Attentat près de la tour Eiffel: L'assaillant toujours en garde à vue, a fait allégeance à l'EI

La police judiciaire intervient sur les lieux d'une agression au couteau à Paris le 2 décembre 2023 (Photo, AFP).
La police judiciaire intervient sur les lieux d'une agression au couteau à Paris le 2 décembre 2023 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Lundi 04 décembre 2023

Attentat près de la tour Eiffel: L'assaillant toujours en garde à vue, a fait allégeance à l'EI

  • Un Allemand a été tué et deux personnes ont été blessées samedi soir à Paris dans une attaque au couteau et au marteau près de la tour Eiffel
  • L'assaillant, Armand Rajabpour-Miyandoab, un Français né en 1997 de parents iraniens, a été interpellé peu après les faits et placé en garde à vue

PARIS: Toujours en garde à vue dimanche, l'islamiste radical qui a tué un jeune touriste germano-philippin et blessé deux autres personnes à proximité de la tour Eiffel à Paris samedi soir avait fait allégeance au groupe Etat islamique avant son passage à l'acte, qui pose la question du suivi psychiatrique de certains jihadistes.

L'attaque est survenue à quelques mois des JO-2024 à Paris et moins de deux mois après celle d'Arras (Pas-de-Calais), qui a coûté la vie à un enseignant mi-octobre et conduit au relèvement du plan Vigipirate au niveau maximal "urgence attentat".

S'exprimant en langue arabe dans cette vidéo, Armand Rajabpour-Miyandoab, un Franco-Iranien de 26 ans, apportait "son soutien aux jihadistes agissant dans différentes zones", a déclaré le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard, lors d'une conférence de presse dimanche soir.

"Cette vidéo était notamment mise en ligne sur son compte X (ex-Twitter)", ouvert début octobre et qui comportait "de nombreuses publications sur le Hamas, Gaza et plus généralement la Palestine", selon le magistrat. Fin octobre, la mère de l'assaillant avait indiqué aux services de police qu'elle s'inquiétait car son fils "se repliait sur lui-même".

L'acte a "potentiellement été préparé depuis plusieurs semaines", analyse une source proche du dossier. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer quand les armes de l'agression ont été achetées.

En garde à vue, l'assaillant n'a pas choisi de garder le silence et "s'exprime", selon une source proche du dossier. Trois autres personnes, membres de sa famille ou de son entourage, sont aussi en garde à vue.

Les faits se sont déroulés samedi vers 21h30 dans ce lieu hautement touristique de la capitale, à proximité du pont de Bir Hakeim enjambant la Seine.

Le touriste tué au couteau, 23 ans, était de nationalités allemande et philippine, et se trouvait avait deux autres personnes d'origine philippine. Il a reçu "deux coups de marteau et quatre coups de couteau", a indiqué le magistrat.

L'assaillant a crié à plusieurs reprises "Allah akbar" et déclaré être "muni d'une ceinture d'explosifs", selon le procureur anti-terroriste.

Il s'en est aussi pris, avec un marteau, à deux hommes, un Français de 60 ans et un Britannique de 66 ans, légèrement blessés.

Il a été maîtrisé par les forces de l'ordre à l'aide d'un pistolet à impulsion électrique peu après l'attaque et placé en garde à vue dans les locaux de la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle de Paris. L'enquête de flagrance est ouverte pour "assassinat et tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crimes d'atteinte aux personnes".

Troubles psychiatriques

"Issu d'une famille sans aucun engagement religieux", Armand Rajabpour-Miyandoab s'est converti à l'islam à l'âge de 18 ans, en 2015, et a "très rapidement" versé dans "l'idéologie jihadiste".

Fiché pour radicalisation islamiste (FSPRT), selon une source proche de l'enquête, il avait été condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme, après un projet d'action violente à la Défense, en 2016. Il était sorti en mars 2020 de prison après quatre ans de détention.

