L'extrême droite française pas la bienvenue à la marche contre l'antisémitisme à Paris

«Nous ne souhaitons pas que des personnes qui sont héritières d'un parti fondé par des anciens collaborateurs soient présentes», a déclaré le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Yonathan Arfi sur la chaîne LCI. (AFP)
«Nous ne souhaitons pas que des personnes qui sont héritières d'un parti fondé par des anciens collaborateurs soient présentes», a déclaré le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Yonathan Arfi sur la chaîne LCI. (AFP)
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Publié le Vendredi 10 novembre 2023

L'extrême droite française pas la bienvenue à la marche contre l'antisémitisme à Paris

  • Marine Le Pen, tente de «dédiaboliser» le RN, en gommant les aspects les plus polémiques, dont les accusations récurrentes d'antisémitisme à l'endroit de son père
  • Pour le président du Crif, «le RN et LFI sont des acteurs qui se situent en dehors du champ républicain»

PARIS: Le Conseil représentatif des institutions juives de France a dénoncé jeudi la volonté de l'extrême droite française de participer à une marche contre l'antisémitisme dimanche à Paris, dénonçant des héritiers d'"anciens collaborateurs".

"Nous ne souhaitons pas que des personnes qui sont héritières d'un parti fondé par des anciens collaborateurs soient présentes", a déclaré le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Yonathan Arfi sur la chaîne LCI.

"En annonçant qu'il participerait à cette manifestation, le Rassemblement national (RN, ex-FN) savait qu'il créerait la polémique, qu'il détournerait la manifestation de son objet principal qui est la lutte contre l'antisémitisme", a-t-il accusé, critiquant "une forme d'instrumentalisation de cette marche qui est indécente".

La chef de file de l'extrême droite française, Marine Le Pen, tente de "dédiaboliser" le RN, en gommant les aspects les plus polémiques, dont les accusations récurrentes d'antisémitisme à l'endroit de son père.

Jean-Marie Le Pen avait notamment fait scandale en qualifiant les chambres à gaz de l'Holocauste de "détail" de l'Histoire.

Pour le président du Crif, "le RN et LFI sont des acteurs qui se situent en dehors du champ républicain".

"La France insoumise (LFI, gauche radicale, qui a annoncé ne pas participer au rassemblement) cultive des amitiés avec des antisémites assumés", "ils sont dans un soutien quasi assumé au Hamas, nous avons là le bal des incendiaires", a-t-il dénoncé.

Plusieurs centaines de personnes réunies à Paris

Plusieurs centaines de personnes se sont réunies jeudi soir devant le gymnase Japy, dans le XIe arrondissement de Paris, en mémoire des victimes de la Nuit de Cristal nazie, dont c'était le 85e anniversaire.

L'appel avait été lancé par l'association Mémorial 98 et le Réseau d'Actions contre l'Antisémitisme et tous les Racismes.

La CGT et LFI appelaient à rejoindre le rassemblement devant le gymnase Japy, où de nombreux juifs furent parqués pendant l'Occupation avant d'être envoyés dans des camps de concentration.

Clémence Guetté, Alexis Corbière, Raquel Garrido, Clémentine Autain... De nombreux élus de La France insoumise - critiquée pour être le seul parti à ne pas appeler à la grande marche contre l'antisémitisme dimanche - étaient présents.

Cette marche divise la classe politique en France, où les actes antisémites ont explosé depuis la guerre déclenchée par les massacres perpétrés le 7 octobre par le Hamas en Israël.

L'initiative est diversement accueillie en France, qui accueille les plus importantes communautés juive et arabo-musulmane en Europe, principalement du fait de la participation annoncée de l'extrême droite.

Les massacres du 7 octobre, qui ont fait plus de 1.400 morts côté israélien, ont déclenché une guerre dévastatrice entre le Hamas et Israël qui, depuis, pilonne la bande de Gaza. Selon le mouvement islamiste palestinien, les opérations militaires israéliennes y ont fait plus de 10.300 morts.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.