La Russie confirme qu'une frappe ukrainienne avait endommagé un de ses navires en Crimée

Un grand navire de débarquement russe appelé Novocherkassk a été endommagé lors d'une attaque ukrainienne nocturne contre le port de Crimée (X/@DefenceU).
Un grand navire de débarquement russe appelé Novocherkassk a été endommagé lors d'une attaque ukrainienne nocturne contre le port de Crimée (X/@DefenceU).
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Publié le Mercredi 27 décembre 2023

La Russie confirme qu'une frappe ukrainienne avait endommagé un de ses navires en Crimée

  • La Russie a confirmé mardi qu'un de ses navires avait été endommagé dans une attaque de Kiev en Crimée annexée
  • Le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valery Zaloujny, a lui reconnu que ses troupes s'étaient retirées en «périphérie» de la ville de Marinka

MOSCOU: La Russie a confirmé mardi qu'un de ses navires avait été endommagé dans une attaque de Kiev en Crimée annexée, un nouveau camouflet pour Moscou en mer Noire salué par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Valery Zaloujny, a lui reconnu que ses troupes s'étaient retirées en "périphérie" de la ville de Marinka (est), dont la capture avait été revendiquée la veille par Moscou. Un signe, alors que les forces russes grignotent du terrain dans cette région.

Le président russe Vladimir Poutine a été informé par son ministre de la Défense Sergueï Choïgou de "dégâts" subis par le grand navire de débarquement Novotcherkassk lors de cette frappe en Crimée, a indiqué à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, sans fournir plus de détails.

Le ministère de la Défense, cité par l'agence RIA Novosti, avait lui indiqué que le bateau avait été "endommagé dans la nuit lors d'une attaque des forces armées ukrainiennes qui ont eu recours à des missiles de croisière" dans la ville de Féodossia.

L'armée ukrainienne assure avoir "détruit" ce navire, qui transportait selon elle des drones Shahed de fabrication iranienne, fréquemment utilisés par Moscou dans le conflit.

L'attaque a été menée vers 02H30 (00H30 GMT) à l'aide de missiles de croisière de "l'aviation tactique", a indiqué l'armée de l'air sur Telegram.

Son commandant, Mykola Olechtchouk, a relayé une vidéo montrant une explosion et une gerbe de flammes.

Pour sa part, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a sous-entendu que le bateau avait été coulé, saluant d'un ton sarcastique le travail de son armée de l'air "pour l'impressionnant ajout d'un nouveau navire à la flotte russe sous-marine en mer Noire".

«Grande victoire»

L'attaque a par ailleurs fait un mort et deux blessés et endommagé six immeubles, selon le gouverneur de Crimée, Sergueï Aksionov.

La frappe sur un navire russe constitue un succès pour l'Ukraine, qui cherche à prouver qu'elle peut écarter la flotte militaire de Moscou de ses côtes, même si elle échoue à faire reculer son armée sur le front.

Ses forces ont réussi à éloigner les navires russes du sud-ouest de la mer Noire et à rouvrir un couloir maritime pour exporter des céréales ukrainiennes, faisant fi des menaces de bombardements.

Volodymyr Zelensky a salué les résultats de cette stratégie comme une "grande victoire de l'Ukraine en mer Noire".

Si le port d'attache de la flotte russe de la mer Noire est situé à Sébastopol, à environ 190 km de Féodossia, plusieurs navires russes seraient également déployés dans le port de cette ville, selon des médias russes.

Recul à Marinka

Les opérations réussies de Kiev en mer Noire constituent un de ses rares succès militaires majeurs en 2023, car sa contre-offensive a buté contre les lignes de défense russes, et les troupes de Moscou ont intensifié leur pression sur les fronts Est et Sud.

Le commandant en chef de l'armée ukrainienne Valery Zaloujny a affirmé aux journalistes que ses troupes s'étaient "déplacées vers la périphérie de Marinka" et "dans certaines endroits," étaient sorties de la ville.

Selon lui, des soldats ukrainiens se trouvent toujours dans la partie nord de Marinka, mais ses forces ont "préparé une ligne de défense à l'extérieur de cette localité" vers laquelle se replier.

Le ministre russe de la Défense Choïgou a déclaré mardi que son armée "ne cessait de prendre des positions plus favorables et d'étendre les territoires qu'elle contrôle dans toutes les directions".

