Indonésie: un nouveau séisme de magnitude 6,7 au large des Moluques

Cette photo prise et diffusée le 10 janvier 2023 par la BNPB (Agence nationale de gestion des catastrophes) montre une maison endommagée après un tremblement de terre de magnitude 7,6 survenu dans les profondeurs de l'océan au large de l'Indonésie et du Timor oriental, dans les îles Tanimbar à Maluku. (Photo, AFP)
Cette photo prise et diffusée le 10 janvier 2023 par la BNPB (Agence nationale de gestion des catastrophes) montre une maison endommagée après un tremblement de terre de magnitude 7,6 survenu dans les profondeurs de l'océan au large de l'Indonésie et du Timor oriental, dans les îles Tanimbar à Maluku. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 08 novembre 2023

Indonésie: un nouveau séisme de magnitude 6,7 au large des Moluques

  • Comme pour le tremblement de terre survenu plus tôt dans la journée, aucun dégât ni blessé n'a été signalé dans l'immédiat. Aucune alerte au tsunami n'a été émise
  • Selon l'Agence indonésienne de météorologie, de climatologie et de géophysique, il s'agit de l'une des 23 répliques qui ont suivi le premier séisme

JAKARTA: Un tremblement de terre de magnitude 6,7 s'est produit mercredi en fin de journée à l'est de l'Indonésie, au large des Moluques, plusieurs heures après un premier séisme de magnitude 7,1 dans la même région, selon l'Institut américain d'études géologiques (USGS).

Ce nouveau séisme, l'une des nombreuses répliques, s'est produit à 20h02 locales (13h02 GMT) à une profondeur de 10 km à plus de 300 km des premières côtes, a précisé l'USGS.

Comme pour le tremblement de terre survenu plus tôt dans la journée, aucun dégât ni blessé n'a été signalé dans l'immédiat. Aucune alerte au tsunami n'a été émise.

L'épicentre de ce deuxième séisme était situé à plus de 300 km de la ville de Tual et 330 km de l'île d'Ambon.

Selon l'Agence indonésienne de météorologie, de climatologie et de géophysique, il s'agit de l'une des 23 répliques qui ont suivi le premier séisme.

Une première puissante secousse de magnitude 7,1 avait été enregistrée à 11h53 (04h53 GMT) dans la même région de l'est de l'Indonésie, au large des Moluques, également à 10 km de profondeur.

La magnitude mesurée dans un premier temps à 6,9 a été relevée à 7,1 par l'USGS. Aucun dégât ni blessé n'avait été signalé alors que l'épicentre se situait à 345 km de l'île de Ambon.

Cette première secousse a été ressentie dans la ville de Saumlaki, sur les îles Tanimbar et de façon plus faible sur l'île d'Ambon, capitale de la province des Moluques, selon l'agence de géophysique indonésienne BMKG.

"Le séisme a été assez intense. Mais les gens ici n'ont pas paniqué. Nous sommes habitués aux tremblements de terre", a indiqué à l'AFP Lambert Tatang, un habitant de Saumlaki, dans les îles Tanimbar.

"Surtout quand on a su qu'il n'y avait pas d'alerte au tsunami, la vie est revenue à la normale", a ajouté cet habitant de 41 ans.

L'Indonésie connaît une activité sismique et volcanique fréquente en raison de sa position sur la "ceinture de feu" du Pacifique, où les plaques tectoniques entrent en collision.

En novembre 2022, un séisme de magnitude 5,6 avait causé la mort de 602 personnes sur l'île indonésienne de Java.

Le séisme le plus meurtrier en Indonésie, survenu au large de Sumatra le 26 décembre 2004, avait fait plus de 230.000 morts jusqu'au Sri Lanka, en Inde et en Thaïlande. Il avait provoqué des vagues gigantesques, jusqu'à 30 mètres de hauteur sur le rivage de Banda Aceh, dans le nord de Sumatra. Il était de magnitude 9,1.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.