Ons Jabeur veut aider les enfants palestiniens, loin de tout «message politique»

La Tunisienne Ons Jabeur fait son retour contre la Russe Diana Shnaider lors du match final du tournoi de tennis WTA Ningbo Open à Ningbo, dans la province orientale du Zhejiang en Chine, le 30 septembre 2023. (Photo, AFP)
La Tunisienne Ons Jabeur fait son retour contre la Russe Diana Shnaider lors du match final du tournoi de tennis WTA Ningbo Open à Ningbo, dans la province orientale du Zhejiang en Chine, le 30 septembre 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 novembre 2023

Ons Jabeur veut aider les enfants palestiniens, loin de tout «message politique»

  • La joueuse de tennis tunisienne de 29 ans, Ons Jabeur, est la dernière grande personnalité sportive à s’être exprimée sur le conflit
  • «J’ai décidé de faire don d’une partie de mes gains pour aider les Palestiniens»

PARIS: Depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël, plusieurs sportifs célèbres ont voulu témoigner de leur solidarité envers les civils de Gaza qui périssent sous les bombes israéliennes.

Karim Benzema avait offert ses «prières pour les habitants de Gaza, victimes une fois de plus de ces bombardements injustes qui n’épargnent ni femmes ni enfants» dans un Tweet.

 

Pour le footballeur Anwar El Ghazi, le conflit «n’est pas une guerre», mais «un génocide» et «une destruction massive».

Le défenseur international marocain Noussaïr Mazraoui a partagé plusieurs messages sur Instagram, dont une vidéo dans laquelle il soutient «les frères opprimés en Palestine dans leur quête de la victoire».

 

Le Tunisien Aïssa Laïdouni (Union Berlin) a posté un message de soutien, assorti du drapeau palestinien, alors que son club avait exprimé sa solidarité avec Israël en affichant un drapeau de l’État hébreu sur les réseaux sociaux.

La joueuse de tennis tunisienne de 29 ans, Ons Jabeur, est la dernière grande personnalité sportive à s’être exprimée sur le conflit.

Deux fois finaliste à Wimbledon en 2022 et 2023, cette grande joueuse a confirmé son intention de reverser une partie de ses gains obtenus lors du Masters WTA de Cancun pour les enfants palestiniens, alors que la guerre est entrée dans son vingt-septième jour.

Victorieuse de la Tchèque Marketa Vondrousova (6-4, 6-3) lors de la phase de poule du tournoi qui réunit les huit meilleures joueuses du monde en fin de saison, Ons Jabeur a fait cette annonce lors de l'interview d'après-match tenue sur le court.

«C’est très dur de voir des enfants, des bébés mourir tous les jours. Cela me fend le cœur. J’ai donc décidé de faire don d’une partie de mes gains pour aider les Palestiniens», a-t-elle expliqué au public. Visiblement très émue, la Tunisienne a assuré toutefois qu’il ne s’agissait pas d’un «message politique».

«Je ne peux pas être heureuse de cette victoire avec ce qui se passe. Je suis désolée, on est là pour le tennis, mais c'est tellement frustrant», a regretté celle qui occupe la septième place du classement mondial. «Ce n'est pas un message politique, juste de l'humanité, je veux la paix dans le monde, c'est tout», a-t-elle conclu depuis le centre du court mexicain.

La première joueuse du monde arabe à ce niveau en tennis a ensuite partagé la vidéo de son interview sur les réseaux sociaux: «C’est moi essayant de faire en sorte que cette victoire compte au-delà d’un court de tennis», a-t-elle écrit, son message accompagné d’une petite colombe, symbole de paix.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com