Le corps d'une mère de famille disparue à Marseille retrouvé, son amant mis en examen

Une vue de Marseille (Photo d'illustration, AFP).
Une vue de Marseille (Photo d'illustration, AFP).
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Publié le Samedi 16 décembre 2023

Le corps d'une mère de famille disparue à Marseille retrouvé, son amant mis en examen

  • «Un individu âgé de 40 ans, en contact très étroit avec la disparue avant les faits», a été placé en garde à vue mercredi
  • En fin de soirée, le parquet a précisé que l'homme, qui a expliqué l'avoir tuée par balles, a été mis en examen pour assassinat et «placé en détention provisoire»

MARSEILLE: Mélodie Mendes da Silva, mère de famille de 34 ans, avait disparu début novembre à Marseille. Un corps, "très vraisemblablement" le sien, a été retrouvé après les aveux de son meurtrier présumé, son amant, un homme de 40 ans mis en examen vendredi soir pour "assassinat".

"Un individu âgé de 40 ans, en contact très étroit avec la disparue avant les faits", a été placé en garde à vue mercredi, avait précisé le parquet de Marseille dans un premier communiqué vendredi, confirmant une information de BFMTV.

Dans un second communiqué, en fin de soirée, le parquet a précisé que l'homme, qui a expliqué l'avoir tuée par balles, a été mis en examen pour assassinat et "placé en détention provisoire".

Après avoir d'abord contesté les faits ou gardé le silence, l'homme avait finalement reconnu avoir tiré à plusieurs reprises sur Mélodie Mendes da Silva, "dans le cadre d'une relation extra-conjugale tumultueuse", selon les termes du parquet.

L'amant de la victime avait ensuite amené les enquêteurs "sur la scène de crime", au col de l'Espigoulier, sur la commune proche de Gémenos, où "un corps de femme, correspondant très vraisemblablement" à celui de la disparue, a été découvert.

Mélodie Mendes da Silva, esthéticienne, mère de deux enfants, avait quitté son logement situé dans le centre de Marseille le vendredi 3 novembre vers 18h00. Elle n'avait plus donné aucun signe de vie auprès de sa famille depuis.

La préméditation en question

Au cours de sa garde à vue, l'amant avait confirmé que l'arme retrouvée lors de la perquisition était celle qu'il avait utilisée le soir des faits. L'enquête s'était dirigée vers lui grâce à des recoupements de téléphonie et au recueil de témoignages.

Si le parquet l'a donc mis en examen pour assassinat, ce qui suppose une préméditation, le meurtrier présumé a lui contesté "toute intention criminelle et préméditation", a rapporté le parquet.

Une autre personne, appartenant à l'entourage de l'amant, avait également été placée en garde à vue. Elle aussi a été mise en examen vendredi soir, pour "non dénonciation de crime", et placée sous contrôle judiciaire.

A la suite de la disparition de Mme Mendes da Silva, une marche avait été organisée, le 18 novembre à Marseille, par ses proches, afin d'alerter l'opinion. "On aimerait au moins en savoir un peu plus. C'est mes enfants qui me font tenir, c'est là où je prends mes ressources", avait alors déclaré son compagnon, totalement mis hors de cause, selon l'avocate de ce dernier, Me Mathilde Dumoulin, vendredi, auprès de l'AFP.

Initialement ouverte pour "recherche des causes de la disparition", l'enquête avait été requalifiée le 17 novembre pour "enlèvement, séquestration ou détention arbitraire".

En moyenne, un féminicide survient tous les trois jours en France. En 2022, 118 femmes avaient été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.

Au total, cette même année, 244.300 victimes de violences conjugales, en grande majorité des femmes, avaient été recensées par les forces de l'ordre, une hausse de 15% par rapport à 2021 interprétée par les associations comme le signe d'une meilleure prise en compte de leur parole.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.