Reprise dimanche du trafic Eurostar, 30000 voyageurs bloqués samedi

Des passagers attendent des nouvelles des départs de l'Eurostar à la gare de St Pancras à Londres, le 30 décembre 2023 (Photo, AFP).
Des passagers attendent des nouvelles des départs de l'Eurostar à la gare de St Pancras à Londres, le 30 décembre 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 31 décembre 2023

Reprise dimanche du trafic Eurostar, 30000 voyageurs bloqués samedi

  • Eurostar a annoncé samedi soir la reprise normale dimanche de la circulation de ses trains, après que l'inondation de deux tunnels dans le sud de l'Angleterre a interrompu le trafic samedi
  • Selon un communiqué de la compagnie, filiale de la compagnie française SNCF, 41 trains ont été annulés au total

LONDRES: Eurostar a annoncé samedi soir la reprise normale dimanche de la circulation de ses trains, après que l'inondation de deux tunnels dans le sud de l'Angleterre a interrompu le trafic samedi, bloquant environ 30.000 passagers à la veille du Nouvel an.

"Nous pouvons confirmer que nous tiendrons les horaires prévus demain. Nos gares seront bondées en raison de l'interruption de trafic aujourd'hui", a indiqué la compagnie sur X (anciennement Twitter).

Dans l'après-midi, Eurostar avait annoncé sur son site internet: "En raison de l'inondation d'un tunnel sur la ligne à grande vitesse près de Londres, nous devons annuler tous nos trains sur notre ligne de/vers Londres le samedi 30 décembre".

Selon un communiqué de la compagnie, filiale de la compagnie française SNCF, 41 trains ont été annulés au total. Cela représente environ 30.000 passagers, qui se sont retrouvé bloqués à Londres, Paris, Bruxelles ou Amsterdam.

Ces annulations interviennent lors de l'un des week-ends les plus chargés de l'année.

Les inondations dans le tunnel entre la gare de Saint Pancras international, la gare de départ et d'arrivée des Eurostar dans la capitale britannique, et celle d'Ebbsfleet, dans le sud-est de l'Angleterre, "ne se sont pas améliorées et les services ferroviaires ne peuvent pas fonctionner", expliquait Eurostar.

La compagnie s'est dit "extrêmement désolée". Les clients sont appelés à aller sur le site internet pour "connaître les indemnités auxquelles ils peuvent prétendre".

Eurostar avait dans un premier temps annoncé la suppression des trains jusqu'à 16H00 GMT.

L'opérateur ferroviaire britannique South Eastern Railway avait indiqué samedi matin que les perturbations pourraient durer "jusqu'à la fin de la journée", ce qui n'avait pas été confirmé par Eurostar.

"Des inondations se sont produites dans les deux tunnels ferroviaires près d'Ebbsfleet International, ce qui signifie que les deux tunnels sont fermés", explique cette compagnie ferroviaire.

Bus, ferry

A Saint Pancras, en milieu de journée, des milliers de passagers attendaient dans le calme, leur téléphone à la main, dans l'espoir d'arriver à réserver un vol, un ferry ou un hôtel à Londres.

Geeske de Jong, une spécialiste en communication, devait prendre un train, avec son mari et leurs trois enfants, à 11H05 pour Amsterdam, mais celui-ci a été annulé. "Nous cherchons un ferry car tous les avions sont complets", a -t-elle expliqué à l'AFP.

"Nous avons une fête chez nous demain soir, mais nous ne savons pas si nous y serons!", a dit cette femme de 40 ans en souriant. "Au moins, nous avons eu de bonnes vacances à Londres!"

"Le voyage était sympa jusqu'à aujourd'hui", a plaisanté Isabella Sloan, une Australienne de 17 ans, qui fait un tour d'Europe avec ses parents et ses deux soeurs.

Après quelques jours à Londres, la famille devait aller à Paris, mais leur train a été annulé. "On essaie de trouver une solution pour atteindre Paris. Peut-être le bus", a-t-elle expliqué.

