Chasse à l'homme aux Etats-Unis après la pire tuerie de l'année

Cette image publiée le 25 octobre 2023 par le bureau du shérif du comté d'Androscoggin via Facebook montre une photo du suspect armé lors d'une fusillad à Lewiston, dans le Maine (Photo, AFP).
Cette image publiée le 25 octobre 2023 par le bureau du shérif du comté d'Androscoggin via Facebook montre une photo du suspect armé lors d'une fusillad à Lewiston, dans le Maine (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 27 octobre 2023

Chasse à l'homme aux Etats-Unis après la pire tuerie de l'année

  • Les tirs ont eu lieu mercredi en début de soirée dans un bowling et un bar de Lewiston, deuxième plus grande ville du Maine
  • Les plus de 36 000 habitants de Lewiston ont reçu pour instruction de rester confinés, face à la menace représentée par cet homme

LEWISTON: Les autorités américaines mènent jeudi une gigantesque traque dans le nord-est des Etats-Unis pour retrouver l'auteur d'une tuerie la veille ayant fait au moins 18 morts, la pire cette année dans le pays.

Les tirs ont eu lieu mercredi en début de soirée dans un bowling et un bar-restaurant de Lewiston, deuxième plus grande ville du Maine, Etat rural et boisé de la côte est américaine.

"Je suis profondément attristée de vous annoncer que 18 personnes ont perdu la vie et 13 ont été blessées dans les attaques la nuit dernière", a déclaré Janet Mills, la gouverneure de l'Etat, affirmant: "C'est un jour noir pour le Maine".

A Lewiston, ville de plus de 36.000 habitants, les écoles sont fermées jeudi, des barrages routiers sont installés, des policiers en tenue kaki sont dans les rues. Des centaines d'entre eux sont déployés dans la zone de recherche.

Le tireur présumé a été identifié comme Robert Card, 40 ans, et la police a diffusé sa photo.

Les habitants ont reçu pour instruction de rester confinés, face à la menace représentée par cet homme "armé et dangereux" et toujours en fuite, selon les autorités.

Robert Card est un réserviste de l'armée chargé de l'approvisionnement en carburant, a fait savoir le Pentagone. Une photo des autorités montre un homme vêtu d'un haut marron et d'un pantalon bleu foncé, entrant dans un bowling, fusil de type semi-automatique à l'épaule.

«Tragique et insensé»

Sept personnes, une femme et six hommes, ont perdu la vie au bowling, huit dans un restaurant à une douzaine de minutes de là, et enfin trois à l'hôpital, a détaillé la police.

Des témoins présents au bowling "Just-In-Time recreation" ont raconté à ABC comment des clients se sont cachés sous les tables et dans les machines au bout des pistes.

"J'étais couchée au-dessus de ma fille, ma mère était couchée au-dessus de moi", a décrit Riley Dumont, expliquant comment son père, policier à la retraite, a renversé une table devant eux pour offrir un abri à des enfants.

Joe Biden a déploré un acte "tragique et insensé" et ordonné la mise en berne des drapeaux sur les bâtiments fédéraux.

Le président américain, tenu informé, s'était éclipsé d'un dîner d'Etat en l'honneur du Premier ministre australien pour joindre les responsables locaux et leur offrir tout le soutien fédéral nécessaire.

"Une nouvelle fois, notre nation est en deuil", a-t-il déploré dans un communiqué, appelant le Congrès à adopter "une interdiction des armes d'assaut" -- énième appel du genre du démocrate malgré une majorité introuvable depuis des décennies pour un tel changement de législation.

«Folie»

La tuerie de mercredi est la pire aux Etats-Unis depuis celle de l'école d'Uvalde au Texas, où un tireur avait abattu 19 enfants et deux enseignantes en mai 2022.

Le pays paie un très lourd tribut à la dissémination des armes à feu sur leur territoire et à la facilité avec laquelle les Américains y ont accès.

Les Etats-Unis comptent davantage d'armes individuelles que d'habitants. Un adulte sur trois possède au moins une arme et près d'un adulte sur deux vit dans un foyer où se trouve une arme.

Hors suicides, plus de 15.000 personnes sont mortes dans des violences par armes à feu depuis le début de l'année dans le pays, et l'attaque de mercredi est la plus meurtrière enregistrée sur la période, selon l'association Gun Violence Archive (GVA).

L'auteur Stephen King, qui habite dans le Maine où se déroule l'intrigue de plusieurs de ses romans, a dénoncé jeudi l'absence de réglementation autour des armes à feu. "C'est une folie au nom de la liberté", a clamé le maître de l'épouvante.

Selon l'association Everytown, militant pour la limitation des armes individuelles, le Maine et ses 1,4 millions d'habitants comptent "très peu de lois fondamentales en matière de sécurité des armes à feu".

Mais il s'agit d'un des Etats avec le taux d'homicide par habitant le plus faible.

Les 18 morts de mercredi représentent, toujours selon Everytown, davantage que la moyenne annuelle d'homicides dans le Maine.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.