L'armée de l'air ukrainienne a de son côté indiqué mardi que le pays a fait l'objet d'une nouvelle attaque nocturne de drones Shahed, notamment dans les régions de Kherson et d'Odessa. Treize des 19 drones russes ont été interceptés, selon cette source, qui n'a pas fait état de victimes ni de destructions.

Un mort et quatre blessés dans un bombardement russe sur une gare de Kherson

Au moins une personne a été tuée et quatre autres blessées mardi lors d'un bombardement russe ayant touché une gare de Kherson, dans le sud de l'Ukraine, où des civils se préparaient à évacuer, a affirmé le ministre de l'Intérieur.

"Kherson, dans la soirée. Environ 140 civils attendent à la gare le départ du train d'évacuation. C'est à ce moment-là que l'ennemi a commencé un bombardement massif de la ville", a indiqué sur Telegram Igor Klymenko.

Un policier a été tué et deux civils et deux policiers ont été blessés par des éclats d'obus, a-t-il précisé.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué de son côté que "de nombreux civils étaient sur place" au moment de la frappe. "Tous les services (de secours) sont maintenant sur place", a-t-il ajouté.

La compagnie ukrainienne des chemins de fer Ukrzaliznytsia a indiqué sur Telegram que la gare et le train avaient été endommagés. "La situation est sous contrôle et le chemin de fer est prêt à continuer à fonctionner", a-t-elle assuré néanmoins.


En Floride, Trump et Netanyahu mettent en garde le Hamas

 Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont fait front commun lundi en Floride contre l'Iran et toute tentative de réarmement, ainsi que face au Hamas, menacé par le président américain en cas de non-respect de la deuxième phase de la trêve à Gaza. (AFP)
Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont fait front commun lundi en Floride contre l'Iran et toute tentative de réarmement, ainsi que face au Hamas, menacé par le président américain en cas de non-respect de la deuxième phase de la trêve à Gaza. (AFP)
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  • Le président américain a minimisé les bruits faisant état de tensions avec le Premier ministre israélien
  • Israël a "respecté le plan" pour Gaza, a-t-il estimé, ajoutant n'être "préoccupé par rien de ce que fait Israël"

PALM BEACH: Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont fait front commun lundi en Floride contre l'Iran et toute tentative de réarmement, ainsi que face au Hamas, menacé par le président américain en cas de non-respect de la deuxième phase de la trêve à Gaza.

Depuis les pupitres d'une conférence de presse commune organisée dans la résidence Mar-à-Lago du milliardaire, ce dernier a fermement mis en garde Téhéran, ennemi juré d'Israël, six mois après les frappes américaines contre son programme nucléaire.

"J'espère qu'ils ne sont pas encore en train d'essayer de se réarmer, parce que s'ils le font, nous n'aurons pas d'autre choix que d'éliminer très rapidement ce réarmement", qu'il s'agisse d'installations nucléaires ou de missiles balistiques, a-t-il averti.

Un proche conseiller du guide suprême iranien a réagi dans la foulée, déclarant que "toute agression" envers son pays serait "immédiatement suivie d'une réponse très sévère".

"La capacité balistique et de défense de l'Iran ne peut être contenue" et ne nécessite "aucune autorisation", a écrit sur X Ali Shamkhani.

Le président américain a également minimisé les bruits faisant état de tensions avec le Premier ministre israélien.

Israël a "respecté le plan" pour Gaza, a-t-il estimé, ajoutant n'être "préoccupé par rien de ce que fait Israël".

Donald Trump a en revanche pointé du doigt le mouvement islamiste palestinien Hamas et répété que son désarmement - un des points de la deuxième phase du plan pour Gaza - était nécessaire.

"Prix fort" 

"S'ils ne se désarment pas comme ils s'y sont engagés" et "dans un délai relativement court", "ils paieront le prix fort", a-t-il menacé.

La branche armée du Hamas a toutefois réaffirmé lundi qu'elle "ne renoncerait pas" aux armes "tant que l'occupation perdurera".

Benjamin Netanyahu, qui a qualifié son entrevue avec le républicain de "très productive", a profité de sa visite pour remettre à Donald Trump la plus haute distinction civile du pays.

"Nous n'avons jamais eu d'ami comme le président Trump à la Maison Blanche", a-t-il apprécié.