"Nous avons des billets réservés pour le château de Versailles lundi! Qui sait si on y arrivera!", a ajouté Isabella Sloan.

Le couple venu de New York, Nicole et Christopher Carrera, âgés de 29 et 31 ans, voulaient eux passer le dernier jour de l'année 2023 à Disneyland à Paris. "Nos plans sont tombés à l'eau", a déploré Nicole.

Ils ont cependant un nouveau billet pour dimanche et espèrent donc pouvoir marcher dans les rues de Paris en fin de journée. Mais Eurostar n'a pas indiqué si les trains circuleraient dimanche.

L'opérateur ferroviaire Network Rail "continue de tenir Eurostar au courant de l'évolution de la situation avant demain", a indiqué Eurostar.

Le 21 décembre, en pleine période de départ en vacances, les passagers d'Eurostar ont déjà été confrontés à de nombreuses annulations de trains en raison d'une grève surprise qui a paralysé le tunnel sous la Manche.

Un total de 30 trains a été annulé ce jour-là, laissant des milliers de voyageurs sans solution.

La circulation des Eurostar avait finalement repris le 22 décembre.


Witkoff et Kushner au Pakistan dans l’incertitude autour de pourparlers avec l’Iran

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  • Des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran pourraient reprendre à Islamabad via des médiateurs pakistanais, malgré des désaccords sur la tenue de discussions directes
  • Sur le terrain, la situation reste fragile : trêve précaire au Liban, violences persistantes et blocage stratégique du détroit d’Ormuz qui continue d’impacter l’économie mondiale

ISLAMABAD: Une possible reprise des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre se profile samedi, avec l'envoi de négociateurs des deux camps à Islamabad, sans garantie de discussions directes, deux semaines après l'échec d'une précédente tentative.

Parallèlement, la trêve au Liban, autre théâtre du conflit, semble toujours aussi précaire.

Déclenchée par une attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Islamabad, la capitale du Pakistan, attend depuis des jours une reprise des pourparlers américano-iraniens, entamés il y a deux semaines et interrompus au bout d'une quinzaine d'heures, même si le cessez-le feu a été unilatéralement prolongé sine die depuis par les Etats-Unis.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé vendredi soir à Islamabad, pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais.

Mais "aucune rencontre n'est prévue entre l'Iran et les Etats-Unis", a affirmé sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, précisant que les positions de son pays seraient transmises à la partie américaine vie les médiateurs pakistanais.

Les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se rendront samedi au Pakistan en vue de pourparlers "avec des représentants de la délégation iranienne", a pourtant déclaré auparavant la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assurant que cette rencontre était une demande de Téhéran.

Le vice-président JD Vance, qui conduisait la délégation américaine il y a deux semaines, ne devrait pas cette fois être du voyage mais pourrait les rejoindre ultérieurement en cas de progrès, a précisé Mme Leavitt.

Après le Pakistan, M. Araghchi doit poursuivre une tournée régionale qui le mènera à Oman et en Russie.

- "Vitale pour le monde" -

Pendant ce temps, le trafic maritime reste à l'arrêt dans le détroit d'Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et qui est désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Les marchés mondiaux ont accueilli avec un enthousiasme très mesuré la perspective de nouvelles négociations entre Washington et Téhéran. Le baril de WTI américain a reculé de 1,51% à 94,40 dollars et le Brent, référence internationale, a modéré sa hausse, clôturant à 105,33 dollars (+0,25%).

Sur le front libanais, le cessez-le-feu, dont une prolongation de trois semaines a été annoncée jeudi soir par Donald Trump après des discussions entre représentants israéliens et libanais à Washington, est déjà mis à rude épreuve.

Le ministère libanais de la Santé a fait état de six tués et deux blessés vendredi par des frappes israéliennes dans le sud du pays.

