée israélienne.

A Doha, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatari, Majid Al-Ansari, a confirmé que "deux otages civils américaines ont été libérées par le Hamas et remis à la Croix-Rouge dans la bande de Gaza".

"L'avancée d'aujourd'hui intervient après plusieurs jours de communication continue entre toutes les parties impliquées. Nous poursuivrons notre dialogue avec les Israéliens et le Hamas, et nous espérons que ces efforts conduiront à la libération de tous les otages civils de toutes les nationalités, dans le but ultime de désamorcer la crise actuelle et de rétablir la paix", a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole militaire du Hamas, la libération des deux otages vise aussi "à prouver au peuple américain et au monde entier que les allégations faites par (Joe) Biden et son administration fasciste (au sujet du Hamas) sont sans fondement".

"Le Hamas est en train de clamer à la face du monde qu'il a relâché les otages pour des raisons humanitaires, mais on parle d'une organisation terroriste qui retient en ce moment même des bébés, des enfants et des personnes âgées", a répondu Daniel Hagari, porte-parole de l'armée israélienne.

L'armée n'a confirmé aucun passage d'aide humanitaire en échange de ces libérations.

Quelque 200 otages israéliens, et étrangers ou binationaux ont été enlevés en Israël et emmenés à Gaza par les combattants du Hamas lors de l'attaque sans précédent du 7 octobre, qui a déclenché une guerre, Israël pilonnant depuis la bande de Gaza pour "anéantir" le mouvement islamiste.


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.