"Il peut être très difficile" mais Israël "n'existerait peut-être pas" sans le leadership dont Benjamin Netanyahu a fait preuve après les attaques sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, a salué le président américain.

La rencontre entre les deux hommes était la cinquième aux Etats-Unis depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d'un an.

Washington souhaite accélérer la cadence du plan de cessez-le-feu, fragile, en vigueur depuis octobre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas - qui s'accusent mutuellement de fréquentes violations.

Avertissement envers l'Iran 

Le passage vers sa deuxième phase, qui prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif de l'armée israélienne de Gaza, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien, piétine.

Le média américain Axios rapporte que Washington veut faire des annonces concernant un gouvernement palestinien de technocrates comme autorité de transition pour Gaza dès janvier.

Donald Trump s'est borné lundi à espérer que la "reconstruction" puisse commencer bientôt dans le territoire palestinien, dévasté par deux années d'une guerre déclenchée par l'attaque du 7 octobre 2023.

Un des objectifs du déplacement de Benjamin Netanyahu visait à insister sur le "danger que posent l'Iran" et son programme balistique, "non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi pour les Etats-Unis", selon une porte-parole de son gouvernement.

Il s'agit d'une "tentative de fabriquer un nouveau casus belli" contre l'Iran après "l'argument du nucléaire", analyse Sina Toossi, chercheur au Centre pour la politique internationale (CIP) à Washington.

L'Iran "se comporte peut-être mal" en cherchant à se réarmer mais reste intéressé par un accord avec Washington sur ses programmes nucléaires et balistiques, a estimé Donald Trump.

Donald Trump a également espéré que Benjamin Netanyahu pourrait "s'entendre" avec le nouveau président syrien et ancien jihadiste, Ahmad al-Chareh, après des frappes d'Israël à la frontière syrienne et contre le Hezbollah libanais.

 


Trump reçoit Netanyahu en Floride et veut avancer sur la trêve à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rencontre une nouvelle fois son allié Donald Trump, lundi en Floride, le président américain étant déterminé à avancer vers la deuxième phase de son plan de cessez-le-feu à Gaza. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rencontre une nouvelle fois son allié Donald Trump, lundi en Floride, le président américain étant déterminé à avancer vers la deuxième phase de son plan de cessez-le-feu à Gaza. (AFP)
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  • Benjamin Netanyahu devrait chercher à concentrer les regards sur l'Iran et pourrait plaider pour de nouvelles frappes américaines contre le programme nucléaire de Téhéran, selon des informations de presse
  • Cette rencontre est la cinquième aux Etats-Unis entre les deux hommes depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d'un an

PALM BEACH: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rencontre une nouvelle fois son allié Donald Trump, lundi en Floride, le président américain étant déterminé à avancer vers la deuxième phase de son plan de cessez-le-feu à Gaza.

Benjamin Netanyahu devrait lui chercher à concentrer les regards sur l'Iran et pourrait plaider pour de nouvelles frappes américaines contre le programme nucléaire de Téhéran, selon des informations de presse.

Cette rencontre est la cinquième aux Etats-Unis entre les deux hommes depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d'un an.

Elle intervient au moment où Washington et des médiateurs régionaux souhaitent accélérer la cadence pour lancer la deuxième phase du fragile cessez-le-feu en vigueur depuis octobre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza.

Cette deuxième étape prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif de l'armée israélienne de Gaza, la mise en place d'une autorité de transition et le déploiement d'une force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.

Donald Trump doit recevoir le dirigeant israélien à 13H00 (18H00 GMT) dans sa résidence Mar-a-Lago, à Palm Beach, où il passe les fêtes et a déjà accueilli la veille le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Plus tôt dans la journée, Benjamin Netanyahu s'est entretenu avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le ministre américain de la Défense Pete Hegseth, ont indiqué des responsables des deux pays.

Dernier otage 

Succès majeur de la première année du mandat du président américain, la fragile trêve à Gaza, prévue par un plan supervisé par Donald Trump, a mis fin en octobre à deux années de guerre dévastatrice, déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023. Israël et le Hamas s'accusent néanmoins mutuellement de violations.

Le passage à la deuxième phase piétine, malgré la volonté américaine d'obtenir de nouvelles avancées.