L'armée israélienne a affirmé que ses soldats avaient tué six membres du Hezbollah lors d'une escarmouche, après avoir déclaré que le mouvement chiite pro-iranien avait abattu l'un de ses drones.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé le Hezbollah de tenter de "saboter" le "processus pour parvenir à une paix historique entre Israël et le Liban".

Le mouvement chiite, qui a entraîné le Liban dans la guerre en rouvrant les hostilités avec Israël le 2 mars, a pour sa part appelé l'Etat libanais à "se retirer des négociations directes avec Israël" et estimé que la prolongation de la trêve n'avait "pas de sens" au vu des "actes d'hostilité" persistants d'Israël.

- "Nous rentrons chez nous" -

L'armée israélienne a par ailleurs émis vendredi un appel à évacuer un village du sud du Liban, le premier de ce type depuis l'annonce de la prolongation du cessez-le-feu. L'agence de presse officielle libanaise ANI a ensuite fait état d'une frappe israélienne sur Deir Aames.

Une négociation directe avec Israël "signifierait une reconnaissance de l'ennemi", explique à l'AFP Ahmad Choumari, 74 ans, qui après avoir hésité, a décidé de quitter la ville de Saïda où il s'était mis à l'abri et de regagner son village, à la faveur de la prolongation de la trêve.

"Nous rentrons chez nous", dit-il, entouré de sacs et de matelas, exprimant l'espoir "que le cessez-le-feu deviendra permanent".

Par ailleurs, la Finul, la force de l'ONU, a annoncé vendredi la mort d'un de ses Casques bleus indonésien blessé le 29 mars dans le sud.


L'OMS salue les résultats de sa campagne de «grand rattrapage» de vaccination des enfants

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
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  • La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite
  • Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite.

Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants.

Cette initiative a pris fin le 31 mars.

Les données finales sont encore en cours de compilation, mais "l'initiative mondiale semble être en bonne voie pour atteindre son objectif qui est de toucher au moins 21 millions d'enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés", ont indiqué les trois organisations dans un communiqué.

De 2023 à 2025, ce programme a permis de vacciner environ 18,3 millions d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans 36 pays, grâce à plus de 100 millions de doses de vaccins essentiels.

Parmi ces enfants, environ 12,3 millions n'avaient jamais été vaccinés et 15 millions n'étaient pas vaccinés contre la rougeole.

Le programme a permis d'administrer 23 millions de doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) à des enfants insuffisamment ou non vaccinés.

"En protégeant les enfants qui n'ont pas pu se faire vacciner en raison des perturbations des services de santé causées par le Covid-19, le programme Grand Rattrapage a contribué à inverser l'une des principales conséquences négatives de la pandémie", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

Ce "plus vaste effort international jamais entrepris pour vacciner les enfants non vaccinés avec des vaccins essentiels, montre ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les gouvernements, les partenaires et les communautés unissent leurs efforts pour protéger les plus vulnérables", a indiqué pour sa part la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar, également citée dans le communiqué.

Lors d'un point de presse, le directeur du département Vaccination à l'Unicef, Ephrem Lemango, a appelé à poursuivre les efforts de vaccination de routine, au-delà de l'initiative.

"Le principal enjeu est de mettre en place des systèmes de vaccination capables d'atteindre et de protéger chaque enfant à temps, avant qu'il n'atteigne l'âge limite pour la vaccination. Actuellement, chaque année, 14,3 millions d'enfants ne reçoivent aucun vaccin dans le cadre des programmes de vaccination de routine", a-t-il relevé.

Kate O'Brien, directrice du département vaccins de l'OMS, a elle appelé à lutter contre le scepticisme vis-à-vis de la vaccination, indiquant être très préoccupée par "la politisation croissante des vaccins et de la santé".


Trump dit ne pas vouloir utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran

Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
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  • "Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire"
  • "Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide?"

WASHINGTON: Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

"Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire", a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé s'il envisageait de recourir à la bombe atomique.

"Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide? Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?" a-t-il déclaré.