Algérie: le plan national de chemin de fer, moteur de développement

L’Algérie ambitionne d’étendre son réseau de chemin de fer pour atteindre les secteurs les plus reculés du désert. (Photo fournie).
L’Algérie ambitionne d’étendre son réseau de chemin de fer pour atteindre les secteurs les plus reculés du désert. (Photo fournie).
Short Url
Publié le Vendredi 27 octobre 2023

Algérie: le plan national de chemin de fer, moteur de développement

  • Selon les pouvoirs publics, ce programme est d’une importance capitale pour l’économie nationale et une aubaine pour le développement de divers secteurs, dont l’industrie sidérurgique
  • Sollicité par l’État, le groupe Sider El Hadjar, spécialisé dans la production de fer et d’acier, contribuera à la réalisation des lignes ferroviaires

PARIS: L’Algérie ambitionne d’étendre son réseau de chemin de fer pour atteindre les secteurs les plus reculés du désert en passant de 4 500 km de réseau actuellement à 12 500 km d’ici à 2030. Ses objectifs: dynamiser l’activité économique et garantir la mobilité des citoyens.

En partenariat avec la Chine, la première phase, pour la réalisation de 6 000 km, reliera la mine de Gara Djebilet à Béchar (800 km) et la mine de phosphate de Tébessa au port d’Annaba (280 km). Selon les pouvoirs publics, ce programme est d’une importance capitale pour l’économie nationale et une aubaine pour le développement de divers secteurs, dont l’industrie sidérurgique, notamment grâce à l’exploitation de l’un des plus importants gisements de minerai de fer sur le marché mondial: Gara Djebilet.

Stratégie gouvernementale

En effet, selon les informations recueillies auprès du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, ce programme entre dans le cadre de la stratégie gouvernementale en matière de développement du chemin de fer dont l’objectif consiste, entre autres, à relier les ports, les zones d’activités industrielles et les sites miniers. La première phase concerne la réalisation de nouvelles lignes ferroviaires dont celles reliant le port d’El-Hamdania (Tipaza) et Tamanrasset (1 200 km); le port de Djen-Djen à Hassi Messaoud (572 km) et enfin le port d’Oran à Tindouf (1 650 km). Le ministère de tutelle souligne que cette initiative favorisera le transport des matières premières vers les unités de transformation en cours de réalisation dans les différentes régions du pays.

Lors de sa rencontre avec la presse nationale, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a expliqué l’importance accordée par l’État à «la réalisation des lignes ferroviaires minières», notamment le raccordement de la mine de fer de Gara Djebilet à Béchar et du port d’Annaba à la mine de phosphate de Tébessa. «La ligne ferroviaire qui arrivera jusqu’à Tamanrasset facilitera l’exploitation des mines, stimulera le commerce et créera une dynamique économique au bénéfice des citoyens», a-t-il ajouté.

EN BREF

Le 12 août 2023, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, a annoncé la finalisation de la construction de l’autoroute est-ouest, reliant la frontière ouest avec le Maroc et la frontière est avec la Tunisie.

Lors de l’inauguration du dernier tronçon, il a indiqué que l’Algérie disposait du réseau routier le plus long du continent. Ce réseau s’étend sur 141 000 km, dont 9 000 km de réseau autoroutier.

Moteur de développement

«Le renforcement du transport ferroviaire constitue le meilleur garant du développement du pays, notamment pour les régions du sud. Nos amis chinois ont donné leur accord pour ce projet qui s’étalera sur 6 000 kilomètres», précise le président algérien. «De tels projets sont de nature à consolider l’unité et la cohésion nationale ainsi qu’à promouvoir l’investissement dans les régions les plus reculées du pays. Il ajoute que «les lignes de transport du phosphate de Djebel Onk à Annaba et de transport de minerai de fer de Tindouf à Béchar sont prioritaires».

«De tels projets sont de nature à consolider l’unité et la cohésion nationale ainsi qu’à promouvoir l’investissement dans les régions les plus reculées du pays.»

- Abdelmadjid Tebboune, président de la république algérienne

Lors d’une visite d’inspection des travaux de la ligne ferroviaire pour le transport du minerai de fer de Béchar-Tindouf-Gara Djebilet les 2 et 3 octobre 2023, le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Lakhdar Rekhroukh, a rappelé «la nécessité de renforcer les chantiers avec les moyens matériels et humains nécessaires et de respecter les contrats conclus entre les sociétés de réalisation». Il a également souligné «l’importance de veiller à garantir la qualité des travaux et à consolider les mécanismes de coordination entre les parties prenantes à ce projet, pour le livrer au mois de juillet 2026».

Sollicité par l’État, le groupe Sider El Hadjar, spécialisé dans la production de fer et d’acier, contribuera à la réalisation des lignes ferroviaires. «Nous sommes prêts à accompagner la réalisation de ce programme avec la fourniture des matières premières et des rails», confirme son PDG, Manaa Lotfi Kamel, lors d’une déclaration à la presse.


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Short Url
  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
Short Url
  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
Short Url
  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.