Il avait "noué des liens avec des individus ancrés dans l'idéologie jihadiste", tels que "l'un des futurs auteurs de Saint-Etienne-du-Rouvray", a noté M. Ricard, mais sans que ces contacts ne soient opérationnels dans la préparation d'attentats.

L'enquête va désormais tenter de faire la lumière sur la manière dont a été effectué le suivi médical de l'auteur, un homme au "profil très instable, très influençable", selon une source sécuritaire interrogée par l'AFP.

"L'évolution de certains troubles psychiatriques déjà relevés lors de sa détention" avait conduit le Pnat "à requérir la réalisation d'une nouvelle expertise psychiatrique", a notamment rappelé Jean-François Ricard.

"A la suite de cette dernière, l'auteur était soumis à une injonction de soins impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur. Ce suivi était effectif jusqu'à la fin de la mise à l'épreuve le 26 avril 2023", a-t-il ajouté.

Gérald Darmanin a réclamé dimanche soir que les autorités "puissent demander une injonction de soins" pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques afin de prévenir des passages à l'acte, à l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon.

Environ 5.200 personnes sont connues pour radicalisation en France, dont 1.600 personnes sont particulièrement surveillées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon une source au sein du renseignement, qui précise que 20% de ces 5.000 personnes ont des troubles psychiatriques.


Anne-Claire Legendre, diplomate experte du monde arabe, à la tête de l’IMA à Paris

Nouvellement nommée à la tête de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre s’adresse à la presse à l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris le 17 février 2026. (AFP)
Nouvellement nommée à la tête de l’Institut du monde arabe, Anne-Claire Legendre s’adresse à la presse à l’Institut du Monde Arabe (IMA) à Paris le 17 février 2026. (AFP)
Short Url
  • Anne-Claire Legendre, diplomate chevronnée et experte du Maghreb et du Moyen-Orient, devient la première femme à diriger l’Institut du monde arabe, succédant à Jack Lang, après avoir été conseillère du président Emmanuel Macron pour la région
  • Elle s’illustre par sa gestion de dossiers sensibles : reconnaissance d’un État palestinien par la France, médiation au Liban et en Algérie, et lutte contre la désinformation internationale

PARIS: Désignée mardi pour prendre la succession de Jack Lang à la tête de l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris, Anne-Claire Legendre est une diplomate chevronnée dont l'expertise sur le Maghreb et le Moyen-Orient est unanimement louée pour servir le prestigieux instrument d'influence française.

Conseillère du président Emmanuel Macron chargée de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient depuis fin 2023, elle a été élue mardi présidente, sur proposition de l'Etat français, pour succéder à Jack Lang, emporté par l'affaire Epstein.

Elle devient, à 46 ans, la première femme à diriger l'IMA.

Elle est "compétente, substantielle et engagée avec une connaissance aiguë de chaque pays qui compose le monde arabe, que ce soit le Maghreb ou le Moyen-Orient", souligne auprès de l'AFP un ambassadeur siégeant au conseil d'administration de l'institution.

Ce conseil d'administration est composé à parité d'ambassadeurs arabes et de personnalités choisies par le ministère des Affaires étrangères français - surnommé par métonymie le Quai d'Orsay, son adresse dans la capitale française.

Originaire de Bretagne (ouest), cette quadragénaire reconnaissable à ses cheveux blonds coupés courts parle l'arabe avec aisance. Elle est diplômée de la prestigieuse école de sciences politiques, Sciences Po, et de l'université de la Sorbonne, toutes deux à Paris.

Après avoir occupé diverses fonctions au Quai d'Orsay - qui contribue pour moitié (12,3 millions d'euros) au budget de l'IMA - elle était déjà devenue la première et plus jeune femme consul de France à New York, en 2016, où elle restera quatre ans.

- Riposte française -

En 2020, elle devient ambassadrice au Koweit, avant d'être rappelée à Paris à peine un an plus tard, pour devenir la porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

A ce poste, elle affûte la riposte française face aux campagnes de désinformation russes.

