Cinéma: Six films sur l’Algérie à regarder en 2023

Le réalisateur franco-algérien Elias Belkeddar pose lors d'une séance photo pour le film « Omar la Fraise » (le roi d'Alger) à la 76e édition du Festival de Cannes, dans le sud de la France, le 21 mai 2023. (Photo de CHRISTOPHE SIMON /AFP)
Le réalisateur franco-algérien Elias Belkeddar pose lors d'une séance photo pour le film « Omar la Fraise » (le roi d'Alger) à la 76e édition du Festival de Cannes, dans le sud de la France, le 21 mai 2023. (Photo de CHRISTOPHE SIMON /AFP)
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Publié le Vendredi 29 décembre 2023

Cinéma: Six films sur l’Algérie à regarder en 2023

  • En 2023, le cinéma algérien a proposé une variété de films captivants qui reflètent la complexité de la société et de l'histoire du pays
  • Ma Part de Gaulois de Malik Chibane aborde des thèmes d'identité, d'intégration et d'émancipation

ALGER: L'Algérie, dotée d'une histoire riche, d'une diversité culturelle et de paysages époustouflants, se distingue également par une scène cinématographique dynamique. En 2023, le cinéma algérien a proposé une variété de films captivants qui reflètent la complexité de la société et de l'histoire du pays. Ces œuvres transportent les spectateurs à travers des récits poignants, des comédies décalées et des drames profonds, tous enracinés dans le tissu culturel unique de l'Algérie.

 

Omar la fraise d'Élias Belkeddar

Omar la fraise du Franco-Algérien Élias Belkeddar a fait ses débuts à Cannes et a rapidement conquis le public français en mai 2023. Mettant en vedette Reda Kateb dans un rôle inattendu, ce long-métrage raconte l'histoire d'Omar, un bandit franco-algérien contraint de se retirer à Alger. Le film navigue habilement entre la comédie et le documentaire, capturant la chaleur et l'énergie de l'Algérie à travers les aventures tragi-comiques d'Omar.

 

Le Petit Blond de la Casbah d'Alexandre Arcady

Adapté de l'autobiographie éponyme d'Alexandre Arcady, ce film a suscité des réactions mitigées. Certains spectateurs ont été choqués par les inexactitudes présentes dans cette œuvre qui explore l'enfance du réalisateur à Alger pendant la guerre d'indépendance. Arcady tente de raviver les moments de bonheur et de tragédie de son passé, mais certains critiques estiment que le film est trop mélodramatique et s'éloigne de la réalité historique.

 

La Dernière Reine de Damien Ounouri et Adila Bendimerad

Après avoir été présenté dans divers festivals, ce film est désormais éligible aux César 2024 dans la catégorie du «meilleur film étranger». La Dernière Reine propose une immersion captivante dans l'histoire, mettant en lumière la richesse culturelle de l'Algérie à travers des personnages et des récits émouvants.

 

Ma Part de Gaulois de Malik Chibane

L'adaptation cinématographique de Ma Part de Gaulois, lauréat du prix littéraire Beur FM Méditerranée 2017, relate l'histoire d'un jeune garçon algérien à Toulouse dans les années 1970 et 1980. Le film aborde des thèmes d'identité, d'intégration et d'émancipation, offrant ainsi une perspective unique sur cette époque.

 

Olivia de Shawki Boukef

Le court-métrage d'animation Olivia de Shawki Boukef continue de faire sensation sur la scène internationale. Sélectionné pour des festivals prestigieux, ce film témoigne de l'excellence du travail de Boukef dans le domaine de l'animation cinématographique en Algérie.

 

Houria avec Lyna Khoudri

Houria, le prolongement du succès public Papicha, met en vedette Lyna Khoudri dans le rôle d'une danseuse confrontée aux défis de la liberté dans une Algérie contemporaine marquée par la guerre civile. Le film explore des thèmes de résilience et d'émancipation à travers le parcours de son personnage principal. 

 

La scène cinématographique algérienne en 2023 propose une variété d'œuvres captivantes qui plongent le public dans des thèmes profonds et riches en émotion. Ces films reflètent la diversité et la complexité de l'Algérie, tout en célébrant son histoire, sa culture foisonnante et son avenir prometteur dans le monde du cinéma.


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.