Grand froid en Europe du Nord: des automobilistes bloqués à cause de la neige

Un homme traverse une rue après une chute de neige le 4 janvier 2024 à Sundbyberg, près de Stockholm. Des températures froides allant jusqu'à -44,6°C ont été mesurées aujourd'hui près de la frontière finlandaise à la station météorologique de Karesuando, située en Laponie suédoise. (Photo  Jonathan Nackstrand AFP)
Un homme traverse une rue après une chute de neige le 4 janvier 2024 à Sundbyberg, près de Stockholm. Des températures froides allant jusqu'à -44,6°C ont été mesurées aujourd'hui près de la frontière finlandaise à la station météorologique de Karesuando, située en Laponie suédoise. (Photo Jonathan Nackstrand AFP)
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Publié le Samedi 06 janvier 2024

Grand froid en Europe du Nord: des automobilistes bloqués à cause de la neige

  • En Suède, du personnel de l'armée a été dépêché sur place pour assister les services de secours dans leurs efforts pour libérer les automobilistes
  • En Finlande, un nouveau record de froid a été battu à Enontekiö (nord-ouest) où le thermomètre affichait -42,1°

STOCKHOLM, Suède : Quelques centaines de voitures étaient bloquées jeudi matin en Suède et au Danemark, à cause des fortes chutes de neige liées à la vague de froid sur la région, ont indiqué les autorités locales, tandis que de nombreux trains sont annulés en Norvège.

En Suède, du personnel de l'armée a été dépêché sur place pour assister les services de secours dans leurs efforts pour libérer les automobilistes coincés entre Hörby et Kristianstad dans le comté de Scanie (sud).

Vers 10H30 locales, toutes les personnes ont été évacuées de la route, hormis les chauffeurs de camion, ont annoncé les services de secours sur place.

«Une centaine de personnes se trouvent au point de rassemblement ouvert par la municipalité de Hörby», où la température a atteignait -5 degrés Celsius vers 05H00 du matin, a précisé la police de la région sud sur son site.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des vivres ont été fournis à ces personnes et quelques cas «de maladie ont été traités», a-t-elle ajouté.

La veille, près de 1.000 véhicules avaient été piégés par la neige sur cette route, qui doit rester fermée à la circulation jusqu'à vendredi matin, a déclaré l'administration suédoise des transports.

La police a appelé les habitants à ne pas prendre le volant dans la région et aussi dans certaines zones du Danemark voisin.

La circulation automobile y est déconseillée autour de la ville de Aarhus, deuxième ville du pays (est) où des bouchons monstres ont atteint 30 kilomètres.

«Les routes posent de gros problèmes (...) de nombreux automobilistes sont bloqués dans des files d'attente depuis plusieurs heures», a informé la police danoise sur X.  «Alors, réfléchissez-y à deux fois et restez chez vous».Au Danemark, il est tombé jusqu'à un demi mètre de neige, du jamais vu depuis 2011, d'après l'institut météorologique DMI.

En Norvège, sur les terres lapones de l'extrême nord, à Kautokeino, le thermomètre est tombé à -41,6°C pendant la nuit.

Les écoles restaient fermées dans plusieurs municipalités du sud du pays à cause des difficultés à se déplacer après d'importantes chutes de neige ces derniers jours, et certaines devraient encore l'être vendredi.

Les automobilistes de la région ont été invités par la police à ne pas prendre le volant et tous les trains entre Oslo et Kristiansand (sud) ont aussi été annulés. Dans la capitale norvégienne, la température devrait tomber à -25°C samedi.

En Finlande, un nouveau record de froid a été battu à Enontekiö (nord-ouest) où le thermomètre affichait -42,1°C.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.