Forum d’investissement Arabie saoudite Europe: transition énergétique, digitale et environnementale

Le partenariat entre l’Arabie saoudite et l’UE a en effet pris de l’ampleur ces dernières années: les stocks d’IDE de l’UE27 vers l’Arabie saoudite ont atteint 13,4 milliards d’euros en 2021, tandis que les échanges bilatéraux ont totalisé plus de 73 milliards d’euros en 2022. (Photo Arab News).
Le partenariat entre l’Arabie saoudite et l’UE a en effet pris de l’ampleur ces dernières années: les stocks d’IDE de l’UE27 vers l’Arabie saoudite ont atteint 13,4 milliards d’euros en 2021, tandis que les échanges bilatéraux ont totalisé plus de 73 milliards d’euros en 2022. (Photo Arab News).
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Publié le Mardi 24 octobre 2023

Forum d’investissement Arabie saoudite Europe: transition énergétique, digitale et environnementale

  • Le volume des échanges entre le Royaume et l’UE a atteint 80 milliards d’euros au cours de la même période, enregistrant une croissance annuelle de 30%
  • «L’UE est le deuxième partenaire économique de l’Arabie saoudite avec des échanges commerciaux qui ont atteint 75 milliards d’euros»

RIYAD: Sous la direction de Khalid al-Falih, ministre saoudien de l’Investissement; de Valdis Dombrovskis, vice-président exécutif de la Commission européenne et commissaire européen au commerce, le Forum d’investissement Arabie saoudite-Union européenne (UE) a entamé ses travaux le 23 octobre à l’hôtel Fairmont de Riyad.

Durant son allocution d’ouverture, le ministre de l’Investissement a déclaré: «L’Arabie saoudite traverse aujourd’hui une étape fondamentale; elle a entrepris des transformations et des changements historiques fondamentaux. Le pays connaît une diversité et une croissance économiques et l’essor de son environnement commercial et de sa compétitivité s’affirme et s’impose à l’échelle mondiale.»

Il ajoute: «Nous sommes aussi convaincus que le partenariat avec l’UE est crucial et solide. Plus de 1 300 entreprises européennes ont investi dans le Royaume et d’importants investissements saoudiens ont été réalisés dans la plupart des pays de l’UE. Les investissements directs étrangers (IDE) de l’UE dans le Royaume ont affiché une forte croissance en 2022 par rapport à l’année précédente dans divers secteurs et le volume des échanges a atteint 80 milliards d’euros au cours de la même période, enregistrant une croissance annuelle de 30%.»

Lors de ce Forum, le ministre des Transports et de la Logistique, Saleh ben Nasser al-Jasser, a souligné que le Royaume ambitionne d’augmenter le nombre de pèlerins, ainsi que de visiteurs, respectivement à plus de 30 millions et à plus de 100 millions de touristes par an, conformément aux objectifs de Vision 2030.

Le partenariat entre l’Arabie saoudite et l’UE a en effet pris de l’ampleur ces dernières années: les stocks d’IDE de l’UE27 vers l’Arabie saoudite ont atteint 13,4 milliards d’euros en 2021, tandis que les échanges bilatéraux ont totalisé plus de 73 milliards d’euros en 2022, faisant de l’UE le deuxième partenaire commercial du Royaume.

L’ambassadeur de l’UE, Christophe Fernand, affirme au micro d’Arab News en français: «L’UE est le deuxième partenaire économique de l’Arabie saoudite avec des échanges commerciaux qui ont atteint 75 milliards d’euros, et elle constitue le premier investisseur en Arabie saoudite. Les investissements saoudiens en Europe se développent. Nous avons une Arabie saoudite qui progresse très rapidement dans sa Vision 2030 et une Europe qui a énormément de capacités, de compétences, d’expertises.»

M. Fernand annonce: «Des entreprises européennes ont obtenu leur agrément parce que leur expertise est concluante. Et des accords informels ont été signés durant ce forum entre des sociétés saoudiennes et européennes.»

De son côté, l’ambassadeur de France, Ludovic Pouille, présent à ce forum, confie à Arab News en français: «Je suis personnellement très impressionné par les intervenants de haut niveau, par la participation très importante. Cela montre le fort intérêt de l’Arabie saoudite pour un renforcement du partenariat économique avec les pays membres de l’UE. Nous avons les capacités, les talents, les innovations et nous voulons tous contribuer au succès de la Vision 2030.»

M. Pouille explique: «La France est très fière de figurer parmi les premiers partenaires européens de l’Arabie saoudite désormais, avec un volume d’échanges commerciaux de 10 milliards d’euros en 2022 et 3 milliards d’investissement français en Arabis saoudite. Dans l’autre sens, je pense que nos amis saoudiens peuvent aussi encore davantage investir dans l’économie européenne et française. Ils le font déjà et ils peuvent faire davantage parce que nous sommes un continent d’avenir.»

Ludovic Pouille ajoute: «Les entreprises européennes peuvent apporter leur expérience et leur expertise dans les deux principaux défis auxquels le monde est confronté : la transition énergétique et environnementale.»


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com