A l'hôpital, des assiettes appétissantes pour aider le malade à guérir

L'hôpital Saint-Louis à Paris (AP-HP) a été le premier à lancer ce programme en 2018, à l'initiative de l'association "Princesse Margot" qui accompagne les jeunes patients atteints d'un cancer. (AFP)
L'hôpital Saint-Louis à Paris (AP-HP) a été le premier à lancer ce programme en 2018, à l'initiative de l'association "Princesse Margot" qui accompagne les jeunes patients atteints d'un cancer. (AFP)
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Publié le Jeudi 04 janvier 2024

A l'hôpital, des assiettes appétissantes pour aider le malade à guérir

  • L'objectif du programme culinaire «Repas toqué» est de proposer deux fois par mois des plats cuisinés par un chef étoilé à une quarantaine d'enfants et d'adolescents malades du cancer, pour stimuler leur appétit
  • «La chimiothérapie induit une sensibilité aux odeurs, modifie le goût. Les enfants, surtout les adolescents, disent souvent avoir l'impression de manger du carton»

PARIS: Quand on séjourne à l'hôpital, c'est pour se soigner, pas pour déguster de bons petits plats. Mais les repas - pas toujours appétissants- ont pourtant un rôle à jouer dans la guérison, et les initiatives se multiplient pour proposer des assiettes qui donnent envie.

"La capacité du corps à supporter un traitement dépend beaucoup de la masse musculaire, et donc de l'état nutritionnel", explique le Dr Bruno Raynard, chef du service nutrition de l'Institut Gustave Roussy, l'un des principaux établissements français de cancérologie.

Gustave Roussy a par exemple inauguré en décembre le programme culinaire "Repas toqué". Objectif : proposer deux fois par mois des plats cuisinés par un chef étoilé à une quarantaine d'enfants et d'adolescents malades du cancer, pour stimuler leur appétit.

"On a d'abord séjourné dans un hôpital où ils ont servi de la langue de boeuf aux enfants. Ce n'est pas possible!", témoigne Élisabeth, mère d'une fille de 13 ans sous chimiothérapie à Gustave Roussy, qui salue l'initiative.

"La chimiothérapie induit une sensibilité aux odeurs, modifie le goût. Les enfants, surtout les adolescents, disent souvent avoir l'impression de manger du carton", détaille le Dr Christelle Dufour, cheffe du département de cancérologie de l'enfant et de l'adolescent à Gustave Roussy.

Ces "Repas toqués" vont "améliorer tous les sens", assure-t-elle. "D'abord la vue, grâce une jolie assiette. Ensuite l'odorat, via une odeur différente des plateaux habituels, et puis bien sûr le goût".

L'hôpital Saint-Louis à Paris (AP-HP) a été le premier à lancer ce programme en 2018, à l'initiative de l'association "Princesse Margot" qui accompagne les jeunes patients atteints d'un cancer.

Important pour le moral

Les repas à l'hôpital sont un sujet qui "revient régulièrement chez les patients et leurs familles", qui jugent peu appétissants les plateaux servis, déclare la présidente de cette association, Muriel Hattab. Or "bien manger, c'est important aussi pour le moral: ça peut améliorer l'humeur et permettre un état combatif face à la maladie".

Selon des enquêtes nationales de satisfaction organisées par la Haute Autorité de Santé (HAS), quelque 58% des patients à l'hôpital sont satisfaits de leur plateau repas.

Le député LREM du Val-de-Marne Frédéric Descrozaille a expérimenté un projet nommé "Repas à l'Hôpital" de 2018 à 2021, avec le soutien du ministère de la Santé, dans trois établissements: l'AP-HP Paris Centre, le centre hospitalier de Paray-Le-Monial (Saône-et-Loire) et celui de Douai (Nord).

Le but était d'améliorer la satisfaction des patients vis-à-vis des plateaux repas, et de respecter les recommandations de la loi EGalim, qui demande d'intégrer dans la restauration collective 50% d'achats de produits de qualité et durables, dont au minimum 20% de produits bio.

"Le repas est partie intégrante de l'offre de soin. C'est pourquoi la signature du projet est +Mangez mieux, guérissez plus vite+", explique le député. "Je voulais prouver que sans une ligne de budget en plus, sans un article de loi supplémentaire, EGalim pouvait être appliquée à l’hôpital simplement par le renouvellement de l'offre alimentaire".

Au terme de l'expérimentation, "la satisfaction des patients a augmenté de 30% et le gaspillage alimentaire réduit aussi jusqu'à 30%, soit un gain moyen de 27 centimes par plateau", précise à l'AFP Marie-Cécile Rollin, directrice de Restau'Co, le réseau interprofessionnel de la restauration collective, qui a mené le projet.

Ses promoteurs attendent maintenant que le ministère de la Santé étende l'expérimentation à d'autres établissements.

Les hôpitaux français consacrent 1 à 2% de leur budget à l'alimentation, selon le Conseil national de l'alimentation, une instance consultative indépendante placée auprès des ministres chargés de l'Agriculture, la Santé, l'Environnement ou encore la Consommation.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.