Journée de deuil en Iran après un attentat qui a fait 84 morts

 L'Iran observe une journée deuil national jeudi au lendemain de l'attentat qui a fait au moins 84 morts près de la tombe du général Qassem Soleimani. (AFP)
 L'Iran observe une journée deuil national jeudi au lendemain de l'attentat qui a fait au moins 84 morts près de la tombe du général Qassem Soleimani. (AFP)
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Publié le Jeudi 04 janvier 2024

Journée de deuil en Iran après un attentat qui a fait 84 morts

  • L'Iran a décrété jeudi «journée de deuil national» après cette attaque, la plus meurtrière dans le pays depuis 1978, quand un incendie criminel avait fait au moins 377 morts dans un cinéma d'Abadan
  • Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a promis une «réponse sévère» à l'attentat, un acte «odieux et lâche» pour le président Ebrahim Raïssi

TEHERAN: L'Iran observe une journée deuil national jeudi au lendemain de l'attentat qui a fait au moins 84 morts près de la tombe du général Qassem Soleimani, ex-architecte des opérations militaires iraniennes au Moyen-Orient dont le pays commémorait le quatrième anniversaire de la mort.

Cette attaque est survenue dans un contexte régional très tendu depuis le début du conflit en octobre entre Israël et le Hamas, et au lendemain de l'élimination d'un haut responsable du mouvement islamiste palestinien dans une frappe près de Beyrouth, attribuée à Israël.

En Iran, des responsables ont aussitôt pointé du doigt Israël et les Etats-Unis après la double explosion qui s'est produite mercredi à Kerman (sud), près de la mosquée Saheb al-Zaman, où se trouve la tombe du général Soleimani tué en janvier 2020 dans une attaque de drone américaine en Irak.

Une foule compacte de représentants du régime iranien et d'anonymes assistait à la cérémonie commémorative.

Un conseiller politique du président iranien, Mohammad Jamshidi, a affirmé que les "régimes américain et sioniste" étaient derrière l'attentat qui n'a pas été revendiqué jusqu'ici.

Aux Etats-Unis, le département d'Etat a jugé "absurde" toute suggestion d'une implication des Etats-Unis ou d'Israël dans cet attentat qui "ressemble à une attaque terroriste, le genre de chose que l'EI (Etat islamique) a fait par le passé", selon un haut responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat.

Le bilan des victimes a été à nouveau revu à la baisse jeudi. Après 103 morts annoncés par l'agence de presse officielle Irna puis 95 par le ministre de la Santé, Bahram Eynollahi, le chef des services d'urgence du pays, Jafar Miadfar, a fait état de 84 morts et 284 blessés.

L'Iran a décrété jeudi "journée de deuil national" après cette attaque, la plus meurtrière dans le pays depuis 1978, quand un incendie criminel avait fait au moins 377 morts dans un cinéma d'Abadan, selon les archives de l'AFP.

«Réponse sévère»

Ennemi juré de l'Iran, Israël n'a pas commenté l'attentat. "Nous sommes concentrés sur les combats avec le Hamas" dans le territoire palestinien de la bande de Gaza, a indiqué le porte-parole de l'armée israélienne, Daniel Hagari.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a promis une "réponse sévère" à l'attentat, un acte "odieux et lâche" pour le président Ebrahim Raïssi qui a annulé un déplacement prévu jeudi en Turquie, selon un média d'Etat.

Une première explosion s'était produite à 700 mètres de la tombe du général Soleimani, la seconde un kilomètre plus loin, selon des sources iraniennes.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, soutenu par Téhéran, a lui fustigé un "acte terroriste (...) qui cherche à déstabiliser la sécurité de la République islamique au service de l'agenda de l'entité sioniste (Israël)".

La Syrie, a exprimé "son entière solidarité face aux attaques terroristes et aux complots honteux" qui visent, selon elle, son allié iranien.

De son côté, le président russe, Vladimir Poutine, a dénoncé un attentat "choquant par sa cruauté et son cynisme".

Le secrétaire général de l'ONU, l'Union européenne, la France, l'Allemagne, la Jordanie, et l'Arabie saoudite ont eux aussi condamné l'attaque.

Qassem Soleimani était un homme clé du régime iranien et l'une des personnalités les plus populaires du pays.

Longtemps considéré comme un ennemi juré de Washington et ses alliés, Qassem Soleimani dirigeait la Force Qods, la branche des opérations extérieures du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran, supervisant les opérations militaires dans l'ensemble du Moyen-Orient.

Déclaré "martyr vivant" par l'ayatollah Ali Khamenei, alors qu'il était encore en vie, Qassem Soleimani était célébré pour son rôle dans la défaite du groupe djihadiste Etat islamique en Irak et en Syrie.


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.