Mer de Chine: Manille installe des garde-côtes pour mieux surveiller les navires de Pékin

L'île Nanshan, occupée par les Philippines, connue localement sous le nom d'île Lawak, dans la mer de Chine méridionale (Photo, AP).
L'île Nanshan, occupée par les Philippines, connue localement sous le nom d'île Lawak, dans la mer de Chine méridionale (Photo, AP).
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Publié le Samedi 02 décembre 2023

Mer de Chine: Manille installe des garde-côtes pour mieux surveiller les navires de Pékin

  • Cette station, qui doit être opérationnelle début 2024, sera équipée de systèmes de surveillance «avancés», incluant radars, caméras et outils satellitaires
  • Les relations entre Manille et Pékin se sont détériorées ces derniers mois après une série d'incidents dans cette zone

ILE DE TITHU: Les Philippines ont annoncé vendredi l'installation d'une station de garde-côtes sur la plus grande de ses îles en mer de Chine méridionale afin de surveiller les navires envoyés par Pékin, qui revendique la souveraineté sur cette région.

Cette station, qui doit être opérationnelle début 2024, sera équipée de systèmes de surveillance "avancés", incluant radars, caméras et outils satellitaires, a déclaré le conseiller national à la sécurité Eduardo Ano lors d'une visite sur l'île philippine de Thitu.

"Ces systèmes amélioreront considérablement la capacité (des garde-côtes) à surveiller les mouvements des forces maritimes chinoises et d'autres pays qui pourraient venir ici, ainsi que nos propres navires et avions", a-t-il ajouté.

Les relations entre Manille et Pékin se sont détériorées ces derniers mois après une série d'incidents dans cette zone, dont deux collisions entre des navires chinois et philippins dont les deux pays se rejettent mutuellement la responsabilité.

La collecte de données en temps réel aura un "impact sur le comportement" de ceux qui revendiquent la souveraineté sur ces îles, a également assuré M. Ano, évoquant un "tournant".

Pékin revendique la souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, notamment les eaux et les îles proches de pays voisins, malgré une décision de 2016 d'un tribunal international selon laquelle ces prétentions n'ont pas de base légale.

La Chine a déployé des navires dans cette région où elle a construit des îles et des installations militaires pour donner plus de poids à ses revendications.

Les Philippines, Brunei, la Malaisie, Taïwan et le Vietnam ont eux aussi des revendications sur plusieurs îles dans ces eaux, qui pourraient contenir d'importantes réserves pétrolières en profondeur.

Vendredi, Eduardo Ano a accusé la Chine de comportements "illégaux" et "agressifs" à l'encontre des pêcheurs et garde-côtes philippins. "C'est du pur harcèlement", a-t-il assuré. "Nous ne céderons pas et nous nous défendrons. Aucune puissance qui essaye de nous opprimer (...) ne parviendra à nous en dissuader", a-t-il ajouté


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.