Séoul déploie des avions de combat à l'approche d'appareils chinois et russes

Quatre F-15K de l'armée de l'air sud-coréenne et quatre chasseurs F-16 de l'armée de l'air américaine survolent la Corée du Sud, lors d'un exercice de bombardement de précision, le 4 octobre 2022. (AFP)
Quatre F-15K de l'armée de l'air sud-coréenne et quatre chasseurs F-16 de l'armée de l'air américaine survolent la Corée du Sud, lors d'un exercice de bombardement de précision, le 4 octobre 2022. (AFP)
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Publié le Jeudi 14 décembre 2023

Séoul déploie des avions de combat à l'approche d'appareils chinois et russes

  • La Chine et la Russie sont les alliés traditionnels de la Corée du Nord et Washington a averti le mois dernier que les liens militaires entre Pyongyang et Moscou étaient particulièrement «croissants et dangereux»
  • L'armée sud-coréenne a déployé des «avions de combat de l'armée de l'air pour prendre des mesures tactiques afin de se préparer à toute éventualité»

SEOUL: L'armée sud-coréenne a annoncé jeudi avoir déployé des avions de combat quand deux avions militaires chinois et quatre avions militaires russes ont pénétré sa zone de défense aérienne.

Les avions chinois et russes sont entrés et sortis de la zone d'identification de la défense aérienne de la Corée (Kadiz) en mer de l'Est, également appelée mer du Japon, entre 11H53 (02H53 GMT)et 12H10, a déclaré l'état-major interarmées de Séoul.

Mais "il n'y a pas eu d'invasion de l'espace aérien", a souligné l'état-major, l'armée sud-coréenne les a identifiés "avant qu'ils ne pénètrent dans la Kadiz et a déployé des avions de combat de l'armée de l'air pour prendre des mesures tactiques afin de se préparer à toute éventualité".

Une zone d'identification de la défense aérienne est une zone plus large que l'espace aérien d'un pays dans laquelle ce dernier tente de contrôler les aéronefs pour des raisons de sécurité, mais ce concept n'est défini dans aucun traité international.

La Chine et la Russie sont les alliés traditionnels de la Corée du Nord et Washington a averti le mois dernier que les liens militaires entre Pyongyang et Moscou étaient particulièrement "croissants et dangereux".

Les États-Unis ont appelé Pékin, le plus important bienfaiteur économique du Nord, à contenir Pyongyang.

L'incident de jeudi survient une semaine après que le conseiller américain à la sécurité nationale Jake Sullivan a déclaré que Washington et ses alliés asiatiques, Séoul et Tokyo, allaient "défendre" la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan.

Les trois alliés ont également réitéré leur engagement en faveur de "la liberté de navigation" dans la zone contestée de la mer de Chine méridionale et multiplié le passage de navires militaires, suscitant la colère de Pékin.

La Chine considère Taïwan comme une province qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile en 1949.

Ces dernières années, Pékin a intensifié la pression militaire sur l'île, promettant de s'en emparer un jour.

Taïwan est un point de tension majeur entre la Chine et les Etats-Unis, principal allié de Taipei.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Pékin, Mao Ning, a qualifié l'incident d'"activité de vol de routine d'un avion militaire chinois au-dessus des eaux internationales", conformément au droit international.

Le mois dernier, la mise en orbite de "Malligyong-1", premier satellite espion nord-coréen, a entraîné la suspension --partielle par le Sud et totale par le Nord-- d'un accord militaire conclu il y a cinq ans pour apaiser les tensions bilatérales.

Selon Séoul, Pyongyang a bénéficié de l'aide de Moscou, en échange de la fourniture d'armes utilisées dans la guerre de la Russie contre l'Ukraine.

En juin déjà, la Corée du Sud avait déployé des avions de combat quand des avions de combat chinois et russes effectuaient des manoeuvres aériennes conjointes à proximité de son espace aérien, au-dessus de la mer du Japon et de la mer de Chine orientale.

Comme lors de l'incident de jeudi, aucun d'entre eux n'avait violé l'espace aérien de la Corée du Sud à ce moment-là.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.