Le président du Turkménistan propose la réglisse contre le coronavirus

Des femmes turkmènes en vêtements traditionnels montrent comment fumiger une maison avec la fumée de la rue sauvage brûlée (connue localement sous le nom de yuzerlik) à Achgabat le 11 décembre 2020. Le leader et ex-dentiste Gurbanguly Berdymukhamedov est allé plus loin en ordonnant de brûler la rue sauvage à un « niveau systématique », vantant les qualités anti-infectieuses de sa fumée légèrement enivrante. (Igor Sasin / AFP)
Des femmes turkmènes en vêtements traditionnels montrent comment fumiger une maison avec la fumée de la rue sauvage brûlée (connue localement sous le nom de yuzerlik) à Achgabat le 11 décembre 2020. Le leader et ex-dentiste Gurbanguly Berdymukhamedov est allé plus loin en ordonnant de brûler la rue sauvage à un « niveau systématique », vantant les qualités anti-infectieuses de sa fumée légèrement enivrante. (Igor Sasin / AFP)
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Publié le Samedi 26 décembre 2020

Le président du Turkménistan propose la réglisse contre le coronavirus

  • M. Berdymoukhamedov a assuré que "la réglisse empêche le développement du coronavirus" et que "même une faible concentration d'un extrait aqueux de réglisse a un effet neutralisant",
  • il a chargé l'Académie des sciences nationale de mener des études sur les effets bénéfiques supposées de cette plante aromatique

ACHKHABAD, Turkménistan : Le fantasque président du Turkménistan a assuré samedi que la réglisse pouvait servir de remède contre le coronavirus, nouvelle supposée recette miracle vantée par ce pays reclus et autoritaire d'Asie centrale qui assure être épargné par la pandémie.

"Des scientifiques de tous les pays recherchent actuellement des remèdes efficaces contre le coronavirus, menant de nombreuses études, et l'un d'entre eux pourrait être la racine de réglisse", a clamé Gourbangouly Berdymoukhamedov, le président turkmène, lors d'une réunion ministérielle.

M. Berdymoukhamedov a assuré que "la réglisse empêche le développement du coronavirus" et que "même une faible concentration d'un extrait aqueux de réglisse a un effet neutralisant", sans apporter aucune preuve scientifique à ses déclarations.

Notant que le Turkménistan dispose "de réserves suffisantes" de réglisse, il a chargé l'Académie des sciences nationale de mener des études sur les effets bénéfiques supposées de cette plante aromatique également présente en Europe.

Il ne s'agit pas de la première fois que l'autoritaire président turkmène appelle à utiliser une plante médicinale pour lutter contre une pandémie dont le pays se dit pourtant épargné.

Depuis mars et des recommandations officielles en ce sens de Gourbangouly Berdymoukamedov, la population s'est tournée vers les fumigations de harmal, plante à l'odeur forte et aux supposées vertus médicinales, aussi appelé rue sauvage.

Le président turkmène, un habitué des initiatives visant à glorifier la faune et la flore de cette ex-république soviétique, avait ordonné des fumigations au harmal de "manière systématique". Le prix du bouquet de harmal a depuis explosé.

Pour se prémunir du Covid-19, les autorités sanitaires mondiales recommandent avant tout le port du masque, la distanciation sociale et des habitudes sanitaires, comme le lavage régulier des mains.

Au Turkménistan, il a fallu une visite d'une délégation de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) en juillet pour que de telles mesures et des restrictions publiques soient imposées, mais jamais le pays n'a admis avoir enregistré le moindre cas de coronavirus - même après que l'ambassadeur du Royaume-Uni à Achkhabad a annoncé souffrir du Covid-19.

Depuis l'été, les magasins non alimentaires et les restaurants sont fermés et la circulation des trains et bus limitée. La population a été invitée à porter des masques, officiellement pour se prémunir de la "poussière" et de "pathogènes" dont la nature n'a pas été précisée.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.