Conflit Israël-Hamas: les désaccords s'accentuent au sein du Labour britannique

Le chef du parti travailliste, principal parti d'opposition britannique, Keir Starmer, prononce un discours dans le centre de Londres, le 31 octobre 2023. (Photo: AFP)
Le chef du parti travailliste, principal parti d'opposition britannique, Keir Starmer, prononce un discours dans le centre de Londres, le 31 octobre 2023. (Photo: AFP)
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Publié le Mercredi 08 novembre 2023

Conflit Israël-Hamas: les désaccords s'accentuent au sein du Labour britannique

  • Keir Starmer, que les sondages placent en bonne position pour devenir le futur Premier ministre du Royaume-Uni, appelle à des «pauses» humanitaires plutôt qu'à un cessez-le-feu
  • La position de Keir Starmer est critiquée au sein du parti travailliste, où certains la jugent trop pro-israélienne

LONDRES: Un député de l'opposition travailliste britannique a démissionné de l'équipe dirigeante du parti, en désaccord avec la position adoptée sur le conflit entre Israël et le Hamas par son chef Keir Starmer, de plus en plus sous pression face à la division dans ses rangs.

Keir Starmer, que les sondages placent en bonne position pour devenir le futur Premier ministre du Royaume-Uni, appelle à des "pauses" humanitaires plutôt qu'à un cessez-le-feu, dans le sillage du gouvernement conservateur et d'autres dirigeants dans le monde.

Mais sa position est critiquée au sein du parti travailliste, où certains la jugent trop pro-israélienne, depuis l'attaque lancée par le Hamas le 7 octobre sur Israël et les représailles massives israéliennes.

"Il est devenu clair que ma position sur la catastrophe humanitaire en cours à Gaza diffère substantiellement de la position que vous avez adoptée", a écrit dans sa lettre de démission adressée à Keir Starmer, Imran Hussain, député de Bradford dans le nord de l'Angleterre et en charge du travail dans le "shadow cabinet" (gouvernement fantôme) travailliste.

Dans sa lettre publiée tard mardi soir, Imran Hussain, membre de l'aile gauche du Labour et au "shadow cabinet" depuis huit ans, condamne fermement l'attaque du 7 octobre mais estime que le droit d'Israël à se défendre "ne doit pas devenir le droit de violer le droit international sur la protection des civils ou de commettre des crimes de guerre".

Le conflit entre Israël et Gaza ravive les divisions au sein du Labour, que Keir Starmer a réunifié et recentré après avoir succédé en 2020 au très à gauche Jeremy Corbyn, qui avait été accusé d'avoir laisser prospérer l'antisémitisme au sein du parti.

Près de cinquante élus locaux (sur les 6.500 que compte le Labour) ont démissionné et de plus en plus de voix s'élèvent au sein de ses parlementaires pour appeler à un cessez-le-feu. Au moins 16 des membres du "shadow cabinet" ont ainsi affirmé ou partagé sur les réseaux sociaux une position divergente avec celle de Keir Starmer sur le conflit.

"Un cessez-le feu maintenant ne ferait que geler le conflit et la situation des otages à Gaza, et laisserait au Hamas les infrastructures et la capacité de mener le même genre d'attaque que celle du 7 octobre", a réagi mercredi un porte-parole du parti travailliste.

Des "pauses humanitaires" sont "le meilleur et le plus réaliste moyen de résoudre l'urgence humanitaire à Gaza", a-t-il ajouté.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.