Immigration: avec Meloni à Rome, Sunak se dit prêt à «rompre le consensus»

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, assistent à la réunion politique de l'Atreju organisée par les jeunes militants du parti de droite italien Fratelli d'Italia le 16 décembre 2023 à Rome. (Photo Andreas Solaro AFP)
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, assistent à la réunion politique de l'Atreju organisée par les jeunes militants du parti de droite italien Fratelli d'Italia le 16 décembre 2023 à Rome. (Photo Andreas Solaro AFP)
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Publié le Dimanche 17 décembre 2023

Immigration: avec Meloni à Rome, Sunak se dit prêt à «rompre le consensus»

  • Les deux dirigeants ont promis de s'attaquer au problème posé par le grand nombre d'arrivées sur les rivages de leurs pays, et ont appelé en octobre les dirigeants de l'Union européenne à prendre des mesures plus strictes contre l'immigration illégale
  • Giorgia Meloni et Rishi Sunak ont rencontré samedi le chef du gouvernement albanais Edi Rama, et sont convenus d'«intensifier encore la coopération contre les passeurs»

ROME : Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a déclaré samedi à Rome que son homologue italienne Giorgia Meloni et lui-même étaient prêts à «rompre avec le consensus» pour lutter contre l'immigration clandestine.

Le dirigeant conservateur s'exprimait à un rassemblement politique organisé par le parti d'extrême droite de la cheffe du gouvernement italien, Fratelli d'Italia.

Les deux dirigeants ont promis de s'attaquer au problème posé par le grand nombre d'arrivées sur les rivages de leurs pays, et ont signé en octobre une lettre conjointe appelant les dirigeants de l'Union européenne à prendre des mesures plus strictes contre l'immigration illégale.

M. Sunak a appelé à accroître les efforts pour lutter contre les passeurs mais aussi pour dissuader les candidats à l'émigration.

«Pour que cette dissuasion soit crédible, il faudra agir différemment, rompre avec le consensus. Giorgia et moi sommes prêts à le faire», a-t-il déclaré.

«Si nous ne nous attaquons pas au problème, le nombre de personnes ne fera qu'augmenter et nos pays et notre capacité à aider ceux qui en ont le plus besoin seront dépassés», a-t-il encore dit.

Giorgia Meloni et Rishi Sunak ont rencontré samedi le chef du gouvernement albanais Edi Rama, et sont convenus d'«intensifier encore la coopération contre les passeurs», ont indiqué les services de la cheffe du gouvernement italien.

L'Italie et le Royaume-Uni ont tous les deux signé des accords avec l'Albanie pour limiter les entrées clandestines de migrants en provenance de ce pays.

Près d'un tiers des personnes illégalement arrivées en bateau sur les côtes britanniques en 2022 étaient de nationalité albanaise, soit près de 13.000 migrants sur un total de 45.000.

Londres et Tirana se sont donc entendus sur le fait que les Albanais arrivés au Royaume-Uni en bateau pourraient directement être renvoyés dans leur pays d'origine.

Selon M. Sunak, qui a fait de la lutte contre l'immigration illégale une priorité de son mandat, cet accord a permis de réduire les arrivées illégales d'Albanais de 90%.

Le Premier ministre britannique tente par ailleurs de convaincre les députés de voter en faveur d'une loi controversée pour envoyer les migrants arrivés illégalement au Rwanda.

Le mois dernier, Giorgia Meloni et Edi Rama ont également signé un accord en vue de construire en Albanie deux centres pour y héberger les migrants qui tentent de gagner l'Italie, mais cet accord doit encore surmonter de nombreux obstacles législatifs et juridiques en Albanie avant de pouvoir être mis en œuvre.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.