Israël prendra la «responsabilité générale de la sécurité» à Gaza après la guerre, annonce Netanyahou

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à la base militaire de Kirya à Tel Aviv, le 28 octobre 2023. (Photo, AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une conférence de presse à la base militaire de Kirya à Tel Aviv, le 28 octobre 2023. (Photo, AFP)
Les forces de sécurité bloquent les manifestants israéliens criant des slogans contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une manifestation antigouvernementale à Jérusalem le 4 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)
Les forces de sécurité bloquent les manifestants israéliens criant des slogans contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une manifestation antigouvernementale à Jérusalem le 4 novembre 2023, au milieu des combats en cours entre Israël et le groupe palestinien Hamas. (AFP)
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Publié le Mercredi 08 novembre 2023

Israël prendra la «responsabilité générale de la sécurité» à Gaza après la guerre, annonce Netanyahou

  • Interrogé sur la chaîne ABC News sur qui devrait gouverner après la guerre, Benjamin Netanyahou a répondu: ceux qui ne veulent pas continuer sur la voie du Hamas"
  • "Israël assumera, pour une durée indéterminée, la responsabilité générale de la sécurité" dans le territoire palestinien, a-t-il ajouté

WASHINGTON: Le Premier ministre israélien a déclaré lundi que son pays aurait la "responsabilité globale de la sécurité" de la bande de Gaza pour une durée indéterminée, une fois que la guerre avec le Hamas aura pris fin, rejetant à nouveau la possibilité d'un cessez-le-feu.

Interrogé sur la chaîne ABC News sur qui devrait gouverner après la guerre, Benjamin Netanyahou a répondu: ceux qui ne veulent pas continuer sur la voie du Hamas".

"Israël assumera, pour une durée indéterminée, la responsabilité générale de la sécurité" dans le territoire palestinien, a-t-il ajouté. "Car nous avons vu ce qui se passe lorsque nous ne l'avons pas. Lorsque nous n'avons pas cette responsabilité en matière de sécurité, nous assistons à l'éruption de la terreur du Hamas à une échelle que nous ne pouvions pas imaginer", a-t-il dit.

Lors de cet entretien télévisé, M. Netanyahou a une nouvelle fois rejeté l'idée d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, sans libération des otages enlevés par le mouvement islamiste palestinien lors de son attaque contre Israël le 7 octobre qui a déclenché le conflit.

"Il n'y aura pas de cessez-le-feu, de cessez-le-feu général, à Gaza, sans la libération de nos otages", a-t-il dit, alors que le chef de l'ONU Antonio Guterres a appelé lundi à mettre fin "au cauchemar humanitaire à Gaza" devenu "un cimetière pour les enfants".

"En ce qui concerne les petites pauses tactiques - une heure par-ci, une heure par-là - nous les avons déjà eues", a ajouté M. Netanyahou dans son interview.

Le Premier ministre israélien faisait référence à une déclaration de la Maison Blanche, selon laquelle que le président américain Joe Biden avait évoqué la "possibilité de pauses tactiques" avec M. Netanyahou "pour fournir aux civils des opportunités de quitter en sécurité les zones de combats, s'assurer que l'aide parvient aux civils dans le besoin et permettre la potentielle libération d'otages".

"Je suppose que nous allons examiner les circonstances pour permettre aux biens - aux biens humanitaires - d'entrer ou à nos otages de partir. Mais je ne pense pas qu'il y aura un cessez-le-feu général", a répété M. Netanyahou. "Cela entraverait nos efforts pour faire sortir nos otages, car la seule chose qui fonctionne sur ces criminels et sur le Hamas, c'est la pression militaire que nous exerçons", a-t-il encore dit.

Interrogé sur sa responsabilité dans l'attaque du 7 octobre, M. Netanyahou a répondu: "Bien sûr". "Cela ne fait pas de doute et ce doit être résolu après la guerre", a-t-il déclaré, ajoutant que son gouvernement n'avait "clairement" pas respecté son obligation de protéger son peuple.

Depuis le 7 octobre, plus de 1.400 personnes ont péri en Israël d'après les autorités, majoritairement des civils tués le jour de l'attaque du Hamas, la plus meurtrière de l'histoire d'Israël. Le Hamas a également fait plus de 240 otages, emmenés à Gaza.

Les bombardements israéliens en représailles sur la bande de Gaza, où le Hamas est au pouvoir depuis 2007, ont fait 10.022 morts, en majorité des civils dont plus de 4.000 enfants, selon le bilan du ministère de la Santé du Hamas lundi.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.