Avant un nouveau départ, SOS Méditerranée s'inquiète d'un contexte «délicat»

SOS Méditerranée, basée à Marseille, ne cache pas sa frustration d'avoir pu naviguer seulement trois mois cette année. (AFP)
SOS Méditerranée, basée à Marseille, ne cache pas sa frustration d'avoir pu naviguer seulement trois mois cette année. (AFP)
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Publié le Mardi 29 décembre 2020

Avant un nouveau départ, SOS Méditerranée s'inquiète d'un contexte «délicat»

  • Dès mardi soir, l'équipage d'une trentaine de personnes va donc se mettre à l'isolement. Et le navire va repartir vraisemblablement autour du 9 ou 10 janvier pour la Méditerranée centrale
  • Le Covid-19 complique les opérations de sauvetage avec des protocoles très contraignants à bord et des quarantaines d'au moins 10 jours au départ du bateau et à l'arrivée, pour l'équipage comme pour les migrants

Après une année noire en 2020, le navire de secours aux migrants Ocean Viking va repartir en Méditerranée d'ici mi-janvier mais l'ONG SOS Méditerranée ne cache pas son inquiétude dans un contexte sanitaire et politique "extrêmement délicat".

"On repart en mer très déterminés mais en sachant pertinemment que le contexte sanitaire et politique est extrêmement délicat", a expliqué Sophie Beau, directrice de SOS Méditerranée en France, à bord du navire, accosté dans le port de Marseille depuis dimanche, après cinq mois de blocage en Italie.

Il n'y a toujours pas d'accord entre les pays européens sur la répartition des personnes débarquées "donc on sait que potentiellement nous allons devoir patienter en mer avant de se voir attribuer un port sûr" pour débarquer les personnes secourues sans doute en Italie ou à Malte, a-t-elle poursuivi au cours d'une conférence de presse.

Le Covid-19 complique également les opérations de sauvetage avec des protocoles très contraignants à bord et des quarantaines d'au moins 10 jours au départ du bateau et à l'arrivée, pour l'équipage comme pour les migrants.

Dès mardi soir, l'équipage d'une trentaine de personnes va donc se mettre à l'isolement. Et le navire va repartir vraisemblablement autour du 9 ou 10 janvier pour la Méditerranée centrale.

Ce sera "une mission difficile, c'est l'hiver, il n'y a pas d'autre navire de sauvetage en mer", a souligné Sophie Beau.

L'année 2020 a été marquée par une recrudescence des tentatives de traversée en Méditerranée centrale et au moins 1100 migrants ont péri en mer, selon l'Organisation internationale pour les migrations. Les candidats à l'exil, venus de divers pays, partent pour l'essentiel de Tunisie et de Libye pour rejoindre l'Italie.

Dans ce contexte, SOS Méditerranée, basée à Marseille, ne cache pas sa frustration d'avoir pu naviguer seulement trois mois cette année. Entre le confinement l'hiver dernier, puis le blocage cinq mois par les autorités italiennes pour mise en conformité des règles de sécurité, l'Ocean Viking n'a pu assurer que 13 sauvetages en 2020, secourant tout de même quelque 900 personnes.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com