L'incertitude plane: Royal Air Maroc suspend ses vols vers Israël dans un contexte tendu

Un Boeing 787-9 «Dreamliner» de la Royal Air Maroc (RAM) atterrit à l'aéroport israélien Ben Gourion de Lod le 13 mars 2022 (Photo, AFP).
Un Boeing 787-9 «Dreamliner» de la Royal Air Maroc (RAM) atterrit à l'aéroport israélien Ben Gourion de Lod le 13 mars 2022 (Photo, AFP).
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L'incertitude plane: Royal Air Maroc suspend ses vols vers Israël dans un contexte tendu

  • Royal Air Maroc (RAM) a décidé de suspendre ses vols prévus entre le 19 et le 30 octobre, à destination et en provenance de Tel-Aviv
  • Au-delà des aspects pratiques et commerciaux, cette annulation revêt un poids géopolitique certain

CASABLANCA: Face à la situation instable qui règne actuellement dans la région, Royal Air Maroc (RAM) a décidé de suspendre ses vols prévus entre le 19 et le 30 octobre, à destination et en provenance de Tel-Aviv. Cette décision survient dans un contexte particulièrement tendu, la bande de Gaza étant sous état de siège par les forces israéliennes. 

La RAM offre à ses passagers deux options en cette période d'incertitude. La première permet aux détenteurs de billets de voler vers ou depuis Tel-Aviv à une date ultérieure, sans frais supplémentaires, dans les 15 jours suivant la reprise des vols. La seconde option propose un remboursement intégral des billets achetés, remboursés par le moyen de paiement initial.

Soucieux de minimiser l'impact sur ses clients, Royal Air Maroc a également pris des mesures pour informer ses passagers dans les plus brefs délais. Des e-mails et des SMS sont envoyés aux clients disposant de coordonnées de contact sur leur dossier de réservation.

Prudence

Au-delà des aspects pratiques et commerciaux, cette annulation revêt un poids géopolitique certain. Elle intervient à un moment où les relations entre Israël et ses voisins sont particulièrement tendues.

La décision de RAM peut donc être perçue comme une position prudente, mais également comme un baromètre des tensions régionales. En somme, l'annulation de ces vols ne se résume pas à une simple question logistique ou de sécurité aérienne ; elle touche à la géopolitique d'une région déjà enflammée par le conflit israélo-palestinien. 

Assureurs

Des compagnies comme El Al Airlines, Israir et Arkia ont déjà reçu des avis d'annulation de la part de leurs assureurs. Des mesures de garantie d'État ont été approuvées par la commission parlementaire israélienne, fournissant ainsi une assurance contre les risques de guerre pour les compagnies aériennes israéliennes.

Les compagnies sont également confrontées à des restrictions supplémentaires, notamment des limitations sur le temps passé au sol dans les aéroports de Tel Aviv ou de Beyrouth. Les vols d'évacuation, par exemple, peuvent entraîner des primes supplémentaires et nécessiter des ajustements significatifs dans les polices d'assurance.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.