Au sein du ministère, certains lui reprochent parfois sa froideur, qui contraste avec le ton de ses conférences de presse hebdomadaires où elle se montre particulièrement à l'aise, maniant les éléments de langage sans jamais sortir du cadre imposé.

La diplomate contribue à rendre visible la fonction de porte-parole du ministère en multipliant les interventions à la télévision et sur les radios pour expliquer la position de la France sur les principaux dossiers du moment, en particulier la guerre en Ukraine et l'activisme des mercenaires du groupe russe Wagner en Afrique.

En décembre 2023, Anne-Claire Legendre devient conseillère Afrique du nord et Moyen-Orient à la cellule diplomatique de la présidence, en pleine recrudescence du conflit israélo-palestinien.

- Terrains minés -

La période est alors délicate pour le président Emmanuel Macron, dont la politique étrangère dans la région est critiquée jusque dans les rangs des diplomates français qui la jugent illisible.

Auprès d'Emmanuel Macron, Anne-Claire Legendre est la principale instigatrice de la reconnaissance d'un État palestinien par la France en septembre dernier, selon des sources diplomatiques à l'AFP.

Cette décision, qui a suscité l'ire d'Israël, sera suivie d'un cessez-le-feu mais la solution à deux États vivant en paix côte à côte semble à bien des égards encore chimérique.

Cette reconnaissance reste néanmoins "un point fort pour l'ensemble des pays arabes membres" à mettre à l'actif de la diplomate, explique un des ambassadeurs membres du conseil d'administration de l'IMA.

Au-delà du délicat dossier israélo-palestinien, Anne-Claire Legendre est aussi celle qu'on envoie volontiers pour déminer les terrains les plus difficiles, avec plus ou moins de succès.

Elle se rend ainsi à Alger en mars 2025 pour rencontrer le président algérien Abdelmadjid Tebboune afin de tenter d'apaiser les relations entre la France et l'Algérie, avant que les deux pays ne retombent dans la crise.

Au Liban, elle pousse pour la fin de la guerre entre le Hezbollah et Israël. Un accord est arraché en novembre 2024, en vertu duquel la France fait partie du mécanisme de surveillance de cessez-le-feu auprès des Américains.


Nuñez en Algérie pour tenter de renouer le dialogue entre les deux pays

"Je me rends en Algérie pour une réunion de travail avec mon homologue. Il y a eu une phase de préparation entre services à un niveau technique et donc maintenant, on passe à la phase politique". (AFP)
"Je me rends en Algérie pour une réunion de travail avec mon homologue. Il y a eu une phase de préparation entre services à un niveau technique et donc maintenant, on passe à la phase politique". (AFP)
Short Url
  • Ce déplacement hautement sensible avait été annoncé à la suite de l'invitation du ministre de l'Intérieur algérien Saïd Sayoud, lancée il y a plusieurs mois à son homologue français
  • Mais il tardait à se concrétiser de sorte que cette visite apparaît comme un premier signe de dégel entre les deux pays

PARIS: Le ministre de l'Intérieur français Laurent Nuñez va tenter lundi et mardi en Algérie de renouer les liens entre les deux pays sur les questions de sécurité dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Paris et Alger.

Ce déplacement hautement sensible avait été annoncé à la suite de l'invitation du ministre de l'Intérieur algérien Saïd Sayoud, lancée il y a plusieurs mois à son homologue français. Mais il tardait à se concrétiser de sorte que cette visite apparaît comme un premier signe de dégel entre les deux pays.

"Je me rends en Algérie pour une réunion de travail avec mon homologue. Il y a eu une phase de préparation entre services à un niveau technique et donc maintenant, on passe à la phase politique", a commenté vendredi Laurent Nuñez, lors d'un déplacement à Marseille.

Si aucune rencontre avec le président algérien n'est prévue à ce stade, le ministre français n'a pas écarté cette éventualité lundi sur France Inter: "Je verrai bien ce qu'il se passe sur place".