Le média américain Axios rapporte, en citant des responsables de la Maison Blanche, que Washington veut annoncer le plus rapidement possible un gouvernement palestinien de technocrates comme autorité de transition pour Gaza et que Donald Trump souhaite réunir un nouveau "comité de la paix" chargé de superviser ce gouvernement transitoire en janvier lors du forum de Davos en Suisse.

Mais avant d'entamer les tractations sur la deuxième phase, Israël veut insister sur l'importance de la restitution du corps du dernier otage retenu à Gaza, selon une porte-parole du bureau du Premier ministre, Shosh Bedrosian. Le Hamas assure ne pas avoir réussi à le localiser jusqu'à présent.

Benjamin Netanyahu veut s'assurer que "le Hamas est désarmé, que Gaza est démilitarisé" dans cette phase suivante, a-t-elle ajouté.

Or la branche armée du mouvement islamiste palestinien a réaffirmé lundi qu'il "ne renoncera pas à ses armes tant que l'occupation perdurera".

 


Au Vatican, Léon XIV célèbre sa première messe de Noël

Le pape Léon XIV célèbre la messe de la veille de Noël à la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 24 décembre 2025. (AFP)
Le pape Léon XIV célèbre la messe de la veille de Noël à la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 24 décembre 2025. (AFP)
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  • À la basilique Saint-Pierre, Léon XIV célèbre sa première messe de Noël en tant que pape, plaçant son pontificat sous le signe de la charité, de l’espérance et de la dignité humaine
  • Fidèle à son appel à une paix « désarmée et désarmante », il s’apprête à renouveler ses appels à la trêve et à la paix mondiale

CITÉ DU VATICAN, SAINT-SIÈGE: Léon XIV a célébré mercredi soir la première messe de Noël de son pontificat dans la basilique Saint-Pierre au Vatican, délivrant un message de "charité et d'espérance" face aux dérives d'une "économie faussée".

Peu avant la messe, le pape américain est sorti sur le parvis de la place Saint-Pierre pour saluer les quelque 5.000 fidèles massés sous la pluie pour suivre la cérémonie sur écrans géants, faute de place à l'intérieur de la basilique.

"La basilique Saint-Pierre est très grande, mais malheureusement pas assez pour tous vous accueillir. J'admire et respecte et vous remercie pour votre courage et votre envie d'être ici ce soir", a-t-il lancé en anglais.

Devant les cardinaux, évêques, diplomates et environ 6.000 fidèles, Léon XIV, qui affiche un style plus discret que son prédécesseur François, a ensuite prononcé une homélie très religieuse sans évoquer directement de sujet d'actualité.

"Alors qu’une économie faussée conduit à traiter les hommes comme de la marchandise, Dieu se fait semblable à nous, révélant la dignité infinie de toute personne", a déclaré le pape.

"Proclamons la joie de Noël, qui est la fête de la foi, de la charité et de l’espérance", a-t-il ajouté.

Cette cérémonie commémorant la naissance du Christ, l'une des plus solennelles de l'année, a mêlé chants traditionnels et gestes symboliques. Le pape de 70 ans a décidé de la célébrer à un horaire plus tardif que sous le pontificat de François (19H30).

Autre changement majeur : Léon XIV présidera jeudi matin la messe du jour de Noël, renouant ainsi avec une tradition qui remontait au pontificat de Jean-Paul II (1978-2005).

Il prononcera ensuite à 12H00 (11H00 GMT) sa bénédiction "Urbi et Orbi" (à la ville et au monde) en mondovision depuis le balcon de la basilique, lors de laquelle le pape se livre traditionnellement à un tour d’horizon des conflits dans le monde.

Fervent défenseur d’une paix "désarmée et désarmante", le chef de l'Eglise catholique devrait y renouveler ses appels à la paix. Mardi soir, Léon XIV a déjà demandé une trêve d'un jour pour Noël dans le monde entier, disant regretter le fait que "la Russie semble avoir rejeté la demande de trêve".

Aucun texte du Nouveau testament ne précise le jour et l'heure de naissance de Jésus de Nazareth. Sa célébration le 25 décembre dans la tradition chrétienne a été choisie au IVe siècle en Occident.

Ce Noël 2025 coïncide avec la clôture du Jubilé, "Année sainte" de l'Eglise qui a attiré des millions de pèlerins à Rome.