Guerre à Gaza: Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 21.672 morts

Un homme blessé lors d'un bombardement israélien reçoit des soins médicaux aux urgences de l'hôpital al-Aqsa de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 30 décembre 2023 (Photo, AFP).
Un homme blessé lors d'un bombardement israélien reçoit des soins médicaux aux urgences de l'hôpital al-Aqsa de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 30 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 30 décembre 2023

Guerre à Gaza: Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 21.672 morts

  • Seul 1% des blessés ont été évacués vers l'étranger depuis le point de passage de Rafah, a souligné le ministère
  • L'armée israélienne avait démenti la semaine dernière les accusations de torture d'anciens détenus

BANDE DE GAZA: Le ministère de la Santé du Hamas palestinien a annoncé samedi que les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza avaient fait 21.672 morts depuis le début de la guerre le 7 octobre.

Cent soixante-cinq personnes ont été tuées et 250 autres blessées au cours des dernières 24 heures, a précisé cette source, qui a aussi fait état de 56.165 personnes blessées depuis le 7 octobre.

Seul 1% des blessés ont été évacués vers l'étranger depuis le point de passage de Rafah, a souligné le ministère.

Parmi les victimes, 312 soignants ont été tués depuis le 7 octobre, a-t-il indiqué.

Parmi les milliers de Gazaouis arrêtés lors de l'offensive terrestre de l'armée israélienne, 99 soignants sont toujours détenus par l'armée, a ajouté cette source.

Les détenus ont été soumis à "des tortures physiques et psychologiques, la faim, la soif, la privation de sommeil, et des interrogatoires continus dans le froid", a dénoncé le ministère.

Prisonniers torturés

L'armée israélienne avait démenti la semaine dernière les accusations de torture d'anciens détenus.

Au total, 23 hôpitaux et 53 centres de santé ne fonctionnent plus à cause des bombardements de l'armée israélienne, et 104 ambulances ont été détruites, toujours selon cette source.

Le ministère de la Santé à Gaza a appelé samedi la communauté internationale à envoyer plus d'aide médicale et à faciliter l'évacuation d'un plus grand nombre de blessés. Il demande des "mesures urgentes" pour protéger les hôpitaux de ce territoire palestinien.

En Israël, l'attaque du 7 octobre a fait environ 1.140 morts, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP réalisé à partir des dernières données officielles israéliennes.

Après avoir juré de détruire le Hamas, Israël pilonne le petit territoire et y a lancé le 27 octobre une offensive terrestre qui a coûté la vie jusqu'ici à 168 soldats, selon l'armée.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.