FIFM 2023: Asmae El Moudir remporte l'Étoile d'Or

«La mère de tous les mensonges - Kadib Abyad», le film poignant d'Asmae El Moudir, a décroché ce samedi l’Étoile d’or (Photo, FIFM).
«La mère de tous les mensonges - Kadib Abyad», le film poignant d'Asmae El Moudir, a décroché ce samedi l’Étoile d’or (Photo, FIFM).
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Publié le Dimanche 03 décembre 2023

FIFM 2023: Asmae El Moudir remporte l'Étoile d'Or

  • Le film poignant d'Asmae El Moudir, a décroché ce samedi l’Étoile d’or
  • Une récompense pour son voyage cinématographique exceptionnel depuis Cannes jusqu'à Toronto

CASABLANCA: Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) a vu briller une étoile marocaine. «La mère de tous les mensonges - Kadib Abyad», le film poignant d'Asmae El Moudir, a décroché ce samedi l’Étoile d’or, récompensant ainsi son voyage cinématographique exceptionnel depuis Cannes jusqu'à Toronto. Ce film, qui a déjà conquis le cœur des critiques et des spectateurs à Cannes, s'est imposé comme une œuvre majeure du cinéma contemporain marocain.

De Cannes à Toronto

Le film d'Asmae El Moudir a été présenté lors des plus prestigieux festivals de cinéma. Après avoir reçu le Prix de la mise en scène dans la catégorie «Un certain regard» à Cannes, il a captivé le public nord-américain lors de sa première au Toronto International Film Festival (TIFF). «La mère de tous les mensonges - Kadib Abyad», avec sa narration hybride et son approche artistique singulière, explore les liens entre les événements historiques de la Tunisie et leur résonance dans la société marocaine contemporaine.

Une réalisation et de l'audace 

Asmae El Moudir, dans ce film, transcende le cinéma traditionnel en mêlant la réalité à la fiction et en utilisant des marionnettes et des symboles pour réinterpréter l'histoire familiale et nationale. Cette démarche artistique originale offre une expérience visuelle inédite et transforme les faits historiques en une narration poignante racontée par de multiples facettes

Le film ne se limite pas à la quête personnelle d'Asmae. En explorant l’histoire de sa famille, notamment à travers la participation de sa grand-mère, cette oeuvre se veut une exploration de la vérité individuelle et collective, un hommage à l’histoire marocaine et un écho des émotions universelles.

La consécration: L'Étoile d'or du FIFM 

Le sacre de «La mère de tous les mensonges - Kadib Abyad» au FIFM n'est pas seulement une victoire pour Asmae El Moudir ; c'est la reconnaissance d'une vision artistique audacieuse et d'un talent cinématographique remarquable. Ce film est un témoignage de la vitalité et de la richesse du cinéma marocain et africain. Bien que la date de sortie dans les salles marocaines n'ait pas été annoncée, l'Étoile d'or obtenue au FIFM a suscité une grande attente parmi le public marocain.

Prix du Jury

Le Festival International du Film de Marrakech (FIFM) a également célébré d'autres talents remarquables du cinéma mondial. Le Prix du Jury a été attribué ex-aequo à deux films : « Bye Bye Tiberias » de Lina Soualem et « Les Meutes » (« Hounds ») de Kamal Lazraq. 

La mise en scène

Le Prix de la Meilleure Réalisation a été décerné à Ramata-Toulaye Sy pour son film « Banel & Adama ». Ce prix souligne l'excellence de la mise en scène de Sy, qui a su tisser un récit à la fois poignant et esthétiquement riche. Son œuvre se distingue par une narration visuelle forte et un engagement profond dans la représentation des réalités sociales.

Dans la catégorie Meilleure Performance par un Acteur, Doga Karakas a été récompensé pour son rôle dans le film « Dormitory » de Nehir Tuna. Sa prestation, à la fois nuancée et puissante, a brillé par son authenticité. La capacité de Karakas à donner vie à son personnage a été unanimement saluée.

De même, Asja Zara Lagumdžija a remporté le prix de la Meilleure Performance par une Actrice pour son rôle dans « Excursion » de Una Gunjak. Sa performance, empreinte d'émotion et de subtilité, a su captiver l'audience et a magnifiquement rendu l'essence complexe de son personnage.

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".