Six personnes, dont deux journalistes et un avocat, jugées à Paris pour financement du jihadisme

Les trois autres prévenus sont les mères de jihadistes français et le mari de l'une d'elles, poursuivis pour avoir envoyé plusieurs milliers d'euros à leurs enfants  (Photo, AFP).
Les trois autres prévenus sont les mères de jihadistes français et le mari de l'une d'elles, poursuivis pour avoir envoyé plusieurs milliers d'euros à leurs enfants (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 15 janvier 2024

Six personnes, dont deux journalistes et un avocat, jugées à Paris pour financement du jihadisme

  • Pour la justice, l'argent ainsi transféré ne pouvait qu'alimenter les circuits financiers de l'organisation jihadiste
  • L'argent, que l'avocat a en partie transporté lui-même jusqu'à Francfort pour le remettre à un intermédiaire, devait servir à corrompre un officier

PARIS: Six personnes, dont un avocat et deux journalistes spécialistes du Moyen-Orient, sont jugées à partir de mardi à Paris pour financement du terrorisme: elles sont soupçonnées d'avoir envoyé de l'argent à des jihadistes, selon elles pour les aider à quitter le "califat" du groupe Etat islamique (EI) et se rendre à la justice.

Les enquêteurs reprochent aux deux journalistes, Edith B. et Céline M., - qui ont publié ensemble un livre-enquête sur les Françaises ayant rejoint l'EI - d'avoir transféré des fonds pour payer un passeur, et ainsi faire sortir plusieurs de ces femmes de Syrie.

Pour la justice, l'argent ainsi transféré ne pouvait qu'alimenter les circuits financiers de l'organisation jihadiste.

Les deux journalistes "réfutent avec force ces accusations", a indiqué à l'AFP leur avocate, Me Marie Dosé.

Selon elles, il était clair que l'une des femmes qu'elles ont voulu aider était "déterminée à fuir Daech" et voulait "se rendre aux autorités françaises", lesquelles étaient d'ailleurs "parfaitement informées de cette situation".

Accusations contestées 

Elles ont par ailleurs voulu aider une autre jihadiste qui était "en train de mourir de faim" avec ses enfants, et une troisième qui avec ses quatre enfants vivait "recluse dans un tunnel, sans eau ni nourriture". Cette dernière, Mélina Boughedir, a ensuite été condamnée à la prison à perpétuité en Irak pour avoir rejoint l'EI.

De son côté, l'ancien avocat Bruno V., qui à l'époque des faits défendait plusieurs jihadistes français, est poursuivi pour avoir "collecté" 37.000 euros en 2017 en faveur de Mme Boughedir et de son mari Maximilien Thibaut, également combattant de l'EI.

L'argent, que l'avocat a en partie transporté lui-même jusqu'à Francfort pour le remettre à un intermédiaire, devait servir à corrompre un officier de l'armée irakienne afin que celui-ci fasse "exfiltrer" Maximilien Thibaut. L'opération a toutefois échoué: le jihadiste a été tué à Mossoul lors du siège de la ville.

Devant les enquêteurs, Bruno V. a contesté toute intention de financer l'organisation jihadiste: pour lui, il s'agissait uniquement de permettre la "reddition" de Maximilien Thibaut aux autorités irakiennes.

Les trois autres prévenus sont les mères de jihadistes français et le mari de l'une d'elles, poursuivis pour avoir envoyé plusieurs milliers d'euros à leurs enfants. L'une de ces mères, Valérie B., qui était par ailleurs en contact avec les deux journalistes, "était vouée corps et âme" à "rapatrier les enfants et sa fille de l'enfer syrien", fait valoir son avocat, Me Marc Bailly, auprès de l'AFP.

La prévenue "conteste vivement le financement d'une quelconque entité terroriste", d'autant qu'elle n'a "jamais que contribué aux besoins essentiels de sa fille", probablement morte sous les bombes en Syrie en 2019.


La France convoque le chargé d’affaires iranien après une « action d’intimidation » contre son personnel diplomatique

La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet. (AFP)
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  • Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée»
  • La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne »

PARIS: La France a convoqué, mardi, le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran à Paris à la suite de ce que le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères qualifie d’« action d’intimidation extrêmement grave » visant deux agents de l’ambassade de France en Iran le 19 juillet.

Selon un communiqué du Quai d’Orsay, cette convocation est intervenue à la demande du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Le diplomate iranien a été reçu par le secrétaire général du ministère, qui lui a fait part de « la condamnation la plus ferme » de Paris à l’égard de cette agression, décrite comme « préméditée et délibérée».

La diplomatie française estime que cet incident constitue « une violation flagrante du droit international et des conventions de Vienne », qui garantissent la protection du personnel diplomatique et encadrent les relations entre les États.

Le Quai d’Orsay a également averti que cet « incident gravissime et inadmissible » ne resterait « pas sans conséquence », rappelant que le ministre Jean-Noël Barrot avait déjà évoqué cette affaire avec son homologue iranien la veille.

La France demande aux autorités iraniennes d’établir les circonstances de cet incident, d’en identifier et sanctionner les responsables, et de garantir la sécurité de ses représentations diplomatiques ainsi que de son personnel, conformément aux obligations internationales de l’Iran.


Refus d'obtempérer à Marseille: un policier blessé, quatre interpellations

Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières. (AFP)
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  • Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
  • Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé

MARSEILLE: Un policier a été gravement blessé dans la nuit de lundi à mardi à Marseille après avoir été percuté lors d'un refus d'obtempérer par un véhicule dont les quatre occupants ont été interpellés, a-t-on appris de sources policières.

Le policier a été "violemment percuté" alors qu’il "tentait d’intercepter, à l’aide du système Diva (barrage au sol) un véhicule en fuite", a confirmé sur X le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. "Projeté sur une vingtaine de mètres", il est "sérieusement blessé" mais "ses jours ne sont plus en danger", a ajouté le ministre, qui dénonce "un acte criminel très grave".

Les quatre occupants du véhicule, - le chauffeur et trois passagers - ont été interpellés et placés en garde à vue, a-t-il précisé.

Selon deux sources policières, le véhicule était volé, et le conducteur n'avait pas de permis de conduire.

Selon un rapport du service statistique du ministère de l'Intérieur (SSMSI), les refus de contrôle routier ont nettement augmenté en 2025, une hausse de 9% par rapport à l'année précédente alimentée notamment par les refus d'obtempérer qui constituent la majeure partie des délits (28.100 refus d'obtempérer pour 2025).


La France décerne à l’ambassadeur saoudien Fahad Al-Ruwaily la Légion d’honneur

La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises. (Photo X @Arabiesaoudite en France)
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  • Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante
  • Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun

PARIS:  La République française a décerné à Son Excellence Fahad Al-Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France et en Principauté de Monaco, les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur, l’une des plus hautes distinctions françaises.

Cette distinction récompense les efforts déployés par l’ambassadeur Al-Ruwaily pour renforcer les relations d’amitié et approfondir la coopération entre la France et l’Arabie saoudite dans divers domaines d’intérêt commun.

Cette reconnaissance intervient alors que les deux pays poursuivent le développement de leur partenariat stratégique, marqué par un dialogue politique soutenu et une coopération croissante dans les secteurs économique, culturel et diplomatique.