Avec prudence, il avait expliqué vendredi qu'au cours de cette "réunion de travail" seraient "discutées toutes les questions de sécurité", à savoir la lutte contre le terrorisme, contre les narcotrafiquants et l'immigration illégale.

"J'ai toujours été confiant dans le rétablissement des relations sécuritaires avec l'Algérie (...) Cette visite est l'aboutissement de cette position, qui est de continuer à dialoguer avec les autorités algériennes sur les questions de sécurité. Ça me paraît indispensable", avait-il ajouté.

Mais le sujet des réadmissions, c'est-à-dire du retour dans leur pays des ressortissants algériens en situation irrégulière en France (OQTF), reste le plus épineux.

A ce jour, aucun ressortissant algérien sous OQTF (obligation de quitter le territoire français) n'a été accepté par Alger, selon une source proche du dossier.

"Amorce" 

Début février, le ministre français avait affirmé attendre pour se rendre en Algérie "un bougé", une "amorce de réponse" d'Alger sur ce sujet ainsi que sur le cas de Christophe Gleizes, le journaliste sportif français arrêté en mai 2024 en Kabylie et condamné en appel, début décembre, à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

S'il y a eu une "amorce" qui pourrait expliquer la concrétisation du déplacement, elle n'a pas été rendue publique.

La relation entre les deux pays s'était fortement dégradée depuis l'été 2024 et la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, territoire au statut non défini selon l'ONU, où un conflit oppose depuis 50 ans le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenu par l'Algérie.

Les tensions franco-algériennes n'ont cessé ensuite de se multiplier entre l'enlèvement d'un influenceur algérien opposant au régime d'Abdelmadjid Tebboune en avril 2024, l'arrestation en novembre 2024 de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, gracié un an plus tard par le président algérien, la mise en examen d'un agent consulaire algérien en avril 2025 ou encore l'expulsion de douze agents de l'ambassade française à Alger quelques jours plus tard...

"Je trouve qu'il y a des signaux positifs qui se déclenchent des deux côtés", estimait récemment Sabrina Sebaihi, députée écologiste, auprès de l'AFP.

"D'un côté, on a le transfert de Christophe Gleizes à côté d'Alger, le président algérien qui dit +je reprends tous mes ressortissants+. De notre côté, le ministre de l'Intérieur dit +moi je vais y aller+. Peut-être qu'on est dans un moment de désescalade de la crise", a encore expliqué la députée des Hauts-de-Seine, qui a rencontré à Alger le président de l'Assemblée nationale.

Le dernier déplacement d'un ministre de l'Intérieur en Algérie remontait à fin 2022 et la visite de Gérald Darmanin.

Son successeur Bruno Retailleau avait cristallisé les crispations, tentant régulièrement d'aller au bras de fer, notamment autour de la libération de l'écrivain Boualem Sansal.

L'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal, qui s'est rendue il y a peu en Algérie, s'était posée en médiatrice lors de cette visite, initiée à titre personnel en tant que présidente de l'Association France-Algérie. Elle était venue plaider pour une "reconstruction de l'amitié entre la France et l'Algérie".

En arrivant lundi à Alger, Laurent Nuñez n'entend pas montrer les dents comme son prédécesseur, ni afficher des objectifs ambitieux, l'important étant, selon des sources diplomatiques, de renouer le dialogue, si ténu soit-il, au niveau sécuritaire.


