Loi Immigration: Des députés français veulent mettre fin au «traitement préférentiel» des Algériens  

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin s'exprime lors d'un débat sur la souveraineté, la nationalité, l'immigration et l'asile de la France, convoqué par le parti de droite « Les Républicains » à l'Assemblée nationale à Paris, le 7 décembre 2023 (Photo, AFP).
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin s'exprime lors d'un débat sur la souveraineté, la nationalité, l'immigration et l'asile de la France, convoqué par le parti de droite « Les Républicains » à l'Assemblée nationale à Paris, le 7 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 10 décembre 2023

Loi Immigration: Des députés français veulent mettre fin au «traitement préférentiel» des Algériens  

  • Les accords de 1968 entre l'Algérie et la France font référence aux accords d'Évian, qui ont été signés le 18 mars 1962
  • Ce projet de loi ne risque pas d’être adopté en raison de l’importance des liens politiques et économiques que partagent les deux pays

ALGER: Les Républicains, ainsi que certains députés d’autres partis politiques français, ont exprimé une vive détermination à mettre un terme à l'accord franco-algérien de 1968. 

Après avoir inscrit cette proposition à l'ordre du jour lors de leur "niche parlementaire", cherchant à abolir une exception juridique qui, selon eux, facilite excessivement l'immigration des ressortissants algériens en France, Les Républicains ont souligné la nécessité de mettre fin à ce qu'ils considèrent comme un «traitement préférentiel» accordé aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d'emploi en France.

Cette initiative s'inscrit dans le contexte des débats, initiés par la droite, sur le contrôle de l'immigration et reflète la volonté du parti de droite de s'opposer vigoureusement à l'accord de 1968.

Contexte 

Les accords de 1968 entre l'Algérie et la France font référence aux accords d'Évian, qui ont été signés le 18 mars 1962 à Évian-les-Bains, en France. Ces accords ont marqué la fin de la guerre d'indépendance de l'Algérie (1954-1962) et ont jeté les bases des relations entre l'Algérie nouvellement indépendante et la France.

Parmi les clauses de cet accord, des garanties sont prévues pour la protection des droits et des biens des communautés française et musulmane (algérienne) résidant dans chacun des deux  pays. Ces accords ont également établi des bases de coopération économique et culturelle entre l'Algérie et la France. Ainsi, des dispositions ont été prises pour faciliter les échanges et la circulation des personnes.

Période de rapprochement 

D’après plusieurs analystes politiques des deux rives, ce projet de loi ne risque pas d’être adopté en raison de l’importance des liens politiques et économiques que partagent les deux pays. Même si celui-ci était adopté, la résolution n'aurait pas eu de valeur contraignante, mais le gouvernement français prend en compte son impact sur les relations diplomatiques avec Alger.

Afin de ne pas risquer de compromettre ces relations, en mars dernier, la France et l'Algérie ont annoncé vouloir relancer plusieurs comités intergouvernementaux, notamment dans les domaines économique et stratégique.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, l'Algérie, premier producteur de gaz en Afrique et l'un des dix premiers au monde, est également très sollicitée par des Européens pressés de réduire leur dépendance à l'égard du gaz russe.

Après un grave coup de froid à l'automne 2021, Paris et Alger ont scellé un réchauffement de leurs relations à l'occasion du déplacement d'Emmanuel Macron à Alger en août dernier.

En effet, au mois de janvier, le président algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue français Emmanuel Macron ont convenu de programmer la visite d'État de M. Tebboune en France.

Cette visite prévue pour ce printemps, dont la date n’a pas été fixée et qui a déjà été reportée revêt une importance stratégique pour les deux nations.

(Avec AFP).


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".