Attaque au couteau sous l'Arc de Triomphe à Paris: le parquet antiterroriste saisi, l'assaillant décédé

Des policiers français bloquent la zone autour de l’Arc de Triomphe à Paris le 13 février 2026, après que la police a abattu un homme armé d’un couteau qui aurait menacé des agents assurant une mission cérémonielle au célèbre monument parisien. (AFP)
Des policiers français bloquent la zone autour de l’Arc de Triomphe à Paris le 13 février 2026, après que la police a abattu un homme armé d’un couteau qui aurait menacé des agents assurant une mission cérémonielle au célèbre monument parisien. (AFP)
Short Url
  • L’attaque s’est produite vers 18h lors de la cérémonie officielle du ravivage de la flamme du Soldat inconnu ; un gendarme a ouvert le feu pour neutraliser l’assaillant, tandis que le secteur de la place de l’Étoile était immédiatement bouclé
  • L’assaillant, récemment libéré et placé sous surveillance judiciaire renforcée, faisait l’objet d’un suivi strict ; le président Emmanuel Macron a salué la réaction rapide des forces de l’ordre qui ont stoppé l’attaque

PARIS: Un homme, condamné pour terrorisme en 2013, qui menaçait vendredi avec un couteau des gendarmes sous l'Arc de Triomphe à Paris est décédé en début de soirée après avoir été blessé de plusieurs balles par l'un d'eux, des faits dont s'est immédiatement saisi le parquet national antiterroriste (Pnat).

Les faits se sont déroulés vers 18H00 (17H00 GMT) lors du ravivage quotidien de la flamme de la tombe du soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe, en haut de l'avenue des Champs-Elysées, lorsqu'un homme muni d'un couteau et d'une paire de ciseaux s'est précipité sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile qui participait au service d'honneur de la cérémonie.

Un autre gendarme a fait usage de son arme de service pour neutraliser l'assaillant, selon le Pnat.

Atteint de plusieurs balles, l'homme a été transporté à l'hôpital. En début de soirée, le parquet national antiterroriste a annoncé dans un communiqué qu'il était décédé des suites de ses blessures.

Le président français Emmanuel Macron a félicité "les gendarmes qui ont réagi tout de suite" et ainsi pu "stopper cette attaque terroriste", en marge de la conférence de Munich sur la sécurité.

Né en 1978 à Mantes-la-Jolie à l'ouest de Paris, l'assaillant, Brahim Bahrir, de nationalité française, était fiché S pour radicalisation, selon une source proche du dossier.

Il avait été condamné en 2013 en Belgique à 17 ans de réclusion criminelle, a précisé le Pnat, pour avoir poignardé deux policiers à la station de métro de Molenbeek, un quartier de Bruxelles. Il les avait blessés légèrement.

- Libéré le 24 décembre -

Après avoir été incarcéré en Belgique, il avait été transféré en France le 27 janvier 2015 à la suite d'une décision de reconnaissance du caractère exécutoire du jugement du tribunal de première instance de Bruxelles, a poursuivi le parquet.

Après avoir purgé sa peine, "il était sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait, depuis l'objet d'un suivi dans le cadre d'une surveillance judiciaire prononcée par le tribunal d'application des peines le 17 juin 2025. Il faisait par ailleurs l'objet d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance" (MICAS), a ajouté le Pnat.

Il devait pointer au commissariat tous les jours. Il était domicilié à Aulnay-sous-Bois, dans la banlieue de Paris, selon une source proche du dossier.

Le gendarme de la musique, présenté dans un premier temps comme très légèrement blessé par le couteau, ne l'a pas été, l'arme ayant "buté sur le col de sa gabardine", a précisé le Pnat.

Le parquet antiterroriste avait annoncé aussitôt après les faits avoir ouvert une enquête en flagrance, en ajoutant qu'un magistrat du parquet se rendait sur les lieux.

L'enquête a été ouverte pour tentative d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et de participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Dans la soirée, quelques camions de CRS (des policiers chargés du maintien de l'ordre), gyrophares clignotants, étaient stationnés sur la place de l'Etoile et barraient l'accès à la tombe du soldat inconnu, a constaté une journaliste de l'AFP, tandis que les arrêts de bus environnants n'étaient pas desservis et que les accès au métro étaient fermées.

Des touristes sous des parapluies filmaient le monument sans savoir ce qu'il s'y était passé une heure auparavant.